Chaque année c’est la même chose. Entre le tirage au sort des huitièmes de finale qui a lieu en décembre et l’affrontement entre les deux clubs prévu en février-mars, la tendance a le temps de changer. Et difficile d’avoir un exemple plus flagrant que le Manchester United-PSG qui se jouera mardi soir à Old Trafford (rencontre à suivre en direct commenté sur Foot Mercato). D’équipe moribonde en conflit avec son entraîneur José Mourinho, MU est devenu une machine à gagner pleine de joie sous la direction d’Ole Gunnar Solskjaer. Dans le même temps, le PSG a concédé sa première défaite en Ligue 1 (face à Lyon) et a surtout perdu Neymar, Cavani et Meunier pour la Ligue des Champions.

La dynamique s’est inversée et ce n’est pas l’entraîneur mancunien qui va s’en plaindre, lui qui a gagné 10 de ses 11 matches (et 1 nul). « Quand le tirage est tombé, on s’est dit que ça allait être compliqué. Mais on se donne toutes les possibilités de faire un résultat avec la manière dont nous arrivons sur ce match. On a plus un visage d’équipe. On a plus de cohésion dans notre façon d’aborder les matches. Donc s’il y a un bon moment pour jouer ce match pour nous, c’est aujourd’hui », a-t-il lancé avec conviction. Il en a rajouté une couche quelques minutes plus tard en réponse à une question sur son impact depuis son arrivée. « Le défi était important, la confiance était très basse après la défaite contre Liverpool. Les joueurs ont super bien répondu. On ne peut pas être dans une meilleure dynamique, dans un meilleur état d’esprit avant d’aborder ce match. »

« Cela les rend plus imprévisibles »

L’entraîneur norvégien a également abordé les lourdes absences qui vont handicaper le Paris Saint-Germain. « Bien sûr, n’importe quelle équipe à laquelle il manque Neymar ou Cavani, ça fait de l’effet. Mais ça donne l’opportunité à d’autres joueurs de se montrer. Cela rend les choses plus imprévisibles pour nous. On va devoir deviner comment ils joueront cette fois-ci », a-t-il déclaré poliment. On ne doute pas qu’il préfère jouer contre un PSG sans Neymar ni Cavani. Il avait d’ailleurs pu constater les difficultés du club de la capitale de visu puisqu’il avait assisté au OL-PSG d’il y a 8 jours (2-1 pour l’OL). Même avec Cavani, le PSG n’avait guère été brillant et avait encore souffert face à l’intensité mise par les joueurs lyonnais.

Là encore, Solskjaer l’a joué diplomate. « C’est difficile de comparer les matches. Quand ils jouent en championnat, ils savent qu’ils vont être champion donc ils abordent les matches peut-être différemment. Mais c’est bien de voir les joueurs en vrai. Il y a une image qui arrive via la TV, en direct c’est autre chose. J’ai vu à quel point Mbappé était rapide comme l’éclair. Il faut toujours essayer de voir les adversaires mais c’est difficile de se faire une idée », a-t-il expliqué. Il en aura forcément une plus précise mardi soir aux alentours de 22h45.