L’AS Monaco et les Girondins de Bordeaux n’ont pas su se départager ce dimanche soir sur la pelouse de Louis II (0-0, 20e journée de L1). La rencontre démarrait pourtant tambour battant. Mariano servait Thomas Touré en retrait qui se créait la première occasion chaude de la partie mais Danijel Subasic veillait au grain (1e). Les Monégasques répondaient presque dans la foulée. Lucas Ocampos, à la réception d’un corner, mettait à l’épreuve les réflexes de Cédric Carrasso (4e). Les Rouge-et-Blanc poursuivaient sur leur lancée. João Moutinho, décalé par Bernardo Silva, envoyait une frappe puissante au-dessus (27e). Ocampos, encore lui, ratait une opportunité après une passe astucieuse de Tiemoué Bakayoko (28e).

L’Argentin, en manque de réussite, voyait ensuite Diego Contento sauver sa tête sur la ligne de but de Carrasso (35e). L’ASM pouvait accélérer car Subasic se montrait irréprochable dans ses cages sur la timide réaction de Touré (37e). Score à la pause (0-0). Les protégés de Leonardo Jardim revenaient des vestiaires avec les mêmes intentions, posant le pied sur le cuir pour faire courir les Aquitains. Silva tentait une incursion dans le coeur de la défense adverse mais son tir ne surprenait pas Carrasso (49e). Pendant que les Rouge-et-Blanc peinaient dans les dernières ou les avant-dernières passes, Jaroslav Plasil et ses partenaires misaient eux sur les contres. Sur l’un d’eux, Grégory Sertic tentait sa chance à l’entrée de la surface, mais le ballon s’envolait dans le ciel de la Principauté (62e).

L’entrée de Dimitar Berbatov redonnait un nouvel allant à l’attaque de Monaco. Le Bulgare voyait sa tête déviée in extremis par Cédric Yambéré sur un corner de Ferreira Carrasco (70e). Les Monégasques insistaient à l’entrée du dernier quart d’heure, avec de nombreux corners. Mais c’est Touré qui, en contre, était le plus proche de marquer, le poteau de Subasic repoussant sa frappe du droit (81e). Sur l’action suivante, Moutinho obligeait de la tête Carrasso à s’employer (82e). Mariano s’essayait à un centre-tir, mais Subasic était attentif (85e). On en resterait là, score final (0-0). Résultat : l’ASM, qui ne bat plus Bordeaux à Louis II depuis août 2003, reste 5e avec 33 points, Bordeaux est pour sa part toujours 6e, avec 32 unités.

L’homme du match : Nicolas Pallois (6,5) : l’un des meilleurs Bordelais ce soir. Solide dans le jeu aérien avec de très bonnes interventions sur coups de pieds arrêtés (32e, 61e, 66e). Il a su être attentif derrière (33e, 49e) et a bloqué la plupart des offensives monégasques. Très propre et solide.

Monaco :

- Subasic (6) : le Croate, fidèle à sa réputation, a veillé au grain, écœurant Thomas Touré sur toutes ses tentatives (1e, 10e, 37e, 79e). Et quand l’attaquant bordelais était tout près de trouver la faille, c’est le poteau du portier monégasque qui l’a sauvé (81e). Toujours solide et bien placé.

- Fabinho (4) : le latéral brésilien a été plutôt discret offensivement. Ses centres n’ont pas toujours été à la hauteur (52e, 54e). Il a également laissé un peu trop d’espaces dans son dos, souffrant face à l’imprévisible Touré.

- R. Carvalho (5,5) : souvent bien placé pour compenser son manque de vitesse, le Portugais a récupéré pas mal de ballons. Rarement mis en danger et assez appliqué à la relance.

- Raggi (5) : l’Italien a parfois souffert face à la vitesse de Touré et Rolan, mais il s’est toujours bien repris, préservant, à l’aide de ses partenaires défensifs, ses buts inviolés.

- Echiejile (5) : l’ancien Rennais a plutôt bien contrôlé son couloir. Il a été propre balle au pied, à défaut d’être transcendant. Il manque parfois d’un peu de tranchant à l’heure de prendre son vis-à-vis. Remplacé par Kurzawa (68e). Le latéral gauche, qui revenait à la compétition après sa blessure, a déposé un joli centre pour Moutinho (82e).

- Bakayoko (5,5) : solide et agressif dans l’entrejeu, le milieu de terrain, qui avait la lourde tâche de suppléer Jérémy Toulalan, a coupé les lignes de passes bordelaises, à un poste inhabituel pour lui. Trop de pertes de balle évitables toutefois. Averti (88e).

