L’ombre de la relégation plane au-dessus de l’OGC Nice
Battu lourdement par le Stade Rennais (0-4) de son ancien entraîneur, Franck Haise, le club azuréen n’a gagné qu’à une seule reprise depuis l’entame de cette année 2026. La formation coachée par Claude Puel est au bord du précipice et joue plus que jamais la survie dans l’élite.
Sur la pelouse de l’Allianz Riviera, les Niçois espéraient capitaliser sur leur récente qualification en demi-finale de la Coupe de France, acquise sur le terrain de Lorient. Mais la réalité du championnat les a rapidement rattrapés. Opposé au Stade Rennais ce dimanche pour le compte de la 25e journée, désormais coaché par son ex-coach Franck Haise débarqué en début d’année, la formation de Claude Puel a subi une véritable leçon de football (0-4). Dès les premières minutes, les Bretons ont imposé leur rythme : Esteban Lepaul ouvrait le score (13e) avant que Sebastian Szymanski ne double la mise (20e). Incapable de tenir le choc, Nice voyait la domination rennaise se prolonger tout au long de la rencontre.
En seconde période, le scénario ne changeait pas : Ludovic Blas scellait la victoire (74e) avant que le jeune Nordan Mukiele ne parachève le succès rennais dans le temps additionnel (90+2e). Avec seulement une victoire en L1 en 2026 et cinq points d’avance sur la zone de barragiste, les Aiglons restent englués dans une 15e place préoccupante et voient le spectre de la relégation se rapprocher dangereusement. Les hommes de Puel n’ont par ailleurs pas remporté la moindre rencontre à domicile sur leurs sept derniers matchs à l’Allianz Rivieira et n’ont inscrit que trois petits buts sur leurs six précédentes rencontres toutes compétitions confondues. Une situation qui en exaspère plus d’un, à l’image des ultras niçois qui ont réclamé des explications auprès du capitaine Dante à l’issue de cette nouvelle débâcle.
Charles Vanhoutte : « On doit tous prendre nos responsabilités »
Melvin Bard, lui, ne cachait pas la gravité de la situation. « De toute façon, c’est clair. Je n’ai pas grand-chose à dire, ça s’est vu ce soir. On n’a rien proposé. On a tenté de temps en temps, mais ce n’est pas suffisant. Quand on joue le maintien, on doit proposer beaucoup plus. Il faut qu’on le fasse, parce que ce soir, on ne l’a pas fait du tout. Moi, le premier. Faut qu’on se remette la tête à l’endroit, vite. On sait que ça va être difficile. Si on reproduit ce genre de prestations, on ne va pas aller bien loin. Si on veut faire quelque chose cette saison, va falloir faire plus », a déclaré le latéral gauche niçois au micro de Ligue 1+.
Avant d’être relancé : « le résultat en Coupe aurait pu amener une bonne dynamique ? Je ne sais pas comment l’expliquer. Maintenant, c’est fait, il faut se remettre au travail, vite. Passez à autre chose, oubliez. Savoir ce qu’on n’a pas bien fait pour progresser, et il reste neuf matchs, c’est neuf finales, voilà. » Un sentiment de désarroi également partagé par son coéquipier, le milieu belge Charles Vanhoutte. « On n’a pas été assez tueurs dans les deux surfaces. On encaisse trop facilement des buts. Pour marquer, c’est très difficile en ce moment. Il y a des choses qu’on ne peut pas accepter. On était absents dans le pressing. Tu perds 0-2, tu attends une réaction et on n’a pas poussé. Ils ont joué trop facilement dans un fauteuil. Wahi absent ? On sait les qualités d’Elye et ce qu’il nous apporte. Mais mettre tout sur un joueur, c’est trop facile. On doit tous prendre nos responsabilités. On n’a pas l’état d’esprit de jouer le maintien. Je ne peux pas parler pour les autres joueurs, mais on ne suit pas. On doit être plus agressifs pour mettre cette intensité et d’aller chercher quelque chose. Il manquait cela aujourd’hui. »
L’entraîneur niçois Claude Puel, lui, ne cachait pas non plus sa déception après la rencontre. « On a laissé Rennes s’approcher et nous manipuler. On a pris des buts évitables. On s’est mis dans une mauvaise dynamique. On n’a pas réussi à revenir. Rennes a géré et a rajouté des buts avec confiance en déroulant. Il n’y a pas grand-chose à retenir de notre prestation. On a laissé nos adversaires nous manœuvrer. On se concentre sur le prochain match. Il faut laver les têtes. Ce n’est pas évident à gérer. Je dois être auprès du groupe. C’est un ensemble. Toute l’équipe doit corriger les choses. On a fait de bons matchs pas récompensés. Ce soir, on n’a pas été suffisants face à un adversaire en confiance. On a subi. Il faut en faire plus en inversant la tendance. Il n’y a pas d’autres solutions. » Opposé à Angers samedi prochain, avant d’aller au Parc des Princes avant la trêve, Nice va devoir batailler pour ne pas définitivement sombrer.
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