Man Utd - Olympiacos : les notes du match
Il fallait un exploit, Manchester United l'a réalisé ! Battus 2-0 lors de leur huitième aller en Grèce, les Red Devils sont parvenus à refaire leur retard pour finalement l'emporter, grâce à un Robin van Persie des grands soirs (3-0).
Mal en point en championnat, où il a récemment été humilié par Liverpool (0-3), Manchester United est également au bord de l'élimination en Ligue des Champions avant même son retour à la maison. Battus 2-0 à l'aller sur la pelouse de l'Olympiacos, les Red Devils sont condamnés à l'exploit devant leur public d'Old Trafford. Public qui, au regard des intentions affichées par son équipe à l'entame, peut éprouver une certaine satisfaction. Conquérants, les Mancuniens ne tardent pas à instaurer leur domination. Mais longtemps, malgré ce constat, les occasions sont à mettre au crédit des visiteurs, lesquels, dans leur désir de jouer le contre, passent près du but synonyme de qualification par l'intermédiaire de Perez (16e).
Action-réaction, c'est justement après cette alerte que MU se fera plus pressant. Rooney provoque les premiers frissons à ses supporters en touchant le montant après une tête (18e), avant que van Persie ne vienne donner plus d'espoir à tout un stade, en convertissant le pénalty qu'il s'était procuré (1-0, 24e). L'Olympiacos ne parvient à contrarier la domination adverse et souffre, les Red Devils poursuivent leur marche et manquent par la suite de planter le but du 2-0, Roberto s'interposant brillamment sur une tête d'Evra sur corner, qui était destinée à la lucarne (34e). Partie remise : après avoir tremblé sur une double-occasion grecque sortie par De Gea (39e), MU parviendra à ses fins avant la pause. Parfaitement servi par Rooney, van Persie, encore lui, venait matérialiser la remontée qui avant le match, paraissait illusoire (2-0, 45e+1). À la mi-temps donc, les compteurs sont remis à zéro.
Mais plus pour longtemps. Dès la reprise, van Persie vient accomplir le rêve mancunien : d'un coup franc des 20 mètres, le Néerlandais offre alors la qualification aux siens (3-0, 52e). Dans l'obligation de marquer, l'Olympiacos doit passer aux choses sérieuses, et créer du jeu pour espérer marquer. Dans cette optique, coach Michel fait alors rentrer le buteur paraguayen Valdéz. Les Grecs commencent à répondre, mais subsiste un souci dans le dernier geste à l'approche de la surface adverse. Une carence dont profitera MU pour laisser volontiers l'initiative, sans conséquence, les tentatives de Dominguez (63e) puis Fuster (66e) s'avérant imprécises. Si United terminera en souffrant, il est parvenu à réaliser un exploit auquel peu de gens croyaient du fait du contexte mancunien. Il devient le second club de l'Histoire, après le Barça l'année passée, à remonter un écart de deux buts dans un huitième de LdC.
L'homme du match : Robin van Persie (9) : seul un héros, un homme providentiel, pouvait permettre à Manchester United de créer l'exploit et remonter un retard de deux buts sur l'Olympiacos. Et qui de mieux que Robin van Persie pour mener à bien cette mission ! Tout bonnement intenable, l'avant-centre a fait plier à lui seul la défense hellène. Un pénalty, un tir des onze mètres, et un coup franc direct : l'international Oranje a fait étalage de toutes ses qualités pour délivrer Old Trafford. Malheureusement, la soirée sera quelque peu gâchée par sa sortie sur civière en toute fin de match. Remplacé par Fellaini (90e+1).
Manchester United :
De Gea (7,5) : il n'a pas eu grand-chose à faire ce soir, tout du moins dans le premier acte, Man Utd monopolisant le ballon et passant le plus clair de son temps dans le camp adverse. Mais le dernier rempart a dû sortir le grand jeu à la 39ème minute, s'offrant une double parade époustouflante sur deux tentatives successives signées Fuster et Dominguez (39e). C'est aussi cela faire basculer un match.
Rafael (5,5) : manquant parfois d'application dans ses gestes, l'arrière droit n'a toutefois pas manqué de se donner à fond dans cette partie. Ne donnant pas sa part au chien pour apporter des solutions dans le camp adverse, le Brésilien a souvent pris son couloir pour déborder et combiner avec ses coéquipiers.
Ferdinand (5,5) : certains redoutaient le pire en le voyant titulaire ce mercredi soir. Pourtant, l'expérimenté défenseur central a tenu son rang. Sans se faire remarquer, le vétéran de 35 ans a géré son match avec brio, contenant parfaitement les quelques assauts grecs.
Jones (5,5) : au diapason de son compère de la charnière centrale, le natif de Preston a retrouvé de sa verve. Le défenseur de 22 ans s'est montré sérieux et appliqué derrière, plutôt bon dans les duels en homme à homme comme dans les airs.
Evra (6,5) : capitaine ce mercredi soir, l'arrière gauche avait à cœur de montrer l'exemple. Brassard porté fièrement, l'ancien de l'AS Monaco a réalisé un match très intéressant, bon défensivement en dépit de quelques errements, mais aussi et surtout déchaîné sur le plan offensif. Auteur d'une tête (35e) qui aurait pu faire mouche, mais déviée du bout des doigts par Roberto. Quelques chevauchées qui ont fait mal aux défenseurs adverses également.
