Notes du match Ligue des Champions

PSG - Atalanta : les notes du match

Le champion en titre a fait honneur à son statut. Pour son entrée en lice en Ligue des Champions, le PSG n’a fait qu’une bouchée de l’Atalanta 4-0 au terme d’une très bonne prestation collective.

Par La Rédaction FM
12 min.
Nuno Mendes avec le PSG @Maxppp

Entrée en lice des champions d’Europe en titre ce mercredi soir, avec une équipe remaniée en raison des blessures. Résultat, c’est Mayulu qui était titularisé à la pointe de l’attaque, entouré par Barcola et Kvaratskhelia. Pour le reste, Luis Enrique pouvait aligner son équipe classique, face à une Atalanta qui ne ressemblait plus vraiment à la formation emballante de ces dernières saisons. Et cela démarrait très fort. Pressing haut de Marquihos, Barcola décalait Ruiz dans la surface dont le centre était repris victorieusement par Marquinhos, resté aux avant-postes (1-0, 3e).

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Classement live

Le PSG entamait idéalement la rencontre, et était même proche d’alourdir le score. Nuno Mendes, trouvé en profondeur par Marquinhos, ne cadrait pas, seul face au portier (5e) puis Barcola reprenait trop mollement un centre en retrait parfait de Hakimi (7e). Un début de match tonitruant des hommes de Luis Enrique, qui tombaient sur un Carnesecchi impérial, à l’image de son arrêt fantastique sur une frappe croisée de Hakimi (10e) suite à une superbe action collective. La domination était totale, la maîtrise impressionnante. L’Atalanta ne parvenait pas à sortir la tête de l’eau face au pressing constant des Parisiens et à leur qualité technique indéniable.

Une maîtrise totale

Les joueurs d’Ivan Juric trouvaient finalement un peu d’air après 20 minutes, sans inquiéter Chevalier. Le PSG soufflait un peu puis repartait à l’attaque pour faire le break. Et il allait venir sur une inspiration de Kvaratskhelia. Percée plein axe puis frappe surpuissante (2-0, 39e). Le PSG se baladait et pouvait même accentuer son avance, suite à une faute sur Marquinhos dans la surface. Mais Barcola tirait le penalty avec une nonchalance navrante et Carnesecchi s’en emparait sans difficulté (44e).

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Au retour des vestiaires, le PSG reprenait son inéluctable domination, et prenait le large très vite, grâce à un numéro de Nuno Mendes, qui s’infiltrait dans la surface et glissait le ballon dans un trou de souris (3-0, 51e). Luis Enrique pouvait faire tourner son effectif et lançait ainsi Lee et Zaïre-Emery, puis Ramos suite à une légère blessure de João Neves. Le rythme retombait clairement, malgré l’envie de Zaïre-Emery et de Ramos de marquer des points aux yeux de leur entraîneur. Et le Portugais trouvait finalement la faille dans le temps additionnel, d’un joli piqué (4-0, 90+1e). Le PSG, anecdotique 1er de cette phase de championnat, a idéalement lancé sa campagne de Ligue des Champions avec ce net succès, face à une faible Atalanta certes, montrant qu’il n’avait rien perdu de sa maîtrise de champion d’Europe.

L’homme du match : Nuno Mendes (8) : il sait absolument tout faire, défendre, récupérer, contre-attaquer, dribbler, centrer et même marquer puisqu’il a inscrit le 3e but de son équipe en technique, en puissance et en solo (50e). Il aurait même pu s’offrir un doublé sur cet enchaînement parfait sans un arrêt de Carnesecchi (5e). Le latéral a démarré pied au plancher en jouant partout à la fois, à l’intérieur du jeu et le long de la ligne de touche, en témoignent ces premiers débordements (2e, 8e). Pas toujours souverain quand il a fallu défendre face au bloc remonté de l’Atalanta. Remplacé par Zabarnyi (74e).

