Tout avait plutôt bien commencé. Entré peu après l’heure de jeu, Adrien Rabiot (24 ans) se mettait rapidement en évidence dans l’entrejeu d’une Juventus alors tenue en échec par le Genoa de Thiago Motta (score final 2-1 pour les Bianconeri). « Il entre bien en jeu, crée du jeu à gauche, proche du but », résume La Gazzetta dello Sport. Seulement, le milieu de terrain français, trop fougueux, a écopé de deux cartons jaunes, synonymes d’expulsion à la 87e minute.

« Un rouge de poulet » pour le Corriere della Sera, tant ses avertissements, surtout le second, étaient évitables. « Le problème, ce sont les deux cartons, surtout le 2e, évitables. Il suit Gümüs, il a le temps d’évaluer la situation », enrage La Gazzetta, qui ose même un « prémédité », lui attribuant la pire note de la soirée avec un 5,5/10. « À 10 on joue mieux ? Rabiot sort, expulsé, et la Juve trouve l’énergie finale pour prendre les 3 points », ajoute le journal. Le Corriere dello Sport est dans la même veine que le quotidien au papier rose.

Encore du temps perdu...

« Il a tant créé en 26 minutes avant de tout détruire avec deux jaunes impardonnables », peut-on lire. Seul Tuttosport se montre indulgent avec l’ancien Parisien, « victime de la sévérité de l’arbitre » de la rencontre. La publication transalpine préfère en effet mettre en évidence les belles choses réalisées par l’international tricolore (6 sélections), qui a « récolté les applaudissements grâce à ses dribbles puissants pendant ses 26 minutes sur le terrain ».

« Volontaire mais trop impulsif », le natif de Saint-Maurice a perdu en quelques instants le bénéfice d’une entrée enfin remarquée. Un impact après lequel il courait depuis son arrivée dans le Piémont et que les observateurs attendaient eux aussi impatiemment. Suspendu pour le prochain rendez-vous de la Juve, Adrien Rabiot - 311 minutes de jeu en Serie A soit une moyenne de 51 minutes par apparition - perd une nouvelle occasion de s’affirmer sous ses nouvelles couleurs et de marquer des points aux yeux de Maurizio Sarri.