La nouvelle a fait grand bruit et a pris tout le monde de court. Alors que le Stade Rennais se trouve en position de décrocher le premier billet de son histoire pour la Ligue des Champions, le club breton a décidé de couper la tête de son président Olivier Létang. Une énorme surprise puisque si les relations entre l’ancien dirigeant parisien et son entraîneur Julien Stéphan n’étaient pas optimales, le timing choisi par l’actionnaire principal du SRFC interpelle. Et aujourd’hui, beaucoup se demandent si cette décision aura une influence négative sur la fin de saison des Rouge-et-Noir.

Létang parti, c’est Jacques Delanoë, président du conseil d’administration, qui assure l’intérim. Un remplacement au pied levé que l’intéressé espère de courte durée. « Je suis juste prêt à le faire le temps nécessaire à la mise en place du nouveau DG. C’est le deal que j’ai avec François-Henri Pinault », a-t-il déclaré dans un long entretien accordé à Ouest-France. Une interview au cours de laquelle Delanoë a dressé le portrait robot idéal du successeur de Létang. Celui d’un leader capable entre autres de se passer des services d’un directeur sportif.

Rennes veut un spécialiste du football

« On cherche un directeur général délégué qui connaisse le football de très haut niveau. (…) Pour être bien compris, quelqu’un qui soit capable de gérer parfaitement la globalité d’un club, qui connaisse la gestion, le management, le commerce, le marketing, mais qui, à la base, connaît surtout le football. Voilà le type de personne qu’on recherche », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il espérait bien trouver la personne idoine dans un délai de trois mois. L’Equipe a d’ailleurs dressé une liste de noms pouvant correspondre aux désirs rennais. Mais les profils sont très variés.

Les noms de Gauthier Ganaye (ex-Nice), Fabrice Bocquet (Lorient), Damien Comolli (ex-Fenerbahçe), Nicolas Holveck (Monaco), Olivier Pickeu (Angers), Alain Roche, Florence Hardouin (directrice générale de la FFF) et de Pauline Gamerre (ex-Red Star) sont ainsi cités. À noter que le quotidien sportif ajoute qu’Arsène Wenger ne devrait pas venir (l’Alsacien était l’un des objectifs rêvés) et qu’il n’est également pas exclu que l’heureux élu soit issu du groupe Pinault. Affaire à suivre.