Foot Mercato : Tout d’abord Loris, comment allez-vous ?

Loris Arnaud : Ça va, ça va très bien merci.

FM : Vous êtes aujourd’hui au SCO d’Angers, comment ça se passe pour vous ?

LA : Pour l’instant, ça va. Ça fait un peu plus de deux mois que je suis là. J’ai fait 10 matches et ça se passe bien. Pas vraiment non plus comme je le voudrais, mais ça se passe bien. J’ai du temps de jeu et je prends du plaisir. Maintenant, je suis installé. Tout le monde m’a bien intégré parce que c’était un peu difficile quand je suis arrivé, le championnat avait déjà commencé. Il fallait donc que je m’intègre le plus vite possible et tout le monde m’a bien intégré.

FM : Quelles sont vos ambitions pour cette saison, que ce soit à titre personnel ou collectif ?

LA : Personnellement, c’est de faire le plus de matches possible. Essayer d’avoir de bonnes statistiques, marquer des buts et faire des passes décisives pour sortir sur une saison pleine. Avec le groupe, pour l’instant on est treizième mais on va essayer de jouer la première partie de tableau, voire même les trois premières places.

FM : Vous êtes-vous fixé un objectif précis en termes de buts ou de passes décisives ?

LA : Non, pas encore. Au début, je m’en étais fixé un. Mais comme c’est un peu l’arrêt... J’attends d’ouvrir mon compteur pour me fixer un objectif.

FM : Comment expliquez-vous cette treizième place d’Angers ?

LA : C’est un problème de régularité. On arrive à faire de très bonnes choses et la semaine d’après on perd. C’est donc un vrai problème d’irrégularité, mais on a une très bonne équipe. Mais quand on aura corrigé ça, on pourra faire une bonne série qui nous emmènera en haut du classement.

FM : Vous avez donc opté pour Angers, mais aviez-vous eu d’autres possibilités ?

LA : Oui. Il y avait Brest, Arles-Avignon pour la Ligue 1. Et en Ligue 2, il y avait cinq-six clubs comme Reims, Laval, Metz, Evian, Guingamp et donc Angers.

FM : Pourquoi votre choix final s’est-il porté sur Angers ?

LA : Je voulais vraiment faire une année en Ligue 1 cette saison, mais Brest a pris Larsen Touré. J’ai donc choisi de rejoindre un club de Ligue 2 qui avait de l’ambition. Et pour moi, le club le plus ambitieux était Angers.

FM : Votre objectif est donc de retrouver la Ligue 1 le plus rapidement possible...

LA : Bien sûr. Si je suis venu à Angers, c’est pour retrouver la Ligue 1 l’année prochaine, que ce soit avec Angers, le PSG ou un autre club.

Son regard sur le Paris Saint-Germain

FM : Pensez-vous que le PSG puisse être champion cette année ?

LA : Oui, bien sûr. J’ai été formé au PSG, je suis supporter du PSG. Ils restent sur une bonne série. Ils ont un bon banc. Ils peuvent être champions de France.

FM : Avez-vous des regrets du fait de ne pas avoir pu vous imposer à Paris ?

LA : Oui, c’est vrai. Je suis Parisien, donc j’ai quelques regrets. Mais bon, quand tu sors du centre de formation du PSG, c’est compliqué. Il y en a peu qui réussissent même si ces dernières années il y a Clément Chantôme ou Mamadou Sakho. Mais il me reste encore un an et demi de contrat au PSG donc ce n’est pas fini.

FM : Faîtes-vous d’un retour au PSG un objectif premier ?

LA : Oui, je suis Parisien, je suis supporter. Je suis né à Saint-Germain-en-Laye, juste à côté du centre d’entraînement. Pour moi, c’est un rêve de pouvoir être au PSG. Il me reste encore un an et demi de contrat et j’espère que j’y arriverai.

FM : Mais on dit souvent qu’il est difficile pour un jeune formé au PSG de s’imposer...

LA : Au PSG, on a toujours eu l’habitude d’avoir des grands joueurs, des stars. C’est ce que les supporters réclament et c’est ce que recherche le club. Donc c’est vrai qu’il est dur pour un jeune du centre de formation de se faire une place. On voit de plus en plus de jeunes qui signent pros, mais faire sa place dans le onze titulaire c’est plus difficile. Mais on voit que Clément Chantôme a fait ses classes en pros et cette année il commence vraiment à se faire une place. Je pense que ça va donc changer petit à petit, je l’espère en tout cas.

FM : Pensez-vous que l’entraîneur de l’époque, Paul Le Guen, ne vous a pas vraiment donné votre chance ?

LA : Paul Le Guen m’a fait signé pro et m’a lancé dans le bain. Grâce à lui, j’ai pu faire une vingtaine de matches en Ligue 1. Je ne pense donc pas que ce soit de sa faute, c’est le club qui est comme ça. Ça a toujours été comme ça mais à mon avis, ça va changer dans les années à venir.

FM : Beaucoup de jeunes joueurs français rêvent de Premier League. Est-ce votre cas ?

LA : Bien sûr, j’aimerais jouer un jour en Premier League, comme beaucoup de joueurs je pense. C’est un très beau championnat avec de beaux buts. J’aimerais pouvoir jouer un jour dans ce championnat.