Malheureusement pour Farès Bahlouli (23 ans), l’histoire se répète chaque saison depuis qu’il a quitté l’Olympique Lyonnais en 2015. À l’époque, l’AS Monaco, qui avait déjà lancé sa politique de « trading » de jeunes espoirs, n’avait pas hésité à débourser 3,5 M€ (sous l’impulsion du directeur sportif asémiste de l’époque Luis Campos) pour attirer celui qui était considéré comme l’un des grands espoirs du club rhodanien. Devenu l’une des curiosités de la Ligue 1, le natif de Lyon est alors rapidement catalogué parmi les mystères du championnat.

Absent de la photo officielle 2018/2019

Victime d’une pubalgie quelques semaines après son arrivée sur le Rocher en 2015, Bahlouli a disputé huit rencontres de L1 (2 titularisations) et cinq avec la réserve. Un temps de jeu insuffisant qui l’a alors poussé à rejoindre le Standard de Liège en août 2016. Une expérience belge qui a tourné court, les Rouches ayant mis un terme au prêt de l’ancien international Espoir français six mois plus tard. C’est alors que Luis Campos, devenu depuis directeur sportif du LOSC, s’est rappelé au bon souvenir du joueur qu’il avait fait venir sur le Rocher.

« Lui, c’est un talent pur. C’est un numéro dix à l’ancienne. Tous ceux qui aiment le football spectaculaire l’aimeront. Après, il doit comprendre qu’il doit faire son travail pour l’équipe. Il faut qu’il devienne un joueur un peu plus « moderne ». Qu’il défende plus par exemple. Je suis convaincu qu’il peut connaître cette évolution. Il n’aura pas besoin de temps d’adaptation, mais de retrouver du rythme », avait d’ailleurs déclaré le dirigeant portugais lorsque Bahlouli a débarqué chez les Dogues durant l’hiver 2017. Dans le Nord, l’ancien Monégasque a alors alterné des passages en équipe A (3 matches de L1 en 6 mois) et en réserve (3 rencontres) lors de ses six premiers mois. Même constat la saison passée avec 11 matches joués avec les pros et 10 en réserve.

Une blessure qui a conditionné son mercato

Mais depuis le 20 mai 2017 et le 3-0 infligé au FC Nantes lors de la dernière journée de championnat, Farès Bahlouli n’a plus refoulé les terrains. Que devient-il ? L’été dernier, un départ avorté à Leeds avait été évoqué. Et puis plus rien. Dans l’environnement du LOSC, le cas Bahlouli reste un mystère. Absent de la photo officielle alors que son nom figure bien dans la liste de l’effectif professionnel lillois publiée sur le site officiel des Dogues, Bahlouli ne s’entraîne plus avec l’équipe première. Une chose est sûre : le joueur ne fait plus partie des plans de Christophe Galtier. Lié au club nordiste jusqu’en 2020, le numéro 26 n’est d’ailleurs plus apparu sur les terrains d’entraînement des A. Et pour cause, ce dernier continue d’évoluer avec la réserve. Une formation avec laquelle « il joue le jeu », nous a-t-on confié.

Comment percer ce mystère permanent ? Le joueur est conscient qu’il ne vit pas une période facile. Cependant, s’il n’a pas voulu quitter le LOSC l’été dernier, c’est parce qu’il « ne voulait pas partir pour partir », nous a-t-on confié. De plus, une blessure en début de saison survenue lors du match amical contre Dunkerque (le 7 juillet 2018) l’a contrarié. Un pépin physique qui n’a donc forcément pas été bénéfique dans cette situation déjà compliquée et qui a donc dissuadé le joueur de partir, soucieux de ne pas débarquer dans un nouvel environnement blessé. Depuis, le joueur a rechaussé les crampons , mais ne joue toujours pas. Le prochain mercato hivernal sonnera-t-il le glas de l’aventure lilloise pour Bahlouli ? L’entourage du joueur nous a en tout cas confié qu’il n’y avait « aucun souci avec le LOSC ». Sauf que cette situation ne peut plus durer.