23 avril 2016. Il faut remonter jusque-là pour trouver trace d’un match officiel disputé par Yaya Sanogo. C’était à l’époque avec Charlton, club au sein duquel il fut prêté les six derniers mois du dernier exercice, le temps d’inscrire 3 buts en 8 matches de Championship (D2 anglaise). Le début, peut-être, d’un renouveau pour l’avant-centre français, lequel avait connu une première moitié de saison désastreuse, son prêt à l’Ajax Amsterdam ayant viré au cauchemar : « Quand je vois Sanogo, j’ai encore des doutes. Je n’ai toujours pas trouvé la moindre qualité avec laquelle on pourrait faire quelque chose », était même allé jusqu’à déclarer l’entraineur des jeunes du club de l’époque, Ronald De Boer.

De retour cet été à Arsenal, club avec lequel il est lié jusqu’en juin 2017, le joueur de 23 ans est depuis porté disparu, traînant une blessure au mollet dont il ne parvient pas à se défaire. Les spéculations vont d’ailleurs bon train à ce sujet outre-Manche, le mystère qui entoure cette indisponibilité venant ajouter du grain à moudre à ses détracteurs, tandis que le club londonien se garde bien de communiquer sur la situation de l’ancien espoir de l’AJ Auxerre. Mais Arsène Wenger a fini par rompre le silence pour évoquer la situation du natif de Massy dans des propos relayés par le Daily Mirror.

Yaya Sanogo ne peut pas jouer

« Il a un vrai problème médical que je ne peux pas vous expliquer dans la mesure où il s’agit d’un problème confidentiel. Ce n’est pas un problème secret, mais il existe le secret médical, je ne peux donc pas vous en dire plus. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un souci qui met sa vie en danger, mais il a eu une blessure de longue durée, et je ne suis pas suffisamment spécialisé dans le domaine pour vous expliquer en détail le problème qu’il a au mollet. Mais on doit le maintenir au repos complet », a affirmé le technicien alsacien au sujet de son attaquant, refusant d’en dire plus sur la durée de son indisponibilité mais confirmant qu’il n’était en aucun cas en mesure de jouer pour le moment.

Une galère de plus pour celui qui, rapidement présenté comme un phénomène en puissance, n’a jamais été épargné par les pépins physiques, du temps où il évoluait à l’AJA déjà : « C’est très difficile à vivre. Parfois, on se retrouve coupé du monde. J’ai carrément voulu arrêter, parce que c’est difficile. Surtout qu’à mon jeune âge, tout le monde joue, et moi je suis arrêté. C’est ma deuxième grosse blessure. Ça fait mal. Si tu n’es pas entouré de tes proches et de tes amis, c’est difficile. J’ai eu des témoignages de soutien, je pense notamment à Hatem Ben Arfa, Abou Diaby et quelques collègues de mon équipe. (...) On m’a mis l’étiquette de grand espoir du football français, mais je l’ai prise le plus sereinement possible, sans me la raconter », nous confiait-il en août 2012. Malheureusement pour lui, l’histoire se répète...