Qui est Tiago Pinto, le nouvel homme fort du sportif à l'AS Roma ?

Les nouveaux propriétaires de l'AS Roma ont choisi leur nouveau directeur général, Tiago Pinto. Le Portugais de 36 ans, qui officiait depuis 2017 à ce poste à Benfica, démarrera son aventure avec les Giallorossi le 1er janvier. Gros plan.

Tiago Pinto, nouveau directeur général du football de l'AS Roma
Tiago Pinto, nouveau directeur général du football de l'AS Roma ©Maxppp

Une page se tourne du côté de Benfica. Après huit ans et demi de bons et loyaux services, Tiago Pinto a décidé de quitter le club de la capitale portugaise pour ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière du côté de l'AS Roma. Le Portugais de 36 ans prendra ses fonctions de directeur général du football chez les Giallorossi au 1er janvier 2021. Un choix qui enthousiasme le nouveau propriétaire du club de la Louve, Dan Friedkin, qui avait un temps pensé à Luis Campos (LOSC), Andrea Berta (Atlético de Madrid) ou Ralf Rangnick (libre) pour le poste.

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«Tiago est un talent de niveau mondial. (...) Nous sommes convaincus de son énergie notable, de ses principes et de sa capacité à développer et optimiser les profils des talents qui nous aideront à assouvir notre ambition de rendre la Roma compétitive dans les compétitions italiennes et européennes», a déclaré le patron américain, repris par le président-directeur général Guido Fienga. «Il est exceptionnel pour développer le talent d'un footballeur». Autant dire que le Lusitanien, fort de ses états de service, est très attendu dans la Ville éternelle.

Directeur général du football en charge du recrutement

À son arrivée au SLB, grand club omnisport, il s'est d'abord occupé de disciplines secondaires, comme le hockey sur patins, le volleyball, le handball ou encore le futsal (66 titres décrochés toutes spécialités confondues !), avant d'endosser le rôle de directeur général du football en 2017, aux côtés du directeur sportif et ancienne légende de la maison Rui Costa. À eux deux, ils ont non seulement réussi de superbes ventes sur le marché des transferts (João Félix pour 126 M€ à l'Atlético de Madrid, Ruben Dias pour 80 M€ environ à Manchester City ou Raul Jimenez pour 41 M€ à Wolverhampton et Ederson à Manchester City lui aussi pour plus de 40 M€), mais aussi remis la formation au cœur du projet lisboète.

Ces derniers temps, ses relations fraîches avec Jorge Jesus, revenu à Lisbonne cet été après un passage plus que réussi à Flamengo, l'ont poussé à relever le challenge romanista. Les pensionnaires de l'Olimpico se cherchaient en effet un directeur sportif depuis cet été et le départ fracassant de Gianluca Petrachi, en conflit ouvert avec la direction précédente. Le natif de Peso de Regua, diplômé d'un Master en économie et en ressources humaines de l'université de Porto, aura des prérogatives plus larges, mais sera évidemment jugé sur sa capacité à réaliser de bons mercatos avec des moyens financiers limités.

Un parcours marquant à Benfica

Il sera aidé dans sa tâche par son compatriote, le coach principal, Paulo Fonseca et son staff. De quoi débarquer dans de bonnes conditions et parfaire son adaptation à sa nouvelle réalité. Son style est lui déjà connu : orientation vers les jeunes et volonté de créer un savant mélange entre talents locaux et étrangers. Fort d'un contrat de trois ans, assorti d'un salaire annuel net proche du million d'euros hors primes selon La Gazzetta dello Sport et le Corriere dello Sport, Tiago Pinto est déjà très attendu à Trigoria, centre d'entraînement des Romains. Au Seixal, celui de Benfica, son absence risque de sérieusement se faire sentir. «Tiago facilite grandement la vie d'un entraîneur, dans la mesure où il anticipe tous les scénarios possible. Tiago a un énorme potentiel et sera l'un des grands dirigeants du football mondial», a lancé Rui Vitoria, ancien coach du SLB qui l'a côtoyé, sur les ondes de Radio Renascença au Portugal.

Son départ provoque «une révolution» à en croire Record. Avec un titre de champion de Liga NOS et deux Supercoupes du Portugal, ce dernier a laissé une empreinte très forte au sein d'une institution qu'il avait rejoint en 2012. L'effectif, qui a appris la nouvelle ce mercredi avant l'entraînement, n'a pas caché sa tristesse et sa surprise face à cette décision, expliquent les médias portugais. Il était l'un des mentors du vestiaire benfiquiste, sachant souvent trouver les bons mots pour motiver ses troupes, en collaboration avec le staff technique et laissera forcément un vide. Il aura l'occasion de décrocher un dernier titre avec les Aguias, en décembre, avec la Supercoupe face au FC Porto. Avant de définitivement tourner la page.

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