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PSG :

- Chevalier (5,5) : il est encore en apprentissage de ce nouveau monde, ces matchs où ses interventions seront rares mais suranalysées. Une première relance manquée (8e) mais les suivantes sont globalement arrivées à destination. Il a fallu attendre l’heure de jeu pour se saisir d’une première tentative cadrée ; une tête en cloche et sans force de Pasalic (56e). La demi-volée cadrée de Kristovic lui a demandé plus de sérieux (63e). Une sortie au poing légèrement manquée (81e).

- Hakimi (6) : ça n’est pas dans ses habitudes mais il a été plutôt discret ce soir. On l’a moins vu aux avant-postes et enchainer les courses dans le camp adverse. Une fois en première période, il a mis les gaz et ça a bien failli terminer au fond sur cette talonnade de Ruiz si Carnesecchi n’avait pas été là (10e). Même si tout le mérite revient à Kvara, le latéral est au départ du raid victorieux du Géorgien (39e). Le Marocain a davantage joué à l’intérieur du jeu en seconde période. Défensivement, il a été très propre et a gagné tous ses duels.

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- Marquinhos (7,5) : quelle entame de match avec cette ouverture du score où il a tout fait, le pressing à 30 mètres du but adverse, la récupération haute et le but de numéro 9 dès la 3e minute. Il est parfois monté tellement haut sur le pressing qu’il a laissé des trous béants derrière lui mais ça n’a pas eu de conséquence. C’est finalement dans le domaine offensif qu’on l’a surtout vu ce soir puisqu’il dépose une passe longue par-dessus la défense pour Nuno Mendes qui a bien failli être décisive (5e), et a obtenu le penalty vendangé par Barcola (44e). Le capitaine n’a pas eu de mal à défendre quand il le fallait.

- Pacho (5) : le défenseur n’a pas été beaucoup sollicité ce soir, et il n’a pas toujours bien fait le peu qu’on lui a demandé. Le défenseur sort mal par exemple sur son adversaire direct et ouvre la porte (33e), et a perdu un duel dans la surface. Il se fait un peu prendre sur la feinte de Kristovic, qui a eu le temps d’enchaîner avec une frappe cadrée (63e). Le numéro 51 a même rendu un ballon devant sa surface en intervenant (69e). Rien de dramatique pour autant, l’Équatorien a joué simple et propre, stoppant ce contre de la Dea par exemple (74e) mais on l’a connu plus autoritaire. Il a fini latéral gauche.

- Nuno Mendes (8) : voir ci-dessus.

- Joao Neves (6,5) : un gros match de travailleur. Le Portugais a encore rendu une excellente copie en distribuant le jeu, coupant les passes adverses ou verrouillant certains espaces. Il aurait pu mieux faire sur cette reprise où Marquinhos obtient le penalty (43e). Tout aussi précieux pour gagner ses duels et dans le replacement défensif (26e, 55e), c’est d’ailleurs en revenant dans sa surface qu’il se blesse tout seul et cède sa place à Ramos (58e). L’attaquant a offert pas mal de mobilité sur le front de l’attaque et n’est pas loin de reprendre ce ballon de Nuno Mendes dans la profondeur (64e). Il a fini par marquer dans les dernières secondes (90e+1).

- Vitinha (6,5) : le chef d’orchestre de l’entrejeu a bien mené ses musiciens. Il s’est rendu disponible pour les autres, multipliant les changements de direction avec et sans ballon. Si le PSG a autant dominé la possession de balle, le milieu de terrain n’y est pas étranger. Difficile de lui reprocher quelque chose ce soir, même s’il ne fut pas le plus rayonnant non plus, il a d’ailleurs perdu de rares ballons. On peut peut-être lui reprocher un léger manque de présence offensive, il a simplement ce tir hors cadre (89e). Dominé de la tête par Pasalic (56e).