- J. Moutinho (5) : malgré quelques orientations de jeu intéressantes, l’international lusitanien n’a pas assez pesé sur le jeu de son équipe. Sa tentative trop enlevée (27e) et sa tête sur un centre de Layvin Kurzawa (82e) ne rehausseront pas son bilan du soir.

- B. Silva (5,5) : le lutin portugais a souvent impulsé les actions des siens en première période notamment. Simple dans ses choix, l’ex de Benfica s’est offert quelques inspirations, comme ce petit numéro et cette frappe (49e). Un léger manque de continuité sur l’ensemble de la partie pour le gaucher.

- Ferreira Carrasco (5) : le feu follet est l’homme en forme de l’attaque monégasque ces dernières semaines. Toujours aussi bon balle au pied, il s’est distingué par des gestes de classe, comme son sombrero sur Mariano (20e), mais il n’a pas su se montrer décisif.

- Martial (4) : sa vitesse a gêné Planus et Pallois. Il s’est montré volontaire, exerçant un bon pressing et multipliant les appels. Rarement servi dans les meilleures conditions, il a toutefois manqué de spontanéité sur une de ses rares situations (43e). Remplacé par Germain (73e). Le pur produit de la formation monégasque n’a eu que très peu de ballons à exploiter.

- Ocampos (4,5) : l’Argentin a été le Monégasque le plus dangereux avec plusieurs occasions franches (4e, 28e et 35e). Malheureusement, il a manqué de lucidité pour terminer ses actions. Son pressing et sa combativité seront restés vains. Remplacé par Berbatov (58e). Le Bulgare a pesé dans la surface bordelaise, mais il n’a pas su terminer les actions des siens.

Bordeaux :

- Carrasso (6) : du travail pour lui ce soir avec notamment un arrêt décisif sur Ocampos (4e). Effectuant de bonnes relances, il a été serein sur chaque occasion monégasque. Rassurant pour sa défense grâce à sa voix notamment.

- Mariano (5) : propre défensivement, il a essayé d’apporter sur le côté. Quelques pertes de balles dangereuses. Il est l’auteur de la passe presque décisive pour Touré (2e) et d’une frappe captée par le gardien de l’ASM (85e).

-  Contento (5) : réalisant de bonnes relances, il n’a pas été assez présent offensivement. Il a tout de même sauvé sur sa ligne la tête d’Ocampos sur corner (35e). Un peu brouillon mais correct.

- Pallois (6,5) : voir ci-dessus

- Planus (6) : l’autre défenseur central a également été solide dans les airs (35e), il a réalisé de bonnes interventions (40e, 52e). Il a toujours tenté de trouver son attaquant à la pointe de l’attaque. Un match plutôt propre.

- Faubert (4,5) : prestation mitigée pour le latéral avec quelques mauvais centres et dégagements (22e, 51e, 74e). Peu d’apport offensif mais présent derrière sur les phases arrêtées (34e, 36e).

- Sertic (5 ,5) : seul joueur averti côté bordelais (65e). Il a réalisé de bonnes interventions (6e, 19e) et a bloqué les actions monégasques. Parfois dépassé sur les contres adverses, il a été la véritable sentinelle devant la défense bordelaise. Positionné plus haut en fin de match, il a tenté d’apporter son impact physique en attaque, avec une frappe notamment (62e).

- Kaabouni (3,5) : de nombreuses pertes de balle (15e) avec notamment une passe dangereuse en retrait vers Carrasso (18e). Absent au milieu de terrain en commettant quelques fautes inutiles (33e), le milieu n’est jamais rentré dans son match. Match à oublier pour lui. Remplacé par Yambéré (58e), auteur d’une rentrée correct.

- Plasil (6) : à l’origine de la grosse action bordelaise sur un centre vers Mariano (2e). Il a parfois été trop brouillon en commettant quelques pertes de balle (11e, 30e) mais a été le seul joueur capable d’orienter l’entrejeu des Girondins en distillant de bons ballons (50e, 55e). Bel apport défensif et offensif, il a été trop seul au milieu de terrain.

-  Rolan (4,5) : l’ailier a essayé d’apporter de la vitesse sur son côté gauche (2e), mais sans peser sur la défense de l’ASM. Trop peu de ballons pour lui donc peu d’occasions. Quelques prises de risque inutiles qui ont amené des contres dangereux (49e). Remplacé par Sala (73e) qui n’a pas touché beaucoup de ballons.

- Touré (6) : il a été l’auteur des deux plus grosses occasions du match avec une frappe très dangereuse stoppée par Subasic (2e) et une chevauchée fantastique qui termine sur le poteau (81e). Trop esseulé devant avec très peu de ballons, il a tout de même bien décroché pouvant ainsi aérer le jeu bordelais et provoquer lorsqu’il le pouvait.