Coupe du Monde 2022 : les croustillantes révélations sur la guerre au sein du vestiaire allemand

Par Dahbia Hattabi
4 min.
Coupe du Monde 2022 : les croustillantes révélations sur la guerre au sein du vestiaire allemand  @Maxppp

Après sa sortie de route prématurée au Qatar, l'Allemagne va devoir régler plusieurs soucis en interne. Car durant le Mondial, les tensions ont été particulièrement importantes au sein du vestiaire.

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Un séisme. Jeudi dernier, l'Allemagne a dit adieu à la Coupe du Monde. Malgré une victoire 4 à 2 face au Costa Rica, les coéquipiers de Thomas Müller sont passés à la trappe suite à la victoire du Japon face à l'Espagne. Un terrible coup de massue sur la tête de la sélection. Mais au final, cette élimination n'est pas vraiment une surprise si on se fie aux informations dévoilées dans l'édition papier de Sport Bild ce mercredi. La publication allemande a fait de croustillantes révélations sur les coulisses de la sélection dirigée par Hans Dieter Flick.

Elle a ainsi expliqué que le groupe allemand était divisé en plusieurs groupes. «L'unité que l'on a tant vantée n'existait pas en équipe nationale. Des fissures sont apparues dans la structure de l'équipe avant même le premier match de Coupe du monde contre le Japon (1-2, défaite), qui sont ensuite devenus des fossés. Le gros bloc du Bayern a divisé l'équipe nationale !» Certains joueurs ont même accusé le sélectionneur, estampillé Bayern Munich, d'être un peu trop proche des Bavarois, qu'il connaît parfaitement puisqu'il les a dirigés. De quoi créer donc des tensions.

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Le clan du Bayern Munich privilégié par Flick

C'est d'ailleurs pour cette raison que Flick n'a pas réussi à fédérer autour de lui. Mais ce n'est pas l'unique raison. Le débat autour du port du brassard "One Love" a été source de tensions comme expliqué par Bild. La veille de l'entrée en lice face au Japon, les discussions autour de ce sujet ont perturbé le groupe. Manuel Neuer et Leon Goretzka, très impliqués, souhaitaient mettre en place un geste pour faire part de leur mécontentement. D'autres ont trouvé que ça allait beaucoup trop loin. Ils ont même demandé de ne plus en parler et de ne pas faire de signes et déclarations politiques.

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Les leaders, Neuer, Goretzka, Müller, Kimmich, Rüdiger et Gündogan se sont réunis pour voter. Les deux derniers cités étaient visiblement contre. Mais le camp du Bayern Munich l'a emporté et les Allemands ont mis une main sur la bouche en signe de protestation. Les choix du coach ont également pesé sur le moral des troupes. Titulaire face au Japon, Ilkay Gündogan n'a pas apprécié d'être remplacé par Goretzka. Il estime qu'il a été favorisé alors que la presse allemand ajoute, elle, que Flick l'a laissé sur le terrain pour lui donner plus de temps de jeu. Qu'importe, cela a amplifié les tensions et le joueur de City se pose la question de continuer ou non en sélection.

Des joueurs divisés

Proches de lui, Antonio Rüdiger ou Marc-André ter Stegen s'interrogent aussi. Le gardien du Barça se questionne d'autant que Neuer a indiqué qu'il voulait continuer. Et Ter Stegen en a assez de jouer les doublures, même en réalisant de meilleures performances en club selon lui. Kai Havertz pense lui aussi avoir été victime d'un coaching favorisant les Bavarois. Des Bavarois qui étaient présents en masse lors des matches. Ils étaient 5 face au Japon, 6 contre l'Espagne et 7 face au Costa Rica rappelle Bild. Ce qui a creusé un fossé avec certains. Malgré tout, l'équipe a tenté de calmer les tensions. «Désormais, nous devons tous nous serrer les coudes», a lâché un joueur de l'équipe nationale et du Bayern Munich lors d'une réunion de crise.

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Il y en a eu plusieurs au Qatar d'ailleurs. Mais le mal était profond. Tout le monde était presque contents de se séparer une fois l'élimination actée. Bild explique que lors du vol retour, l'ambiance était morose. Les joueurs étaient abasourdis et incapables de parler. L'avion a d'ailleurs fait une halte à Munich pour déposer tous les joueurs de Nagelsmann avant de reprendre son chemin pour mener le reste de l'équipe à destination. Là encore, cela a été vu comme un traitement de faveur. L'Allemagne, qui va organiser l'Euro 2024, va devoir faire un sacré travail sur elle-même pour relever la tête et retrouver une unité.

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