Dembélé, Barcola, Kolo Muani : Mbappé lâche ses vérités sur le niveau de l’attaque du PSG

Par Josué Cassé
6 min.
Randal Kolo Muani sous les couleurs du PSG @Maxppp

Dans une interview accordée à Ouest France, Kylian Mbappé, capitaine de l’équipe de France, a présenté les vingt-cinq joueurs tricolores, présents en Allemagne pour l’Euro 2024. Après la défense et le milieu de terrain, le futur joueur du Real Madrid s’est livré sur le secteur offensif des Bleus. L’occasion pour lui d’évoquer les cas Bradley Barcola, Randal Kolo Muani et Ousmane Dembélé, ses trois anciens coéquipiers dans la capitale française.

Après sept années passées au Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé a décidé de quitter la Ville Lumière pour réaliser son rêve : rejoindre le Real Madrid. Avant cela, l’international tricolore (79 sélections, 47 buts) va tenter de remporter le premier Euro de sa carrière alors que les Bleus feront leur entrée dans la compétition, ce lundi, contre l’Autriche. Placés dans le groupe D, les hommes de Didier Deschamps défieront par la suite les Pays-Bas et la Pologne. Dans une interview accordée à Ouest France, le Bondynois a débuté cette campagne estivale par un exercice pour le moins particulier : présenter les 25 joueurs consituant le groupe convoqué en Allemagne. Après s’être livré sur la défense et le milieu des vice-champions du monde, le meilleur buteur de l’histoire du PSG s’est ainsi confié sur les sept attaquants français, et notamment trois de ses anciens coéquipiers chez les Rouge et Bleu : Bradley Barcola, Ousmane Dembélé et Randal Kolo Muani.

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Barcola a choqué Mbappé !

Pour le premier cité, l’ancien Monégasque s’est d’ailleurs montré dithyrambique. Arrivé de l’OL en août dernier, le natif de Lyon s’est progressivement imposé dans le collectif dirigé par Luis Enrique. Fort de 5 buts et 9 passes décisives en 42 matches toutes compétitions confondues, le numéro 29 parisien - qui s’apprête à disputer sa première grande compétition internationale avec les A - est alors devenu un pilier incontournable pour le technicien espagnol. Une ascension fulgurante qui n’a pas manqué de surprendre KM7. «Bradley, c’est une belle surprise. La vérité, c’est que je ne m’attendais pas à ce qu’il soit titulaire au PSG, à son arrivée l’été dernier. Honnêtement, on avait une attaque Messi - Neymar - moi, donc je ne pouvais pas me douter qu’un petit gamin de Lyon, qui avait fait six mois à l’OL, allait venir et faire son trou», a tout d’abord avoué Mbappé avant de détailler sa trajectoire dans la capitale française.

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«Il est arrivé timidement, a connu des débuts difficiles. Il a été très critiqué, à tort. Le coach (Luis Enrique) l’a vraiment bien aidé. Le déclic, c’est son match face à Newcastle en Ligue des champions. Il entre en jeu, rate des occasions, mais le coach l’a tout de suite soutenu dans le vestiaire après le match. Nous avons tous insisté sur le fait que le plus important était de se créer des occasions, comme il le faisait, et qu’il ne les raterait pas à tous les matches. Après cela, je pense qu’il a eu un déclic. Comme s’il avait pris conscience qu’il pouvait apporter à cette équipe. Depuis, il n’a plus fait les mêmes matches. Je suis vraiment surpris de sa saison, et je suis très content pour lui. Pour cet Euro, il peut jouer les trouble-fêtes ! Il arrive avec le statut du petit qui débarque, mais j’ai disputé pas mal de compétitions, maintenant, et je sais que l’équipe qui commence est rarement celle qui finit. Tiens-toi prêt Bradley ! Qui sait ?», a finalement conclu le capitaine des Bleus.

