Depuis maintenant une semaine, le football français, mais aussi européen, est totalement à l’arrêt à cause de l’épidémie de coronavirus qui frappe de plein fouet le monde entier. On se demande donc déjà quand et surtout comment les compétitions vont reprendre. Ce mardi, l’Union européenne des associations de football (UEFA) a décidé de repousser l’Euro 2020 d’une année et de suspendre provisoirement et jusqu’à nouvel ordre ses compétitions, à savoir la Ligue des Champions et la Ligue Europa.

Seulement, on ne sait pas si ces compétitions, comme les championnats nationaux, vont reprendre cette saison. Comme toutes les entreprises, les clubs cherchent à estimer les coûts de ses arrêts et il parait intéressant de se pencher sur le cas des recettes de jour de match pour nos très chers clubs de première et deuxième divisions hexagonales. Histoire d’un petit peu dédramatiser mais surtout parce qu’on ne sait pas du tout comment les diffuseurs vont réagir s’ils ne peuvent pas filmer le reste de nos championnats nationaux.

Lors de l’année 2017-2018, les recettes liées au jour de match s’élevaient à 209,3 M€. La saison passée, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 ont connu une augmentation de 6% (222 M€). Admettons maintenant qu’en projections, l’augmentation se situe à nouveau pour la saison 2019-2020 à ce pourcentage, on obtiendrait un résultat de 235,3 M€. Mais cela se calculerait donc sur la totalité des rencontres.

Les recettes match day ne représentent que dix pour cent des revenus

Or, pour le moment, les clubs professionnels n’ont joué que 28 rencontres (sauf le Paris Saint-Germain, 27). Par conséquent, les recettes sont à affiner. À l’heure actuelle, sur nos projections, les clubs professionnels auraient donc gagné 173,4 M€. Toutefois, Jean-Marc Mickeler, le grand patron de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), expliquait que cela pouvait rester un peu flou puisqu’on ne connaîtrait pas la politique du club avec les abonnés du stade et que si cela était remboursé, toujours en cas d’arrêt définitif des championnats, cela ferait bien entendu chuter le résultat de gains.

Si les compétitions s’arrêtaient maintenant, les clubs pro de Ligue 1 et de Ligue 2 auraient donc une perte de près de 62 M€. Ce qui parait assez important, mais qui, en réalité, ne l’est pas vraiment. En effet, les recettes match day ne représentent que 10% des revenus du football français ! La saison 2018-19, les formations hexagonales ont un revenu qui culmine à 2,854 milliards d’euros et ont donc consolidé les revenus de l’année précédente qui s’élevaient à 2,836 milliards d’euros. Les pertes, concernant uniquement les recettes match day, ne seraient donc pas catastrophiques.