À l’heure de la traditionnelle conférence de presse d’avant match, surprise. Ce n’est pas Fabien Mercadal qui est venu se présenter face aux journalistes. Non, c’est Rolland Courbis qui s’est assis devant le pupitre. Celui qui est arrivé dans le Calvados il y a un peu plus d’un mois s’affirme désormais en tant que numéro 1, devant Mercadal pourtant entraîneur de l’équipe première depuis le début de la saison. « On s’était mis d’accord avec Fabien que je puisse venir devant la presse suite à la trêve internationale » a commencé à expliquer Courbis.

Maintenant les choses sont claires. Si Courbis avait davantage un rôle d’observateur, de conseiller, voire d’adjoint depuis le banc de touche, il a pris les choses en main cette semaine. Depuis mardi, c’est lui qui dirige les séances d’entraînement. « Si avant, j’avais 90 % des responsabilités, aujourd’hui j’en ai 100 %. Depuis que j’échange sur mes idées avec Fabien, nous sommes très souvent en accord. S’il y a un désaccord, il faut bien qu’il y en ait un qui décide et ce sera moi jusqu’à la 38e journée. » 

Courbis croit encore au maintien

Voilà donc un Stade Malherbe préparant deux déplacements périlleux, à Monaco d’abord ce dimanche dans le cadre de la 30e journée de Ligue 1, puis à Nîmes une semaine plus tard, dans un contexte compliqué. Bons derniers avec deux petits points de retard sur le barragiste Guingamp, les Normands et Courbis espèrent sans doute le fameux électrochoc nécessaire qui leur permettrait de poursuivre le combat du maintien.

« Quel que soit le résultat des deux matchs à venir, on aura toujours la possibilité de se maintenir. Maintenant je ne veux pas rentrer bredouille des deux prochains déplacements. Je continue à penser que pour les 9 derniers matchs, on sera une équipe difficile à battre » prévient Courbis, qui rappelons-le a réduit ses activités durant la trêve comme consultant chez RMC. Comme pour se consacrer pleinement à une équipe au bord de la Ligue 2. Quid de Mercadal pendant ce temps-là ?