Carrick (5,5) : l'indéboulonnable milieu défensif de United n'a, comme souvent, pas à rougir de son match. L'homme de l'ombre a ainsi été précieux dans la récupération, sans pour autant oublier son rôle à la construction du jeu, lui dont les passes simples mais efficaces ont fluidifié le jeu mancunien.
Giggs (6) : pour sa 150ème apparition en Ligue des Champions, le milieu de terrain mancunien a fait parler toute son expérience. Son pied gauche a fait un bien fou dans l'entrejeu, lui qui a distillé quelques caviars à ses partenaires, comme ce centre qui a trouvé la tête de Rooney (18e), atterrissant sur le poteau.
Valencia (7,5) : le don de soi, Valencia en connait un rayon à ce sujet. La preuve encore ce soir puisque malgré un œil gauche meurtri, stigmate d'un choc tête contre tête avec Joel Campbell (7e), l'ailier droit n'a eu de cesse de provoquer, de déborder, et de tenter de malmener ses vis-à-vis. Toujours aussi sérieux et appliqué sur le plan défensif, l’Équatorien a été remarquable. Remplacé par Young (77e).
Welbeck (4,5) : une bonne volonté clairement affichée, et une débauche d'énergie qui mérite d'être saluée. Mais énormément de déchets pour l'attaquant mancunien, trop brouillon dans ses choix de passes, et dans ses tentatives de percussions, ne semblant pas toujours être maître de ses gestes. Remplacé par Fletcher (82e).
Rooney (6,5) : pas forcément du très grand Rooney, mais un bon cru néanmoins. Défensivement impérial, se donnant avec toujours autant de générosité dans les duels, il n'a pas toujours été en vue aux abords de la surface de réparation adverse. Mais il fait lui aussi basculer le match, peu avant la mi-temps, adressant la passe décisive pour le deuxième but de van Persie. Le talent, tout simplement.
van Persie (9) : voir ci-dessus.
Olympiacos :
Roberto (4) : il est parmi les révélations de cette campagne de Ligue des Champions, le portier espagnol a longtemps fait honneur à sa réputation sur ce match. Vigilant, il a régné dans les airs et a notamment sorti une tête d'Evra qui prenait la direction de la lucarne (35e). Mais s'il n'a rien pu faire sur les deux premiers buts qu'il a encaissés, le gardien aura laissé sceptique avec son attitude sur le coup franc de van Persie (52e)...
Salino (4) : le latéral brésilien aura multiplié les allers retours et beaucoup apporté d'un point de vue offensif. Seulement, de l'autre côté, il n'a pas fait preuve de la même application. Ses errances au placement ont parfois coûté cher, et il est à l'image sur le deuxième but de van Persie (45e+1), où il était au marquage du Néerlandais. Remplacé par Machado (74e).
Manolas (3,5) : si le jeune international grec était apparu solide à l'aller, il a été dépassé ce soir. L'illustration parfaite se situait sur le deuxième but mancunien, où il errait sans marquer le moindre joueur (45e+1). Des difficultés récurrentes.
Marcano (6) : au contraire de son acolyte de défense centrale, l'Espagnol a fait le boulot proprement. On ne compte pas le nombre de dégagements qu'il a effectués, dégagements qui ont grandement soulagé son arrière garde. Toujours concentré et appliqué.
Holebas (5) : le latéral grec fut le plus en vue sur le début de rencontre, étant remarquable d'activité offensive avec ses centres précis (4e), comme concentré défensivement avec d'excellentes interventions (17e, 18e). Il a néanmoins gâché une copie jusque-là irréprochable en provoquant une faute sur van Persie dans sa surface (24e).
Ndinga (5) : l'ancien Auxerrois et Monégasque n'aura pas grand-chose à se reprocher à l'issue de cette rencontre. Il a fait le nécessaire dans l'entrejeu, et sans être l'auteur d'ouvertures transcendantes, il n'a pas perdu beaucoup de ballons pour au contraire en gratter quelques-uns. Une prestation sérieuse.
Maniatis (4,5) : le capitaine courage n'a jamais lésiné sur les efforts dans l'entrejeu, et n'a eu de cesse de gratter du ballon et de s'offrir des retours judicieux pour aider une arrière garde en difficulté (28e). Points noirs, il a commis nombre de fautes et n'a pas toujours été précis au niveau de ses transmissions.
Perez (5) : à l'instar du match aller, l'ailier paraguayen s'est avéré très remuant, le meilleur exemple étant ce déboulé dans son couloir qui aura débouché sur la double occasion manquée par les siens (39e). Face au but cependant, il s'est avéré moins précis, et a manqué quelques belles opportunités (16e). Remplacé par Valdéz (57e).
Dominguez (5,5) : l'Argentin, homme du match aller en Grèce, a une nouvelle fois été très actif ce soir. En animateur de jeu, il s'est souvent retrouvé impliqué dans les contres menés par les siens. Sur l'un d'entre eux, il s'est notamment procuré une belle occasion, sortie brillamment par De Gea (39e). N'a pas été récompensé de ses efforts.
Fuster (4,5) : le plus discret des éléments offensifs grecs de la soirée. L'Espagnol, qui a fait moins de différences que ses acolytes, aurait néanmoins pu être le héros de l'Olympiacos, lui qui est passé tout près du but avec une tête finalement repoussée par De Gea (39e). Remplacé par Vergos (82e).
Campbell (4) : esseulé en pointe, l'ancien Lorientais aura du descendre ou se déporter sur les côtés pour toucher du cuir. S'il aura su déborder à plusieurs reprises pour amener le danger (16e), il n'a donc pas pu se distinguer face au but adverse.
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