Tenu en échec sur son terrain par Reims (0-0),l’Olympique de Marseille avait à coeur de se racheter à la Beaujoire face au FC Nantes. Et les hommes de Rudi Garcia pensaient avoir fait le travail en menant par deux fois au score après des réalisations signées Rolando et Florian Thauvin (sur penalty). Oui, mais voilà. A l’instar de ce que les Phocéens ont montré ces derniers temps, les Canaris ont su profiter de la faiblesse défensive marseillaise pour se refaire la cerise et l’emporter finalement 3 buts à 2. Un succès qui a forcément ravi les Nantais, moins l’OM. Et surtout Rudi Garcia qui ne s’est pas fait prier pour sermonner publiquement ses joueurs.

« C’est exactement ça. C’est toujours les mêmes problèmes. On fait un match cohérent, on mène deux fois au score. Depuis plus de deux ans, ceux qui sont là sont au courant que, quand on marque un but, il peut se passer plein de choses cinq minutes après. En marquer ou en prendre un. Ça n’a pas loupé. On n’a pas mené longtemps. On a pris des buts sur les choses qu’on a exactement montré aux joueurs en préparation de match : sur les centres et sur les ballons directs dans notre surface sur Sala dos au jeu. Donc c’est à se demander à quoi ça sert de faire des préparations de match », a-t-il déclaré en conférence de presse. Avant de poursuivre.

« On a la palme de la stupidité »

« Je vais essayer de rester mesuré, de protéger mes joueurs et de les défendre. Mais quand on prend trois buts à l’extérieur et qu’on fait à nouveau des erreurs individuelles, c’est difficile de gagner à l’extérieur. On peut dire ce qu’on veut, quand on perd on a toujours tort. Même si on ne méritait pas de perdre, je pense qu’on est les rois de la stupidité. Quand on n’est pas capable de gagner un match comme celui-là, je pense qu’on a bafoué les fondamentaux et on n’est pas loin d’avoir la palme de la stupidité. Je ne veux pas en dire plus ».

Un sacré coup de gueule qui ne devrait logiquement pas rester sans conséquence. Qui en paiera les frais ? Garcia va-t-il trouver enfin le moyen pour relancer un groupe au bord de la crise ? « J’en ai des ressorts, ne vous inquiétez pas. On change les hommes, mais on a toujours les mêmes défauts. On va continuer. Il y a des joueurs qui ont très bien joué, et d’autres qui ont bien joué, mais qui ont oublié de jouer quelques secondes et qui nous ont mis dedans. Voilà ce qu’on peut dire ». Ambiance...