Süper Lig

Marco Asensio fracasse Luis Enrique

Relancé à Fenerbahçe après une mise à l’écart incomprise au PSG, Marco Asensio revient sans détour sur son départ de Paris et sur la gestion de Luis Enrique. Entre renaissance en Turquie, envie de revanche et vérités sur sa fin de cycle parisienne, l’Espagnol se confie dans un entretien explosif accordé à Marca.

Par Valentin Feuillette
4 min.
Marco Asensio @Maxppp

Mis de côté au Paris Saint-Germain au fil des mois, Marco Asensio a fini par comprendre que son avenir ne se dessinait plus dans la capitale française. Relégué au rang d’indésirable sous Luis Enrique, l’Espagnol a accepté de tourner la page l’été dernier, saisissant l’opportunité offerte par Fenerbahçe. Le club turc a déboursé 7,5 millions d’euros pour le rapatrier et lui offrir un rôle central dans son nouveau projet. Sous contrat jusqu’en 2028, Asensio s’est rapidement acclimaté à Istanbul, où il retrouve un statut de leader technique et un environnement qui lui permet de se relancer pleinement. Ce choix s’avère payant puisque depuis son arrivée, le natif de Palma de Mallorca vit une saison particulièrement solide, s’affirmant comme l’un des joueurs majeurs de l’équipe. Dans la ferveur permanente du Sükrü Saracoglu, Asensio renaît et enchaîne les performances convaincantes avec 6 buts et 2 passes décisives en Süper Lig. Pour un joueur arrivé en quête de certitudes, le bilan illustre parfaitement la dynamique positive dans laquelle l’ancienne pépite du Real Madrid évolue.

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«C’était un défi de taille pour moi et ma carrière. Lorsque j’ai discuté avec eux au début de l’été, j’ai compris qu’il s’agissait d’un projet ambitieux ; le club n’avait plus remporté de titre depuis des années et il voulait renouer avec la victoire. L’affection que j’ai reçue du club et des supporters a également été déterminante dans ma décision. Mais surtout, c’était un défi personnel : celui de gagner à nouveau. J’ai toujours soif de victoire, j’ai l’habitude d’évoluer dans de grands clubs et je veux apporter ma mentalité de gagnant pour accomplir de grandes choses ici. j’avais déjà entendu parler de ce championnat. C’est un championnat difficile, avec de bons joueurs. Le niveau m’a beaucoup surpris. Finalement, nous sommes bien placés et nous jouons très bien. Les débuts sont toujours compliqués, avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur et de nouveaux joueurs, mais petit à petit, nous trouvons nos marques et nous jouons à un excellent niveau», explique-t-il au micro de Marca. Une dimension personnelle très forte se dégage de son récit, motivée par l’envie de se prouver à lui-même qu’il pouvait redevenir un joueur décisif dans un projet de haut niveau.

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Une fin d’aventure à cause de Luis Enrique ?

Si cette renaissance turque contraste autant avec sa fin d’aventure parisienne, c’est que celle-ci s’est achevée dans un climat pesant. Asensio revient longuement sur une situation qu’il juge incompréhensible, estimant que sa mise à l’écart a été brutale et qu’elle porte la marque de Luis Enrique : «le début de saison s’était très bien passé, puis une blessure m’a tenu éloigné des terrains pendant deux mois, mais nous avons réussi à bien terminer la saison. L’année suivante avait bien commencé, mais du jour au lendemain, je suis tombé en disgrâce auprès de l’entraîneur. Tout ce que je voulais, c’était prendre du plaisir à jouer au football, alors j’ai cherché une solution. Honnêtement, à ma connaissance, il ne s’est rien passé. Peut-être que lui pourra répondre à cette question. Je connais très bien Luis Enrique ; nous avons été ensemble à la Coupe du Monde, j’ai passé un an et demi avec lui au PSG… Et puis, je ne veux pas le prendre personnellement, car c’est déjà arrivé avec d’autres joueurs, des membres de son staff… C’est le genre de personne à agir ainsi, et je n’en dirai pas plus. Pour ma part, je ne lui en tiens pas rigueur. Ce sont des choses qui peuvent arriver dans le monde du football professionnel, et c’est tout».

Un épisode qui a donc été déterminant dans sa volonté de quitter Paris pour retrouver du plaisir et du temps de jeu. Malgré cette sortie mouvementée, Asensio n’occulte pas les aspects positifs de son passage dans la capitale. Il reconnaît avoir vécu des moments forts au PSG, marqué par des prestations abouties et un niveau d’exigence quotidien qui l’a poussé à progresser : «au PSG, j’ai aussi connu de bons moments, en jouant à un haut niveau, mais ce que je recherchais ici, c’était la régularité, car c’est ce qui permet d’atteindre son meilleur niveau. Je pense l’avoir trouvée à Aston Villa la saison dernière, où j’étais également très heureux. Avec ce défi à Fenerbahçe, je souhaitais jouer tous les trois jours, maintenir un niveau élevé… C’est ce qui me rend heureux : jouer au football, m’entraîner tous les jours, disputer des matchs… C’est sur le terrain que je prends le plus de plaisir». À Istanbul, Marco Asensio semble avoir retrouvé ce rythme qui lui manquait à Paris, et c’est ce sentiment de constance et de bonheur dans le jeu qu’il veut désormais préserver.

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