Trois jours après sa défaite en Ligue des champions face au Real Madrid (1-3), le PSG accueillait Strasbourg au Parc des Princes. L’occasion pour le leader du championnat de remettre les pendules à l’heure et de ne pas laisser le doute s’installer. A cette occasion, Unai Emery alignait un traditionnel 4-3-3 avec le trio Neymar, Cavani et Di Maria. Écarté par Emery face au Real, Thiago Silva effectuait son retour dans le onze parisien. Côté alsacien, Thierry Laurey optait pour un 4-5-1 avec le seul Bahoken en attaque. Dès les premières minutes, le PSG prenait le contrôle des opérations. Sur la droite, Draxler centrait mais ne trouvait pas preneur, Lala perdait le ballon dans sa surface. Neymar surgissait mais butait sur Oukidja bien sorti sur ce coup (2e). Sur sa première opportunité, Strasbourg ouvrait le score. Décalé sur la droite, Lala distillait un excellent centre pour Aholou qui au point de penalty trompait Areola (0-1, 6e). Les joueurs parisiens ne tergiversaient pas longtemps.

Sur une ouverture de Neymar mal négociée par Lala, Draxler décochait une frappe vicieuse pour tromper Oukidja (1-1, 10e). Malgré l’égalisation, le Paris SG éprouvait nombreuses difficultés dans le premier quart d’heure. Contre le cours du jeu, le club parisien reprenait l’avantage. Sur une superbe ouverture de Lo Celso, Neymar butait sur Oukidja, reprenait le cuir avant d’éviter le retour de Koné et pousser le cuir au fond des filets (2-1, 21e). Sur le coup d’envoi, Strasbourg payait un manque de concentration. Aux abords de sa surface, Martinez perdait le ballon, Di Maria en profitait pour ajuster de près Oukidja (3-1, 23e). Fort de ces deux buts successifs, le PSG gérait les événements. Côté gauche, Neymar déposait un superbe centre pour Cavani dont la tête était repoussée en corner par Oukidja (30e). Les occasions se faisaient plus rares après la demi-heure de jeu. Sur la gauche, Draxler centrait pour Cavani qui voyait sa tentative contrée par un défenseur strasbourgeois (42e).

Cavani passe la troisième

Au retour des vestiaires, le PSG accélérait. Toujours aussi dangereux côté droit, Di Maria centrait pour Neymar point de penalty qui voyait son plat du pied capté par Oukidja (47e). Totalement dans la gestion, Paris se procurait une occasion franche peu après l’heure de jeu. Sur une superbe ouverture de Neymar, Alves côté droit centrait pour Di Maria qui ratait la cible de très peu (62e). Dans la foulée, Kurzawa récupérait un ballon sur la gauche et déposait une offrande pour Neymar dont la frappe était contrée par Martinez (65e). Strasbourg relançait l’intérêt du match. Sur une offrande de Da Costa, Bahoken ajustait Areola d’un plat du pied à l’entrée de la surface (3-2, 67e).

Le PSG affichait d’inquiétantes lacunes défensivement sur la fin de match. Mais alors que l’équipe parisienne était dans le dur, Javier Pastore distillait un caviar dans la profondeur pour Cavani qui devançait Oukidja d’un superbe piqué pour le quatrième but (4-2, 73e). Le Paris Saint-Germain assène le coup de grâce sur une ouverture lumineuse de Neymar pour Cavani dont le lobe trompe Oukidja (5-2, 79e). Neymar effectuait un petit festival et s’infiltrait dans la défense strasbourgeoise avant de servir Di Maria qui perdait son duel face à Oukidja (82e). Sans être brillant surtout défensivement, le PSG reprenait douze points d’avance sur l’AS Monaco grâce à ce succès.

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L’homme du match : Cavani (7) : El Matador a essayé de combiner avec Neymar en attaque. Toujours aussi généreux dans l’effort et le repli défensif, il manque une superbe opportunité de la tête face à Oukidja (30e). Plus en verve dans le second acte, il crucifie Oukidja d’un superbe piqué (73e). L’attaquant uruguayen a enchaîné avec un superbe appel en profondeur et un lob astucieux pour devancer le portier strasbourgeois. Son aptitude à rebondir après une période de disette reste également à souligner. Son état d’esprit irréprochable est toujours aussi apprécié.

