Ce dimanche soir, pour l’affiche de ce dimanche soir, le Toulouse Football Club accueille au Stadium l’Olympique de Marseille (rencontre à suivre sur notre live commenté). Mais les Pitchouns sont loin d’être la formation de ce début de saison. En effet, après de mauvais résultats, tant en termes de points que dans le jeu, Alain Casanova était démis de ses fonctions d’entraîneur. Le 14 octobre, Antoine Kombouaré, libre depuis la fin de son aventure à Dijon le 10 juin, était nommé coach du club haut-garonnais.

Depuis, ce n’est plus la même chose. Si on excepte la rencontre face à Montpellier (0-3), le TFC a donné le change contre Lyon et Rennes, perdant dans le temps additionnel (deux fois 2-3), et a battu Lille et Niort (deux fois 2-1). Mais dans le contenu, presque tout a changé. C’est ce que nous ont expliqué les différents intervenants que Foot Mercato a contactés pour essayer de mesurer les changements et le choc Antoine Kombouaré.

Les joueurs avaient peur

« C’est un adepte du 4-4-2. Il communique beaucoup avec les joueurs. Avec lui, il n’y a pas de hiérarchie établie. Il peut très bien dire à Max-Alain Gradel d’aller ramasser le matos pendant une séance », nous explique l’agent d’un joueur de l’effectif. Un autre élément nous livre une anecdote amusante : « on était un peu sur le cul lors de sa première conférence de presse. Parce que quand il nous a parlé, il savait tout de nous, il nous a expliqué ce qui n’allait pas et que nous valions bien mieux que ce que nous montrions depuis le début de la saison ».

Lors de son arrivée, son image a beaucoup joué. À l’unanimité, les joueurs que nous avons contactés nous ont expliqué un paradoxe : « on le connaissait de réputation. Honnêtement, on avait peur, on savait qu’on allait devoir se faire beaucoup de mal à l’entraînement pour devenir ses soldats, ce qu’on a envie de faire pour lui. Mais d’un côté, cela nous donnait beaucoup de courage, d’ambition et de volonté de réussir, de s’en sortir. Il est allé chercher en nous une force de caractère qui a été un peu endormie avec l’ancien coach ».

Sanogo est retrouvé

Et sur le terrain, ça donne quoi ? Le Toulouse football club de Kombouaré, comme la plupart de ses précédentes équipes, est spécial puisqu’il est très dur dans les duels. Le Téfécé essaie d’en remporter un maximum et surtout d’être présent sur les seconds ballons. « Il demande d’être dur dans les duels, de se faire respecter dans sa zone. Le coach joue beaucoup sur le mental et la confiance », nous explique l’impresario. Si sa philosophie peut se résumer à bien défendre pour gagner des rencontres, c’est avant tout offensivement que cela a changé. Depuis son arrivée, Antoine Kombouaré a fait marquer à son équipe deux buts par match, si on excepte toujours la rencontre face à Montpellier, soit huit buts.

C’est déjà plus que ce qu’avaient marqué les Toulousains avec Alain Casanova depuis le début de l’exercice en cours. Yaya Sanogo, qui n’a marqué que sous ses ordres, et Max-Alain Gradel semblent avoir aussi retrouvé des couleurs, offensivement, depuis l’arrivée de Kombouaré. Yaya Sanogo étant un joueur de surface, cela explique aussi que le TFC dispose de plus de chances dans la surface adverse. Ce sont toutes ces raisons qui font que le Téfécé est loin d’être la pauvre équipe de ce début de saison et que l’Olympique de Marseille d’André-Villas Boas devra s’en méfier, bien plus qu’il n’y paraît.