Liga Portugal

L’ancien Toulousain Yanis Begraoui écrase tout au Portugal !

Auteur d’un passage mitigé à Toulouse qui l’a amené en Ligue 2 avec Pau, Yanis Begraoui a bien rebondi. Au Portugal avec Estoril, il est devenu l’un des meilleurs joueurs du championnat.

Par Aurélien Macedo
3 min.
Yanis Begraoui (Estoril) @Maxppp

De plus en plus, le championnat portugais prospecte du côté de la France. À l’image de Simon Banza qui avait explosé avec Famalicao puis Braga après son arrivée du RC Lens ou encore Samuel Essende qui a brillé à Vizela alors qu’il évoluait en deuxième division à Caen juste avant, la passerelle a parfois été une grande réussite. C’est le cas notamment pour Yanis Begraoui qui brille du côté d’Estoril. Formé du côté de l’AJ Auxerre dont il était l’un des gros espoirs, le natif d’Étampes avait rejoint Toulouse librement à l’été 2021. Champion de Ligue 2 2022 et vainqueur de la Coupe de France 2023, il n’aura finalement jamais réussi à s’installer durablement chez les Pitchounes. Retourné en Ligue 2 lors de deux prêts du côté du Pau FC, l’international U23 marocain aura d’ailleurs gagné la Coupe d’Afrique des Nations 2023 avec le Maroc en étant le meilleur buteur de la compétition (3 buts). Le retour en Ligue 2 lui aura fait du bien et le polyvalent attaquant capable d’évoluer en pointe ou sur les ailes fera le choix d’aller au Portugal pour poursuivre sa progression.

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Signant l’an dernier du côté d’Estoril, club basé à côté de Lisbonne, Yanis Begraoui y retrouvait certains francophones à l’image de l’ancien international français Eliaquim Mangala (FC Porto, Manchester City), du défenseur franco-tunisien Philippe Lanquetin, du Togolais Kevin Boma (ex Rodez), du Franco-Camerounais Foe Ondoa (ex Valenciennes) et de l’international algérien Rafik Guitane (ex Le Havre et Rennes). Un cadre idéal pour s’exprimer pour celui qui se fera rapidement une place dans l’équipe, moins dans les surfaces adverses. Muet lors des 16 premiers matches de la saison l’an dernier, il montera en puissance et terminera son premier exercice avec 11 buts en 34 matches. De quoi aider Estoril à obtenir un maintien tranquille et à Yanis Begraoui d’obtenir une belle cote. Disposant d’une clause libératoire de 10 millions d’euros, il avait été ciblé par le club grec du Panatinhaikos mais aussi par des clubs espagnols comme Majorque et l’Espanyol de Barcelone. Cependant, il est resté à Estoril.

Un début d’année 2026 canon

Un choix payant puisqu’il confirme tout son talent du côté du club portugais. À 24 ans, Yanis Begraoui réalise une saison pleine avec 17 buts et 2 passes décisives en 23 matches. Seuls Vangelis Pavlidis (Benfica) et Luis Suarez (Sporting CP) avec 20 réalisations font mieux que lui. Pas toujours avant-centre, car il peut aussi évoluer sur les ailes, il reste d’ailleurs sur deux mois totalement fou avec 11 buts en 8 matches dont un triplé et quatre doublés. Portant son équipe à la sixième place du championnat, le meilleur joueur du championnat en janvier est comme un poisson dans l’eau au sein du championnat portugais comme il l’a confié dans un entretien pour Top Mercato : «Estoril m’a donné ma chance et je vis mes meilleures années professionnelles. Ils ont su voir mes qualités et mon potentiel. Ils me permettent de l’exploiter pleinement et j’en bénéficie actuellement.»

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Son coach Ian Cathro est également sous le charme comme il l’a expliqué ce week-end après la victoire 3-1 contre Gil Vicente : «Begraoui est un joueur en pleine progression, il comprend de mieux en mieux le jeu et il travaille énormément pour l’équipe. Mais ces 17 buts sont le fruit de notre jeu collectif, car si nous nous étions contentés de longs ballons vers l’avant, il n’aurait peut-être pas marqué ces buts. On peut et on doit analyser le joueur individuellement, mais je n’aime pas négliger le collectif, car c’est lui qui crée ce contexte.» Mis dans de bonnes conditions par ses coéquipiers et leur rendant sur le terrain, Yanis Begraoui continuant sa montée en puissance. Suivi l’hiver dernier par le Real Betis Balompié et ciblant désormais une place en sélection marocaine, l’attaquant de 24 ans n’a pas fini de faire parler de lui.

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