PSG

- Areola (4) : le gardien parisien ne peut rien faire sur l’ouverture du score strasbourgeoise. Seul au point de penalty, Aholou place bien sa frappe. En revanche il semble coupable sur le plat du pied de Bahoken sur le deuxième but alsacien (67e).

- Kurzawa (3,5) : titulaire au profit de Berchiche, le latéral gauche parisien ne parvient toujours pas à convaincre. Ses largesses défensives ont permis notamment à Kenny Lala de déposer un excellent centre à Aholou pour l’ouverture du score strasbourgeoise (6e). Très peu impliqué sur le terrain, son manque de réaction permet à Bahoken d’ajuster tranquillement Areola sur le deuxième but strasbourgeois (67e). Hormis une bonne interception et un bon centre pour Neymar (65e). Une prestation assez terne.

- Thiago Silva (4) : de retour au sein du onze parisien, le défenseur central brésilien a oscillé entre le bon et le moins bon. Certaines de ses transmissions furent imprécises, même si il a bien compensé par une bonne présence dans les duels. Invisible sur le deuxième but du Racing, il a laissé sa défense à l’abandon. Une copie plutôt moyenne.

- Kimpembe (6) : comme à son habitude, le jeune défenseur central parisien s’est montré à son avantage dans son duel avec Bahoken. Il s’évertue toujours à faire monter le bloc parisien dans ses relances. Sa maturité dans le jeu impressionne toujours autant. Il prend de plus en plus de dimension dans cette défense parisienne.

- Dani Alves (4) : le latéral droit brésilien a éprouvé quelques difficultés dans les duels notamment face à Seka ou Nuno Da Costa. Il est impliqué sur le but strasbourgeois où il est en retard pour couper le centre de Lala (6e). Du mieux en seconde période même si il n’effectue pas les efforts pour soutenir ses partenaires sur l’action de Da Costa qui amène le but de Bahoken.

- Draxler (6) : le milieu allemand qui retrouvait le onze parisien, a essayé de jouer juste. Il a très peu perdu de ballons dans l’entrejeu et a essayé d’orienter le jeu de son équipe. Il remet le PSG sur les bons rails grâce à sa frappe idéalement placée qui trompe Oukidja (10e). Sa justesse technique fluidifie le jeu. Remplacé par Nkunku (81e).

- Diarra (5,5) : l’ancien marseillais a vécu un premier quart d’heure catastrophique. Toujours pris de vitesse, il est directement impliqué sur le but d’Aholou où son manque de promptitude sur le centre de Lala permet au joueur alsacien d’ajuster Areola (6e). S’est bien repris par la suite en jouant simple et par une intervention salvatrice face à Seka juste avant la pause. Son début de second fut très intéressant avec des interventions plus tranchantes. Remplacé par Motta (57e) qui a apporté sa clairvoyance et sa qualité de passe.

- Lo Celso (6) : plus à l’aise dans un rôle plus avancé sur le terrain, le petit milieu argentin a excellé dans l’entrejeu grâce à sa technique et sa justesse de passe. Son ouverture lumineuse permet à Neymar de marquer le deuxième but parisien (21e). Une copie beaucoup plus convaincante qu’à Madrid. Remplacé par Pastore (57e) passeur décisif sur le premier but d’Edinson Cavani (73e).

- Neymar (6,5) : le génie brésilien est passé complètement à côté lors du premier quart d’heure en multipliant les pertes de balle. Plus impliqué par la suite, son petit numéro dans la surface lui permet d’inscrire le deuxième but parisien (21e). Impliqué également sur l’égalisation parisienne où son ouverture pour Kurzawa mal renvoyée par Lala permet à Draxler d’égaliser. Il a essayé de trouver Cavani notamment via un superbe centre (42e). Il fut beaucoup plus impliqué en deuxième mi-temps et délivre une ouverture géniale pour Cavani (5-2, 79e).

- Cavani (7) : voir ci-dessus

- Di Maria (6) : El Fideo enchaîne les prestations de haut vol en Ligue 1. Toujours aussi provocateur sur la droite, l’ancien madrilène a donné le tournis à la défense strasbourgeoise. Récompensé par un but où il chipe le ballon à Martinez avant d’ajuster Oukandja (23e). Il a baissé le pied malheureusement dans le second acte où il fut moins tranchant. L’international argentin manque l’immanquable devant Oukidja sur un superbe service de Neymar (82e).

