PSG, Lucas Chevalier : « les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, ça ne changera rien pour moi »
Auteur d’un match fantastique malgré un penalty concédé en seconde période, Lucas Chevalier restera l’un des principaux artisans du nouveau titre glané par le PSG, jeudi soir, face à l’OM lors du Trophée des Champions (2-2 ; 4-1 t.a.b). Contesté depuis son arrivée dans la capitale française, l’ancien portier du LOSC a d’ailleurs profité de cette sortie XXL pour remettre l’église au milieu du village.
Lucas Chevalier tient (enfin) son match référence. Recruté par le PSG l’été dernier, l’international français (1 sélection), arrivé en provenance du LOSC, a malgré tout mis du temps avant de s’acclimater à l’environnement parisien. Une atmosphère particulière où le moindre geste est scruté, où le moindre like est commenté et où la moindre erreur est fatale. Mis sous pression par Matvey Safonov ces dernières semaines, le natif de Calais a finalement profité d’un match délocalisé au Koweït pour envoyer un sacré message à ses détracteurs. Jeudi soir, sur la pelouse du Jaber Al-Ahmad International Stadium, le dernier rempart de 24 ans a tout simplement éclaboussé la rencontre de son talent.
Chevalier savoure…
Impérial sur sa ligne et auteur de plusieurs arrêts déterminants, Chevalier a d’abord préservé l’avantage au score des siens. Alors oui, il a ensuite commis l’irréparable en déstabilisant Mason Greenwood dans sa propre surface mais ce seul raté n’aura, cette fois-ci, pas entaché sa prestation globale. Mieux encore, après l’égalisation miraculeuse de Gonçalo Ramos au bout du temps additionnel (94e), il sortait le grand jeu lors de la fatidique séance de tirs au but en repoussant les deux tentatives de Matt O’Riley et Hamed Junior Traoré. «Je savais que si on allait aux penalties, j’allais en sortir parce que j’étais trop déterminé pour aider l’équipe à gagner ce trophée», soulignait d’ailleurs l’intéressé au micro de Ligue 1+.
Brillant sur la pelouse koweïtienne et logiquement élu homme du match par la rédaction FM, l’ancien portier du LOSC savourait forcément. «Je pense qu’il s’agit de mon meilleur match depuis que je suis à Paris parce que j’ai été sollicité du début à la fin, j’ai eu des arrêts importants à faire même si tout n’est pas parfait. J’ai fait beaucoup d’arrêts mais ce n’est pas que ça être gardien. Il y a quelques situations où je peux mieux faire mais je travaille pour être plus performant, j’ai beaucoup de qualités et aujourd’hui on l’a encore vu. Je le faisais déjà à Lille mais quand tu le fais à Paris, c’est plus important pour les gens».
… et met les choses au clair !
Fier de sa prestation, le droitier d’1m89 a finalement profité de son passage en zone mixte pour clôturer sa soirée avec un nouveau récital, cette fois-ci face aux journalistes. Tout sourire, serein mais bien décidé à faire passer ses messages, le Tricolore est alors revenu sur ses derniers mois chaotiques dans la Ville Lumière. «Je pense qu’il y a eu un changement d’atmosphère, de dimension et je pense que j’ai eu beaucoup de leçons avec ça. Vous les journalistes êtes acteurs de ça, vous ne m’avez pas rendu la vie facile aussi, il faut le dire aussi mais ça fait partie de la vie sportive, du très haut niveau. L’exigence elle est au maximum, je sais que je fais des choses bien, des choses moins bien mais je suis droit dans mes baskets, je sais de quoi je suis capable, je sais pourquoi je suis venu au PSG et je ne lâcherai pas quoi qu’il arrive. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, ça ne changera rien pour moi».
Et d’ajouter : «je me suis senti un peu déstabilisé car je n’ai jamais été dans cette situation mais je n’ai jamais été dans une situation de vulnérabilité ou quoi que ce soit. J’ai juste encaissé les choses, c’est ce qu’il faut faire. Ça va peut-être m’arriver encore plus tard dans ma carrière où les gens vont essayer de te contester mais ça fait partie du truc, je sais qu’ici je dois être bon tous les trois jours. Si je suis bon aujourd’hui, je vais être le meilleur gardien du monde et la semaine prochaine je peux devenir l’un des plus mauvais (rires) donc je vais essayer de donner le maximum à chaque fois mais surtout ne vous inquiétez pas, je vais très bien».
Relancé sur le soutien de Luis Enrique - malgré l’intérim de Matvey Safonov dans les buts parisiens, notamment après la blessure de Chevalier face à Monaco - le numéro 30 des Rouge et Bleu concluait finalement son laïus aussi sincère que rafraîchissant par une nouvelle sortie tranchée. «Bah écoutez, c’est eux qui m’ont choisi, c’est eux qui me voulait, ils ont tout fait pour que je vienne, moi j’ai tout fait pour venir donc ça serait trop facile de dire que c’est la faute d’untel ou d’untel ou que les gens ne soient pas avec toi. Dans le club, il n’y a pas de problèmes par rapport à ça, on sait que quand tu as de la qualité et que tu en as dans le crâne, ça finit toujours par payer». Et force est de constater que Lucas Chevalier a de la qualité à bien des égards…
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