Le quatuor offensif de l’Équipe de France a retenu plusieurs leçons
Face à l’Ukraine, le quatuor offensif Barcola, Mbappé, Cherki et Olise a alterné moments de doute et éclats de talent, offrant aux Bleus des bases prometteuses pour travailler avant la Coupe du Monde 2026.
Jeudi soir au Parc des Princes, l’équipe de France a dominé l’Ukraine (4-0) pour valider sa qualification pour la Coupe du Monde 2026. Une victoire nette et rassurante, mais qui n’a pas été exempte d’enseignements, notamment dans le compartiment offensif. Si les Bleus ont montré leur solidité collective et leur efficacité dans la finition, ce match a aussi servi de banc d’essai grandeur nature pour un quatuor particulièrement scruté : Barcola, Mbappé, Cherki et Olise. Entre premières périodes prudentes, moments de doute et réveil en seconde période, les Bleus ont démontré que l’efficacité offensive passe autant par la justesse individuelle que par la coordination collective.
Ce match constituait un véritable test pour le quatuor offensif tricolore. Rayan Cherki faisait son retour dans un rôle de numéro 10 derrière Kylian Mbappé, capitaine et référence offensive, tandis que Michael Olise, en quête de revanche après des prestations décevantes en octobre, devait prouver qu’il pouvait tenir son rang. Du côté des ailes, Bradley Barcola, irrégulier avec le PSG ces derniers temps, bénéficiait de l’absence d’Ousmane Dembélé pour se mettre en valeur et convaincre Deschamps de son importance dans le groupe France. Chacun des quatre attaquants avait donc une motivation supplémentaire : répondre présent sur le terrain, démontrer sa valeur et préparer le terrain pour la suite des échéances internationales.
Un bilan mitigé avant le vrai réveil !
La première période a mis en lumière les forces mais aussi les limites du quatuor. Olise a eu du mal à se montrer décisif face à une défense ukrainienne compacte et bien en place, tandis que Mbappé, peu servi, devait travailler dans le vide et se heurter à un bloc dense. Barcola, quant à lui, n’a jamais ménagé ses efforts sur le côté gauche et a souvent été le plus actif offensivement, même si sa réussite fut limitée, tandis que Cherki, mobile et disponible avec 92 ballons touchés, a tenté d’impulser le jeu mais a buté sur des Ukrainiens disciplinés. Chacun semblait bien dans son rôle individuel, mais le collectif ne fonctionnait pas encore parfaitement, illustrant qu’il y avait encore du travail à faire pour fluidifier les échanges et combiner efficacement.
«C’était une première mi-temps un peu compliquée, mais en deuxième mi-temps, on a eu le pénalty qui nous a ouvert la voie, donc ils ont dû sortir un petit peu et on a enchaîné avec pas mal de buts. Le discours à la mi-temps ? Qu’il fallait mettre plus de rythme, que leur objectif était d’endormir le match sans leur manquer de respect. Que l’on s’était un peu pris dans le piège en première mi-temps, ce qui fait qu’on a commencé à jouer un peu en dilettante. On perd des ballons un peu de manière nonchalante. Le but était de toujours garder le rythme, essayer de faire circuler un maximum le ballon pour faire bouger le bloc, avoir des espaces pour pouvoir frapper, finir nos actions. C’est ce qu’on a fait en deuxième mi-temps et mettre quatre buts en une mi-temps, c’est quand même une performance», a détaillé Kylian Mbappé. C’est dans le second acte que le quatuor s’est enfin libéré pour devenir productif.
En effet, Michael Olise a trouvé sa justesse technique pour faire trembler les filets et a été déterminant sur les phases offensives. Kylian Mbappé a ouvert le score sur penalty et inscrit un doublé opportuniste après le travail d’Ekitike. Malgré son remplacement par Akliouche, Cherki avait déjà imprimé sa dynamique et contribué au penalty transformé par le buteur du Real Madrid. Cette seconde période a permis au quatuor de montrer son potentiel collectif, de gagner en confiance et de poser les bases pour la suite. «Il y a des joueurs qui ont eu du temps de jeu, c’était important. Il y a des blessés sur ce rassemblement, trop probablement, même si cela me permet de voir d’autres joueurs. Mais ça ne permet pas de pouvoir répéter comme je l’aurais aimé. Si tout le monde est là et c’est tout le mal que je me souhaite, ce sera difficile de choisir. Mais cette oxygénation était importante par rapport à tout ce qui nous attend, même si je l’ai toujours fait», a souligné Didier Deschamps en conférence de presse. Au final, le bilan reste d’abord mitigé par un début de match timide, mais la performance finale est positive. Il y a eu à boire et à manger, mais surtout de belles fondations sur lesquelles travailler avant les prochaines échéances internationales.
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