Le Stade Rennais de Franck Haise croit à une fin de saison historique
En corrigeant Nice cet après-midi (0-4), les Rennais ont confirmé qu’il faudra compter sur eux dans la lutte pour la Ligue des Champions. Ils ne reviennent qu’à trois points de l’OM, 3e.
3/3. En corrigeant l’OGC Nice ce dimanche à l’Allianz Riviera (0-4), le Stade Rennais version Franck Haise a confirmé son embellie du moment. «C’est forcément un peu particulier, car cela arrive vite», confiait le coach de 54 ans hier en conférence de presse avant de retrouver son ancien club. À Nice, on a bien vu que la situation restait inchangée depuis son départ il y a deux mois et que le malaise allait bien au-delà du discours du coach.
À Rennes en revanche, on n’offensera personne en affirmant que Franck Haise a déjà posé sa patte. Passé par la formation du club entre 2006 et 2012, l’ex-manager de Lens a apporté de la sérénité dans un vestiaire que s’était mis à dos son prédécesseur Habib Beye. Déclassé sous les ordres du coach sénégalais, Brice Samba retrouve désormais des couleurs sous les ordres de celui qui l’avait fait capitaine à Lens. C’est aussi le cas de Valentin Rongier, l’indicateur de forme de cette équipe.
Il a déjà donné un second souffle à plusieurs joueurs en souffrance
Plusieurs éléments en grande souffrance début 2026 retrouvent des sensations : on pense forcément à Quentin Merlin et à la charnière Brassier - Rouault, bien plus souveraine derrière. Estéban Lepaul a retrouvé ses hauteurs du début de saison en marquant face à Lens, au PSG, à Auxerre, et encore à Nice cet après-midi (malgré un penalty manqué), tandis que ceux qu’on disait perdu, à l’instar de Mousa Al-Tamari, confirment qu’ils peuvent rendre service à cette équipe. Le Jordanien a été passeur décisif pour la recrue polonaise Sebastien Szymanski, de plus en plus intéressant mais sorti à la pause pour une gêne aux quadriceps. «C’est quelque chose d’incroyable en ce moment. On surfe sur une dynamique positive. On essaye de faire quelque chose, même si on prend des risques. On essaye de prendre du plaisir et d’avoir confiance en nous. Si on a des bons résultats, on continuera d’engranger des points et être dans la course à l’Europe», a détaillé Lepaul. «Il y a un bon groupe, on kiffe, on prend du plaisir. Franchement, à l’entraînement, on se tire vers le haut. Même ceux qui ne jouent pas essayent de tout donner pour l’équipe. Il y a un collectif qui est très sain. C’est sûr qu’on revient de loin. Il y a eu des petits problèmes durant la saison. Mais là on prend que du plaisir et on profite parce que ça fait du bien», a expliqué Blas au micro de Ligue 1+.
Quelques minutes après, c’est le coach Franck Haise qui a encensé son groupe. «Je suis un entraîneur qui a envie que cela se poursuive. Il faut profiter pour goutter cette période. Il y a eu de la confiance revenue avec la victoire contre Paris avant mon arrivée. On s’est intégré avec mon staff dans ce qui fonctionnait. Le groupe répond bien. Les joueurs défendent jusqu’au bout. J’aime beaucoup le comportement. C’est plus facile de mettre de l’exigence et de la rigueur avec une victoire. Il y a 11 qui commence bien et il y a 11 qui a très bien terminé. Le danger est que les titulaires pensent rester titulaires, pareil pour les remplaçants. Je suis content de voir comment on a fini et comment on a terminé le match». Depuis son arrivée, Franck Haise confirme également son attachement à la formation bretonne, lui qui a déjà lancé Do Marcolino (19 ans) et Nordan Mukiele (20 ans) - auteur de son premier but en L1 contre Nice - en plus d’avoir intégré plusieurs nouveaux jeunes à ses séances d’entraînement. Tous les signaux sont au vert en ce moment à Rennes, qui reste au contact des places pour la Ligue des Champions. Les Rouge et Noir ne sont qu’à trois unités de l’OM, troisième. Ce sprint final s’annonce passionnant.