Strasbourg

- Oukidja (4) : Préféré à Kamara, le nouveau titulaire dans les buts du RCA a vécu une partie difficile. Peu rassurant dans ses prises de balles, il a donné des sueurs froides à son coach durant toute la partie. Pourtant, son match était parti sur de bonnes bases avec une belle sortie au-devant de Neymar (1e). Un duel qu’il va perdre 20min plus tard face au Brésilien. A la demi-heure de jeu, il se détend parfaitement sur la tête de Cavani (30e). A sa décharge, il ne peut pas grand-chose sur les autres buts parisiens.

- Foulquier (4,5) : opposé à Neymar, le défenseur strasbourgeois n’a pas à rougir de sa prestation. S’il a parfois été pris par les acrobaties de la star auriverde comme en témoigne son balayage sanctionné d’un jaune (57e), il s’est montré dans l’ensemble plutôt présent dans les duels. A noter toutefois sa passivité dans le marquage sur le deuxième but de Cavani

-  Koné (4) : le capitaine strasbourgeois a tenté de maintenir son navire à flot, en vain face aux attaquants parisiens, désireux de réagir après la défaite cuisante à Madrid. S’il s’est montré solide dans les duels, le manque d’automatismes – deuxième fois que cette charnière était alignée - avec son coéquipier Martinez a été fatale pour la défense strasbourgeoise.

-  Martinez (3) : associé à Koné en l’absence de Mangane, blessé, le défenseur franco-espagnol a vécu un calvaire face à l’armada parisienne. Face à la vivacité de Neymar et Di Maria, il a trop souvent été pris à défaut. Il est l’auteur d’une grossière erreur sur le but de Di Maria qui a permis au club de la capitale de faire le break. Sur le premier but de Cavani, il est coupable d’un marquage très laxiste.

-  Seka (3,5) : le puissant latéral du RCSA a vécu un match extrêmement compliqué. Opposé à un Di Maria aux jambes de feu cet après-midi, le défenseur central de métier a énormément souffert face aux coups de reins de l’Argentin. Dépassé par la vitesse de son adversaire, il a laissé trop d’espaces dans son dos.

-  Aholu (5,5) : face à la supériorité technique du milieu du Paris SG, l’international ivoirien a beaucoup couru pour tenter de récupérer le cuir. Une mission qu’il a su remplir à moitié, notamment sur le but dont il est à l’origine et à la conclusion (7e). Son but a parfaitement résumé son match en alliant puissance et détermination.

-  Martin (4) : il a été le moins en vue des trois milieux strasbourgeois dans ce match. Malgré une détermination et une combativité indéniable, le milieu de 27 ans a passé la majorité de son match à courir derrière le cuir, dans l’espoir de le récupérer. Ses passes vers l’avant n’ont débouché sur quasi aucune occasion dangereuse. Remplacé à la 90+1 par Nogueira.

-  Lienard (5) : le leader technique du RCSA a livré une copie correcte. Chargé d’apporter le liant entre le milieu et l’attaque grâce à sa patte technique, il a notamment apporté le danger sur coup franc en première période. Remplacé à la 60ème par Gonzalves qui a tenté d’apporter sa fraicheur sur le front de l’attaque strasbourgeoise, en vain.

-  Lala (4) : positionné dans un rôle inhabituel d’ailier droit, la révélation strasbourgeoise a eu beaucoup de mal à se situer sur le pré. Il est coupable sur le but de Draxler en remettant le cuir dans le sens du but. A sa décharge, il est l’auteur de la passe décisive sur le but de Aholou à la suite d’un rush dans son couloir droit. Mis à part ce coup d’éclat, son apport offensif a été inexistant.

-  Da Costa (5) : match frustrant pour l’ailier virevoltant du RCSA. Il a passé le plus clair de son temps à venir en aide à son latéral, en grande difficulté face à Di Maria. Il a essayé d’amener le danger par sa vitesse et ses dribbles, mais s’est montré trop imprécis pour apporter un réel danger sur le but parisien. Il est tout de même à créditer d’une passe décisive sur le but de Bahoken. Remplacé à la 78ème par Saadi qui n’a pas eu l’occasion de se montrer.

-  Bahoken (5) : buteur lors de l’exploit du match aller, l’attaquant d’origine camerounaise a récidivé cet après-midi au Parc des Princes. Alors que son match se résumait à un pressing incessant et quelques ballons à négocier loin du but, il a su saisir la seule occasion qu’il a eu à se mettre sous la dent, avec une belle frappe plat du pied qui a permis au sein de réduire le score (67e).