La joie des supporters madrilènes aura été de courte durée. Alors que le FC Barcelone se faisait battre par Leganés (2-1), le Real Madrid avait une belle occasion de virer seul en tête du classement de la Liga en cas de bon résultat sur la pelouse du Séville FC. Malheureusement pour les Merengues, les joueurs de Pablo Machin en ont décidé autrement. Sévèrement battus 3 buts à 0 par les Nervionenses, les joueurs de Julen Lopetegui ont raté le coche. Une défaite qui fait bien évidemment beaucoup parler de l’autre côté des Pyrénées vu l’ampleur du score.

Interrogé en conférence de presse, l’entraîneur madrilène n’a pas cherché à dédouaner son équipe alors que la presse locale tente d’expliquer les raisons qui ont conduit à ce naufrage collectif. « L’explication c’est que nous avons fait un mauvais match et surtout une mauvaise entame durant laquelle ils (les Sévillans) en ont profité et ont marqué deux buts. Ils ont très bien démarré la rencontre et pas nous. En deuxième période, nous avons été meilleurs, nous avons eu des occasions de but, mais il faut accepter la défaite et féliciter Séville. Nous n’avons pas été à la hauteur. »

Benzema a disparu

Une critique collective reprise en choeur par les deux journaux madrilènes AS et Marca qui n’ont pas hésité à pointer du doigt trois principaux facteurs pour expliquer ce gros couac. Le premier reproche concerne le manque d’intensité général proposé par les coéquipiers de Sergio Ramos. Le capitaine merengue est d’ailleurs désigné comme la deuxième raison de ce revers. « Sergio Ramos n’était pas là quand il fallait défendre », écrit Marca. Enfin, Karim Benzema n’a pas été épargné non plus.

Alors que l’attaquant français signait un excellent début de saison ponctué par quatre buts inscrits en cinq matches de Liga, le natif de Bron est cette fois-ci critiqué pour ses récentes prestations. AS n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. « Benzema a disparu. Il y a une chose qui est pire que rater, c’est de ne pas tenter. Benzema a joué quatre matches (3 de Liga, 1 en Ligue des Champions). À aucun moment, contre l’Athletic, l’Espanyol, la Roma ou face à Séville il n’a marqué, ni fait de passes décisives ou tiré au but. Lopetegui l’a fait jouer 90 minutes à San Mamés, mais lors des trois derniers matches, il a été le premier à être remplacé ». Benzema le sait : à Madrid les héros d’un jour peuvent rapidement devenir les cancres du lendemain.