L’Olympique Lyonnais devrait avoir le sourire. En arrachant le nul face au RB Leipzig (2-2, 6e journée de Ligue des Champions), les Gones ont assuré leur qualification pour les 8e de finale de la compétition. Seulement, les événements ayant émaillé la fin de la rencontre, avec pour acteur principal Marcelo, pris en grippe par une partie des supporters lyonnais, ont gâché la fête. Présent en conférence de presse ce vendredi, Rudi Garcia, qui ne souhaitait pas trop s’épancher, n’a pas pu échapper aux questions sur le sujet. Et il a commencé par manifester son total soutien à son défenseur brésilien.

« Il est inconcevable de mettre Marcelo de côté pour dimanche. Il souffre évidemment. Quand vous avez votre femme et vos enfants au stade et que vous êtes traité comme ça... Ça ne devrait même pas exister. Reprenez les déclarations de Memphis Depay à la fin du match, qui était à la fois très heureux de la qualification et très triste de ce qui s’est passé », a-t-il confié, repris quelques instants plus tard par Houssem Aouar, avant d’ajouter. « C’est dommageable, il faut que tout le monde tire dans le même sens. Si ça devient compliqué pour certains joueurs d’entrer au Groupama Stadium, comment voulez-vous que l’on gagne des matches ? »

« Humainement, c’est dur »

Le coach, qui n’a cessé de répéter qu’il allait devoir faire un travail psychologique avec son groupe pour évacuer toute cette affaire, n’a évidemment pas excusé le geste de son joueur, qui a répondu aux provocations mardi soir. « Bien évidemment qu’on ne peut pas se permettre ce genre de choses, même si, parfois, humainement, c’est dur », a-t-il expliqué, repassant le film de cette soirée cauchemar, et notamment le moment où il a demandé à ses hommes d’aller saluer leur public. « C’était quelque chose de spontané, il m’a été dit, c’est le soir d’une qualification, qu’il fallait faire un pas en avant, je trouvais ça être une bonne idée », a-t-il lancé avant d’ajouter.

« Quand on a salué la tribune Sud, ils nous ont applaudis. La tribune Nord, elle, nous a tourné le dos. Les joueurs ont souffert de ça. Ça devient compliqué, c’est comme ça que je l’ai vécu. Quelque part, j’ai un peu regretté, mais c’est peut-être un mal pour un bien pour crever l’abcès. Il y a besoin d’union sinon on ne va aller nulle part », a-t-il expliqué, affichant une pointe d’agacement lorsque sa version était contredite avant de répéter son appel aux joueurs et au public. « Dos au mur, on a su afficher de belles qualités mentales et du caractère. J’espère que les joueurs se rendront compte qu’ils peuvent le faire dès le début du match. Il ne faut pas que certains perdent de la confiance parce qu’ils jouent à domicile », a-t-il conclu. On verra contre Rennes (18e journée de L1) dimanche s’il aura été entendu.