676 matches, 281 buts et 141 passes décisives en 16 saisons passées avec Everton et Manchester United. Cinq titres de Champion d’Angleterre, une Ligue des Champions, une Ligue Europa, une Coupe d’Angleterre et quatre League Cup. Le passage de Wayne Rooney sur les prés de Premier League laisse derrière lui des titres, des buts et des émotions exceptionnelles, avec comme point d’orgue plusieurs gestes de génie comme son retourné inscrit lors d’un derby contre Manchester City le 12 février 2011. Pourtant, cette page est désormais fermée. Depuis le 28 juin dernier, Wayne Rooney est un joueur de DC United, une franchise de Major League Soccer. À 32 ans, le dernier grand défi de sa carrière se présente à lui.

Engagé pour trois saisons avec les Black-and-Red, le natif de Liverpool n’a pas chômé. Dès son premier match, il s’est mis en évidence en délivrant une passe décisive à Paul Arriola lors de la victoire de son équipe face aux Vancouver Whitecaps (3-1). Des débuts probants pour un Wayne Rooney plein d’ambition. Interrogé par le Washington Post, il estime être là pour jouer et faire gagner son équipe : « je comprends que les gens peuvent être frustrés quand ils voient des joueurs arriver un peu plus tard dans leur carrière. Mais c’est pour moi le moyen de montrer avec des performances que je ne suis pas là juste pour être en vacances. Je suis ici pour travailler et j’aurai beaucoup de temps quand j’aurai fini de jouer pour m’amuser et passer des vacances. »

Une arrivée triomphale

« Si je n’avais pas cette ambition, je ne serais pas là. Je voulais venir ici et quand j’aurai fini de jouer, regarder les photos dans les vestiaires et dans le stade. Je veux faire partie de ces photos, puis quand les jeunes passeront, ils diront : "c’était un capitaine qui nous a menés au succès et nous a fait gagner des trophées" », a-t-il ajouté. Un mental de gagnant inchangé qu’il a mis en exécution lors de sa première titularisation. Endossant le brassard de capitaine, il a été auteur de son tout premier but avec DC United. Une joie suivie de douleur puisqu’il se cassait le nez quelques instants plus tard en recevant cinq points de suture.

Sur le site du club, son entraîneur Ben Olsen n’a pas manqué de vanter ses qualités : « à chaque fois, il va de mieux en mieux, nous avons beaucoup de chance de l’avoir. Il a été avec suffisamment d’équipes et autour de suffisamment de joueurs de haute qualité que se connecter avec les attaquants autour de lui n’est pas un problème. Il peut s’améliorer et, au fur et à mesure qu’il se familiarise avec les joueurs, ces connexions vont s’améliorer. » Déjà auteur de 4 buts et 6 passes décisives en 13 matches, Wayne Rooney a un apport indéniable dans les résultats de sa formation. Dernier de la Conférence Est avec 11 points en 14 matches, DC United était à la dérive. Depuis l’arrivée de l’attaquant anglais, le club de Washington est remonté au septième rang de sa conférence (après 27 journées, ndlr). Avec un Wayne Rooney au sommet de son art, DC United peut même envisager une participation aux Play-Offs.