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Dembélé-Mbappé, une complicité qui dépasse les terrains…

Élogieux au sujet de Barcola, le nouvel attaquant madrilène s’est, par ailleurs, attardé sur sa relation avec un certain Ousmane Dembélé (27 ans). Sous les couleurs franciliennes, les deux hommes ont, en effet, souvent été les détonateurs du groupe emmené par Luis Enrique. Une belle complicité que l’intéressé a souhaité détailler. «Oh ! Mon ami. Je peux raconter tellement d’anecdotes qu’elles prendraient toute l’interview (sourire). On se voit tout le temps. On ne joue plus à Fifa, mais à NBA 2K. Je suis plus fort que lui. Non, sérieux, il n’y a même pas débat ! Ce mec est un malade (rires). Mais il est tellement attachant. Il a cette légèreté contagieuse, qui fait qu’il est aimé dans tous les vestiaires où il est passé. Dans le groupe, c’est un élément majeur. Franchement, vous ne trouverez jamais un joueur qui vous parle mal d’Ousmane Dembélé».

Conquis par la capacité d’adaptation de l’ancien Barcelonais, Mbappé est également revenu sur les prouesses techniques de son compatriote, auteur de 6 buts et 14 passes décisives en 42 matches toutes compétitions confondues pour sa première saison à Paris. Le tout avec un ton décalé, voire chambreur. «Son talent est indéniable. J’essaie de le pousser au maximum, tout le temps. Je comprends ce que veut dire Luis Enrique lorsqu’il dit qu’il est le joueur le plus déséquilibrant du monde. Il a les deux pieds, il peut partir dans toutes les directions. Je suis si content de ce qui lui arrive au PSG, où il est épanoui, a réalisé une saison pleine, sans pépin. Il courait depuis longtemps après ça. Avec nous, il a fait une bonne Coupe du monde 2022, qui a été malheureusement ternie par sa finale. Maintenant, à lui de faire un bel Euro. Il en est capable. Allez Ousmane !» Enfin, l’homme fort des Bleus n’a pas manqué d’évoquer le cas Randal Kolo Muani, le dernier Tricolore de cette attaque parisienne.

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Le capitaine des Bleus ne s’inquiète pas pour RKM…

À l’inverse de ses deux compères offensifs, l’ancien joueur du FC Nantes et de l’Eintracht Francfort a lui connu des débuts bien plus chaotiques sous le maillot francilien. Souvent critiqué pour son rendement face au but (9 buts, 6 offrandes) et régulièrement laissé sur le banc par son entraîneur, le finaliste malheureux du dernier Mondial au Qatar - qui avait vu sa frappe détournée par Emiliano Martinez dans les derniers instants - va désormais tenter de profiter de l’aventure bleue pour retrouver des couleurs. Interrogé à ce sujet, Mbappé n’a cependant pas souhaité accabler son partenaire. «Son face-à-face manqué avec Martinez ? On n’en parle pas. Ce doit être assez difficile pour lui déjà. Je n’ai pas à lui en reparler. Je le laisse. On a tous ces moments qu’on regrette dans notre carrière. Ça fait partie de l’histoire, et ce n’est pas à cause de lui qu’on n’a pas gagné. C’est notre faute à tous. On s’est mis dans le pétrin en perdant 2-0». Et de revenir, plus globalement, sur la trajectoire du numéro 23 parisien.

«Le début de carrière de Randal est composé de grands bonds successifs. La Coupe du monde 2022 a changé sa vie. Il venait de quitter Nantes pour Francfort, où il avait un début de carrière honorable, mais pas de haut niveau, comme aujourd’hui. Attention : à Nantes, il était déjà très fort. Pour bien connaître la Ligue 1, les déplacements à la Beaujoire sont toujours compliqués. Mais sa saison à Francfort l’a fait basculer dans un premier temps. Randal, c’est un poto. Notre relation est top, encore plus maintenant qu’on a partagé une année à Paris, où il a encore changé de dimension. On a passé la saison ensemble. J’ai essayé de l’intégrer du mieux possible, de lui expliquer le contexte parisien. Il a vécu une saison difficile, mais je suis sûr que, s’il bosse comme il doit bosser, qu’il continue d’avoir cet esprit de ne rien lâcher, il peut réussir à Paris. C’est très difficile de le faire, mais c’est beau. La difficulté en vaut la peine». Avant de rallier Madrid et de suivre, à distance, l’évolution de ses trois anciens coéquipiers, Kylian Mbappé aura, quoi qu’il en soit, à cœur de briller aux côtes des Parisiens du groupe France et ainsi offrir un nouveau sacre aux Bleus sur la scène internationale. Début des hostilités ? Ce lundi, face à l’Autriche (21h).

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