En faisant revenir Steve Mandanda l’été dernier, l’Olympique de Marseille réglait le dossier du gardien de but. Une initiative qui aurait pu braquer définitivement celui qui venait de réaliser une année plus que correcte dans les buts, Yohann Pelé. Loin de s’en émouvoir, l’ancien gardien du Mans a accepté de revenir dans l’ombre d’El Fenomeno, prêt à prendre la relève dès que l’occasion se présenterait.

Et elle s’est souvent présentée en 2017-2018 avec 7 titularisations en Ligue 1 (suite à des blessures de Mandanda, contre Saint-Etienne puis Dijon) et un statut de titulaire en Ligue Europa (mais pas en finale contre l’Atlético Madrid). Yohann Pelé a donné satisfaction à ses dirigeants et à son entraîneur. Mais à 35 ans et à un an de la fin de son contrat, il se devait de regarder les occasions qui s’offrent à lui.

Pas de prolongation, mais pas de porte ouverte

Comme relayé par l’ensemble de la presse française, Strasbourg a bien formulé une offre pour un contrat de 2 ans, en faisant de beaux efforts financiers. Pour le camp Pelé, il s’agissait donc d’entendre le son de cloche marseillais, alors que le club phocéen a refusé de prolonger le contrat de son gardien d’un an. Mais voilà, l’OM a clairement fait comprendre qu’il comptait bien garder Pelé pour sa dernière année de contrat.

Il ne sera donc pas libéré pour services rendus, quitte à laisser filer l’opportunité d’un contrat de deux années, denrée rare pour les joueurs de 35 ans. L’entourage du portier se dit puni par la décision de l’OM, qui va pourtant bien devoir se pencher un jour sur la succession de Pelé, mais aussi de Mandanda. En refusant d’ouvrir la porte à Pelé, le club olympien montre qu’il n’a pas envie de s’occuper du dossier des gardiens lors de cette intersaison.