C’est ce qu’on appelle un retour gagnant. Absent depuis le début de la saison, Marco Reus (28 ans) a fait son grand retour sous le maillot du Borussia Dortmund en février. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas manqué son come-back. Il suffit de se pencher sur ses statistiques pour s’en convaincre : 3 réalisations en 8 apparitions toutes compétitions confondues. Au cours d’un entretien accordé à Goal, l’international allemand (29 sélections, 9 réalisations) s’est évidemment frotté les mains même s’il en veut encore plus.

« Pour moi, il ne s’agit pas seulement de marquer des buts ou de fournir des passes décisives. C’est également important pour moi de progresser de match en match. Même si je suis revenu assez bien maintenant, je sais que j’ai encore beaucoup à prouver. (...) Je suis heureux de pouvoir aider l’équipe directement. Tout le reste, en-dehors des succès de l’équipe, est secondaire de toute façon », a-t-il confié, expliquant qu’il était encore loin de son meilleur niveau. « Actuellement, il m’est difficile de jouer 90 minutes. C’est tout à fait normal, parce que j’ai joué beaucoup de matches après mon retour et on doit se rendre compte que j’ai été écarté des terrains pendant huit mois. C’est pourquoi il faudra certainement encore quelques mois avant que je ne revienne à 100%. Néanmoins, je suis détendu sur ce point », a-t-il indiqué avant de continuer.

Les blessures, un mauvais souvenir

« Il y a une chose sur laquelle vous pouvez me croire : quand il y a un arrêt de sept, huit mois, vous ne voulez pas attendre plus longtemps. D’un autre côté, quand vous êtes absent si longtemps, vous devez garder à l’esprit que le corps, et dans mon cas le genou, a changé suite à l’opération. Il faut un certain temps pour retrouver votre rythme - non seulement lors des matches, mais aussi à l’entraînement. Il était aussi crucial que je n’ai pas connu de rechutes durant les phases de réhabilitation. Je fonctionnais donc avec l’idée suivante : "je me sens bien, tout va bien, allons-y" », a-t-il détaillé, racontant ensuite son calvaire après ses blessures à répétition. « Bien sûr, j’ai dû accepter de nombreux coups durs, mais je ne pouvais pas dire : "bon, je suis de nouveau blessé maintenant, je vais arrêter" », a-t-il glissé avant de poursuivre.

« Ce n’est pas comme si je n’avais plus l’envie de pratiquer ce sport que j’aime tant et qui me procure tellement de plaisir tous les jours. En ce sens, c’est vraiment facile. Vous devez vous motiver mentalement. La patience est nécessaire. Vous devez vous dire : d’accord, maintenant c’est comme ça, il faut juste faire avec. Il y a des choses bien pires dans la vie. C’est pourquoi les blessures sont des défis pour moi », a-t-il lâché, sûr de sa force mentale. « Des blessures stressantes ? Elles l’étaient par le passé, et ça m’a influencé. Mais aujourd’hui, il est encore plus facile pour moi de gérer certaines choses. Beaucoup de choses ne me pèsent pas comme elles l’ont fait par le passé. Je prends plus de plaisir en jouant au football maintenant. Avoir acquis ça est un facteur important », a-t-il lancé.

Une bonne nouvelle pour le BvB, qui l’a prolongé jusqu’en juin 2023, alors que Tottenham rêve de l’attirer dans ses filets comme l’expliquait récemment la presse anglaise. « J’ai aujourd’hui 28 ans, c’est probablement mon dernier gros contrat. J’ai donc examiné attentivement ce que je veux au cours des cinq ou six dernières années au plus haut niveau. En fin de compte, deux choses étaient importantes pour moi : montrer que je me sens attaché à ce club et que je veux encore réaliser beaucoup de choses ici. Et je voulais aussi être moi-même fixé avant la phase cruciale et cette bataille finale pour les places qualificatives pour la Ligue des Champions. Et aussi, bien sûr, la Coupe du Monde en Russie qui se profile », a-t-il conclu. Libéré, Marco Reus veut reprendre le fil de sa brillante carrière. Pour le plus grand bonheur de Dortmund et de la Mannschaft.