L'avocat d'Henri Bedimo allume l'OM et Eyraud

Encore opposé à l'Olympique de Marseille mais cette fois devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, Henri Bedimo se défend comme il peut. Son avocat, Carlo Alberto Brusa, a donné une interview où il égratigne assez largement le club phocéen qui a donc attaqué son ex-défenseur pour faute grave.

Jacques-Henri Eyraud, l'ex-président de l'Olympique de Marseille
Jacques-Henri Eyraud, l'ex-président de l'Olympique de Marseille ©Maxppp
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À un an de la fin de son contrat en 2018, Henri Bedimo, l'international camerounais, avait eu la mauvaise surprise de voir son club de l'époque, l'Olympique de Marseille, le licencier pour faute grave. En effet, il lui était reproché l'ouverture d'une fondation au Cameroun avec son ancien club, Montpellier. Dans la foulée, le latéral gauche avait décidé d'attaquer l'OM pour licenciement abusif et avait perdu devant le conseil des Prud'hommes en février 2021. Mais il a fait appel.

Son avocat, Carlo Alberto Brusa, est bien connu du club phocéen puisqu'il avait été le conseil de Didier Deschamps lors de son départ en 2012. Dans un long entretien accordé à La Provence, il est loin d'avoir été tendre avec le club phocéen : « pour un footballeur, le licenciement est une humiliation. Tu le transfères, tu le prêtes, tu l'échanges, tu résilies son contrat, mais tu ne le licencies pas. Il faut utiliser tous les moyens de négociation pour arriver à une solution ; celle-ci peut échouer, c'est autre chose ».

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Après cette explication générique, il a évoqué le cas de l'OM où, selon lui, les joueurs sont dans la peur. « Aujourd'hui, les joueurs de l'OM ont la trouille d'être licenciés. McCourt et la direction n'ont pas pris la mesure de la situation, ou ne veulent pas la prendre. La poursuite d'une exploitation de l'OM par McCourt et Eyraud est quasiment finie », lâche-t-il sans détour en avouant aussi être très confiant dans le dossier d'Henri Bedimo.

Ensuite, c'est Jacques-Henri Eyraud qui a pris : « ils ne le pensent pas (que c'est quasiment fini, ndlr) car l'égocentrisme d'Eyraud, qui se considère comme un génie en tout, l'en empêche. Aujourd'hui je ne sais même pas si son chat a envie de recevoir un câlin de sa part ». Des déclarations dont se seraient probablement bien passés les dirigeants de l'Olympique de Marseille alors que le club a affronté ses propres supporters au tribunal ce mercredi.

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