Hier soir, le Stade Rennais s’est incliné sur le terrain de la Lazio (1-2) dans le cadre de la 2e journée de la phase de poules de la Ligue Europa. Un revers synonyme de septième match consécutif sans victoire pour les Bretons. Un constat embêtant pour l’une des formations françaises les plus en vue de la saison dernière. Mais Rennes peut tout de même avoir le sourire. Car le SRFC a Eduardo Camavinga dans ses rangs. Hier, encore, le jeune milieu de terrain âgé d’à peine 16 ans a été très bon. Positionné un cran plus haut que d’habitude dans l’entrejeu rennais, Camavinga a une nouvelle fois démontré que les gros matches à enjeu n’avaient pas de prise sur son état émotionnel.

Pour sa première titularisation en Coupe d’Europe, le numéro 18 rouge et noir a tout simplement été le meilleur de son équipe. Fort dans les duels, Camavinga a également impressionné par sa faculté à casser les lignes avec ses passes. De plus, il a eu deux occasions franches d’inscrire son premier but avec l’équipe première rennaise. « Oui, il avait mal au dos déjà en première période. C’est un gamin de 16 ans qui a besoin d’être géré. Je sais ce qu’il peut nous apporter quand il est plus haut. Je me dois de le protéger », a déclaré le coach du SRFC après la rencontre. Une énième satisfaction donc pour les Rouge-et-Noir dont l’objectif est de verrouiller le plus possible leur pépite.

Camavinga bientôt sélectionnable en bleu

Médiatiquement, Camavinga a ainsi été longtemps tenu à l’écart de la presse. Idem en ce qui concerne la télévision. Apparu devant les caméras pour la première fois le week-end dernier après le match OM-Rennes, le milieu de terrain avait été préservé jusque-là des sollicitations du diffuseur, même lorsqu’il remportait le trophée d’homme du match. Contractuellement, Rennes s’est également dépêché de lui faire signer son premier contrat professionnel, avant de le prolonger dernièrement jusqu’en 2022. Aujourd’hui, c’est l’avenir international du joueur qui est au centre des attentions. Né en Angola, Camavinga n’a pas encore la nationalité française. Facile donc de comprendre pourquoi Rennes et la fédération française de football font désormais du joueur une priorité administrative.

Un passeport français permettrait au joueur d’avoir accès à tous les marchés européens (surtout anglais) en cas de transfert, et le rendrait surtout disponible pour les sélections tricolores. Et selon L’Équipe, Camavinga, aujourd’hui congolais (la nationalité de son père), pourrait obtenir le passeport hexagonal d’ici le début de l’année 2020. Le quotidien sportif révèle que le SRFC et la FFF poussent en ce sens depuis plus d’un an. Des membres de la fédération ont d’ailleurs déjà rencontré des proches du joueur. Depuis, les choses se sont accélérées sur le plan administratif. Le but est de faire obtenir la nationalité française d’un des parents du milieu afin de faciliter les procédures pour le joueur lui-même (Camavinga ne dispose pas de papiers français en raison d’un incendie ayant ravagé sa maison lorsqu’il était enfant d’après le journal). Patience donc.