Thibaut Courtois a connu une sale semaine. Malade, le Belge a été contraint et forcé de laisser sa place à Alphonse Areola à la pause contre le FC Bruges (2-2, 2e journée de Ligue des Champions). Et pendant les quarante-cinq premières minutes, le portier avait encaissé deux buts signés Emmanuel Dennis. Une performance qui lui avait valu les sifflets du Santiago Bernabeu. Interrogé en conférence de presse ce vendredi, Zinedine Zidane est revenu sur ce triste épisode. « Il était mal, oui. Il était dérangé. Ça peut arriver, mais un joueur peut jouer malgré ça. Mais à la pause, il n’était plus en état de jouer », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Les sifflets, qu’ils soient injustes ou pas, c’est comme ça. Il est fort mentalement. Nous savons, en interne, que la faute est collective lors de la première période contre Bruges », a-t-il lâché avant de répondre à une question sur la hiérarchie dans les cages madrilènes, Alphonse Areola ayant réussi de belles choses sur le terrain depuis son arrivée en prêt en provenance du Paris SG cet été. « Ici, au Real, il y a toujours débat. Que je dise une chose ou une autre, le débat existera toujours », a-t-il lancé avant d’ajouter.

« Personne n’est indiscutable »

« J’ai 25 joueurs, je compte sur chacun d’entre eux. Thibaut Courtois est l’un d’eux. Les gens peuvent parler, avoir leur opinion, sur ce qui s’est passé mardi. Mais les trois matches d’avant, c’était Courtois dans les buts et on n’a pas encaissé le moindre but. Qu’est-ce que je peux dire ? », a-t-il indiqué, sortant un peu de sa réserve quelques instants plus tard. « Personne n’est indiscutable, ni Courtois, ni personne, on est 25 et personne n’est indiscutable. Je dois le dire avec le sourire, c’est la vérité, même si tu veux me faire dire autre chose », a-t-il répondu, saluant les premiers pas réussis d’Areola.

« C’est un grand gardien, comme Thibaut. Il est très bon, et voilà. On a deux bons gardiens qui jouent et voilà. Il s’est intégré super vite, il est content d’être là, il a le sourire et quand tu aimes ce que tu fais, ça se passe bien », a-t-il souligné, un poil remonté contre les critiques. « Il faut être meilleur. On n’a pas le droit à l’erreur. Il faut qu’on soit bon, qu’on fasse rêver, qu’on gagne, c’est comme ça, que veux-tu que je te dise ? Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est donner le maximum. Mais le match de demain (contre Grenade), c’est le premier contre le deuxième et on veut rester premier. Même si, à vous écouter, on dirait que nous ne le sommes pas », a-t-il conclu.

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