Kasper Schmeichel (Leicester City) : si les Foxes se sont qualifiés pour les quarts de finale de la compétition, ils le doivent évidemment à Wes Morgan et Mark Albrighton, tous deux buteurs pour le (2-0), mais aussi à leur portier. Le Danois a été impérial, préservant sa cage inviolée alors que le FC Séville a tout de même eu des occasions franches. Décisif face à Samir Nasri d’entrée (4e), il a ensuite détourné le penalty de Steven N’Zonzi qui aurait pu tout changer (80e). Sauvé par sa barre sur une tentative de Sergio Escudero, le gardien des champions d’Angleterre était imprenable.

Daniel Alves (Juventus Turin) : buteur à l’aller, le Brésilien a une nouvelle fois sorti sa panoplie de latéral droit complet pour écœurer le FC Porto au retour, au Juventus Stadium. Solide, l’ancien Blaugrana a bien contrôlé Yacine Brahimi, l’un des Dragões les plus remuants mardi soir. Après l’exclusion de Maxi Pereira (40e), il s’est permis davantage de montées sur son aile pour participer à l’effort collectif et à la qualification tranquille de la Vieille Dame.

Sergio Ramos (Real Madrid) : il joue défenseur central mais s’avère être, cette année encore, une arme offensive de choix pour le Real Madrid. À Naples, Sergio Ramos a brillé en marquant une fois (51e) et en provoquant le but contre son camp de Dries Mertens (57e), toujours sur des services de son fournisseur officiel Toni Kroos sur corners. Propre défensivement par ailleurs, l’Ibère est tout simplement indispensable à Zinedine Zidane et sa bande.

Samuel Umtiti (FC Barcelone) : à gauche de la défense à 3 du Barça, l’ex-Gone, en mode remontada, n’a laissé que des miettes aux attaquants du PSG sur la pelouse du Camp Nou. Agressif, tonique et appliqué, il a toujours pris le meilleur sur les Parisiens dans sa zone. Demandez donc à Lucas, qui n’a quasiment jamais réussi à faire de différences sur ses rares prises de balle. Une assurance tous risques.

Benjamin Mendy (AS Monaco) : et de dix ! En délivrant un centre décisif pour Fabinho ce mercredi contre Manchester City (29e), le gaucher a porté à dix son total d’offrandes cette saison, signe de son influence dans le jeu de Monaco. S’il préfère attaquer, l’ancien Marseillais a tout de même remporté 70% de ses duels et réalisé quelques interventions importantes devant Sergio Agüero et consorts (60e, 61e, 87e).

Andrés Iniesta (FC Barcelone) : il est l’âme du Barça. À bientôt 33 ans, Andrés Iniesta reste la référence chez les Blaugranas. À la baguette dans l’entrejeu, il a sonné la révolte contre le Paris SG après être passé au travers à l’aller. Ses qualités de dribble et de passe ont profondément gêné le milieu parisien positionné très bas.

Fabinho (AS Monaco) : qui eut cru, à son arrivée à Monaco en provenance de Rio Ave, après un an en prêt au Real Madrid Castilla, que le Brésilien s’imposerait quelques années plus tard comme l’un des meilleurs milieux axiaux d’Europe ? Eh bien, face à Manchester City, Fabinho a rayonné. Dans le jeu en première période, avec un but à la clé (29e). Dans le combat après la pause, avec plusieurs retours XXL.

Tiémoué Bakayoko (AS Monaco) : auteur du but synonyme de la qualification de l’ASM (77e), l’ancien Rennais a par ailleurs été au four et au moulin dans le cœur du jeu. Son agressivité et son engagement lui ont permis de gratter bon nombre de ballons. Une nouvelle prestation aboutie qui a encore dû convaincre ses admirateurs, nombreux en Premier League. Suspendu pour le quart de finale aller, il manquera au club du Rocher.

Arturo Vidal (Bayern Munich) : le Chilien, déchaîné sur la pelouse de l’Emirates, a été l’un des grands artisans de la claque infligée par le Bayern Munich au Arsenal de son compatriote Alexis Sanchez. Infatigable au milieu, il a multiplié les courses et les projections. Une activité récompensée par un doublé en fin de partie (80e, 85e). Omniprésent.

Neymar (FC Barcelone) : « 1% de chance, 99% de foi ». Cette phrase de Neymar, prononcée quelques heures après la déroute à Paris (4-0, 8e de finale aller), est devenue un hymne et même une fresque murale à Barcelone. Le Brésilien a joint les actes à la parole au Camp Nou, dégoûtant Thomas Meunier et la défense parisienne. Alors que tout semblait perdu, c’est lui qui relançait la machine blaugrana d’un coup franc précis (88e), d’un penalty converti (90e +1) et d’une ouverture lumineuse pour Sergi Roberto (90e +5) en à peine 7 minutes !

Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund) : il était passé à côté de son match à l’aller, ratant un penalty et plusieurs occasions à Lisbonne. Il s’est rattrapé au retour. À Dortmund, Pierre-Emerick Aubameyang a pris sa revanche sur la défense de Benfica avec un triplé retentissant à la clé, tout en puissance et en maîtrise (4e, 61e, 85e). De quoi faire taire les critiques naissantes à l’égard du Gabonais ces dernières semaines et faire grimper un peu plus encore sa cote sur le marché.