Depuis le début de saison, c’est peu dire que l’AS Monaco tâtonne. Hier après-midi, les Monégasques recevaient dans leur antre de Louis II le Stade Rennais, qui était lui aussi mal en point(s). La première mi-temps des hommes de Leonardo Jardim était absolument catastrophique et ce n’est donc pas étonnant de les avoir vus menés à la pause (0-1). Juste avant que les deux formations ne rejoignent les vestiaires, Andrea Raggi était même exclu pour avoir mis un coup de poing à Clément Grenier.

« Les cadres ont besoin d’avoir la tête froide et de contrôler leurs émotions. On vient de vivre quatre semaines en enchaînant les matches, là, on va pouvoir analyser ce qui se passe, prendre du recul et les meilleures décisions pour revenir avec plus de qualité. Peut-être que les joueurs vont se rafraîchir les idées d’ici là », réagissait ainsi le Portugais par la suite en conférence de presse passablement énervé après l’attitude de certains de ses hommes.

« Je suis resté en sachant que ce serait difficile »

En effet, malgré l’égalisation de Falcao sur un service de la recrue Golovin, les Asémistes ont fini par s’incliner sur une réalisation d’Hatem Ben Arfa avec l’aide de Danijel Subasic. Dès lors, l’ASM, actuellement barragiste avec quatre points de retard sur Rennes, 17e, va devoir se remettre à l’endroit. Mais la question qui se pose aujourd’hui est surtout : est-ce que la position de Leonardo Jardim est tenable et est-ce qu’il pourrait quitter en milieu de saison une équipe qu’il a amenée au titre de champion en 2017 ?

« J’ai une relation très proche avec Vadim. Chaque semaine je lui fais mon rapport sur l’équipe, il sait tout ce qui se passe dans l’équipe. Ça continue à passer entre nous. Je n’ai pas une position différente des autres entraîneurs. J’ai accepté le projet depuis le début, je savais. J’aurais pu partir au bon moment, après la première place ou après la deuxième, mais je suis resté en sachant que ce serait difficile. Je suis toujours là, à bosser et à essayer de faire le meilleur », a-t-il ainsi poursuivi. Mais il va devoir faire vite... Au risque de se retrouver sans poste pendant l’hiver.