- Fabian Ruiz (7) : encore une très grosse prestation de sa part. Précieux pour relayer le jeu au milieu de terrain mais aussi pour prendre les espaces, venir apporter le surnombre et brouiller les pistes. Il est passeur décisif dès la 3e minute pour Marquinhos et à un poteau d’en offrir une seconde, en talonnade, pour Hakimi sans cet arrêt de Carnesecchi sur son montant (10e). L’Espagnol est aussi auteur d’une frappe un peu molle (20e) et d’un contre très mal exécuté avec Barcola où ils n’avaient plus aucun défenseur face à eux depuis la moitié de terrain (23e). Remplacé par Zaïre-Emery (54e) qui a raté une belle situation dans la surface (77e)

- Kvaratskhelia (7) : pas toujours à son aise en ce début de saison, l’ailier a affiché un meilleur visage ce soir même depuis ce côté droit qui semble moins lui convenir. Percutant et efficace (3 dribbles réussis sur 3 tentés) il a su jouer juste, tout en épurant son jeu. Il a combiné avec parcimonie avec Hakimi mais souvent pour bien faire (8e). C’est d’ailleurs le Marocain qui lance son raid solitaire depuis le milieu pour aboutir à un but magnifique (39e). L’ancien Napolitain n’a pas tout réussi mais il rend sans doute son meilleur match du début de saison. Remplacé par Mbaye (75e), auteur d’une très bonne entrée en jeu entre un travail de pressing efficace et volontaire, et même une tentative croisée et cadrée (83e).

- Mayulu (5,5) : surprise du onze de départ où il a été préféré en pointe à Ramos, le dernier buteur de la finale de Ligue des Champions a soufflé le chaud et le froid. Sans toujours faire les bons choix, il a fait progresser le collectif comme sur l’occasion d’Hakimi où il libère la profondeur pour Ruiz (10e). Il n’est pas numéro 9 et ça s’est vu sur ce centre de Nuno Mendes (13e) ou sur son jeu dos au but pas toujours efficient. Pour sa première titularisation en C1, le jeune Titi n’a pas compté ses efforts pour venir défendre (30e). Remplacé poste pour poste par Lee (54e), qui a rapidement déserté la pointe pour s’installer au milieu avec la blessure de Neves. Il s’est mis au diapason, offrant même un très bon ballon pour Zaïre-Emery (77e).

- Barcola (4,5) : il aurait pu rendre cette prestation exceptionnelle s’il n’avait pas très mal joué le coup avec Fabian Ruiz sur ce contre éclair alors qu’il n’y avait plus aucun défenseur jusqu’au but (23e). Ou encore s’il n’avait pas frappé ce penalty de manière indigente (44e). C’est dommage car l’ailier, aligné côté gauche a été un danger permanent pour l’Atalanta entre ses dribbles, sa belle tentative cadrée (8e), ses courses et ses prises de décisions. Il est tout de même récompensé par ce pressing sur Bellanova qui offre le but de Ramos (90e+1). Des efforts pour venir défendre jusqu’à la fin du match (80e).

Atalanta

- Carnesecchi (4,5) : s’il ne peut rien sur l’ouverture du score de Marquinhos, le portier italien a été énorme dans les minutes suivantes, avec des arrêts déterminants face à Nuno Mendes (5e), Bradley Barcola (8e) puis Achraf Hakimi (10e). Il a entaché sa prestation à la 51e minute, lorsqu’il permet au numéro 25 parisien de marquer au premier poteau, en angle fermé. Face à Barcola au point de penalty, il a eu le mérite de se coucher du bon côté.

- Kossounou (3) : difficile d’analyser individuellement sa performance tant les problèmes de la défense bergamasque sont d’ordre collectif. L’international ivoirien est, toutefois, probablement l’axial qui s’est le plus fait remarquer par ses erreurs, à la fois dans la gestion de la profondeur comme dans le marquage individuel en pleine surface de réparation, à l’image de cette grosse opportunité offerte à Nuno Mendes (6e). Il s’est assagi au fil des minutes, à mesure que la Dea a (un peu) ajusté son pressing tout-terrain. Il aurait pu être décisif de l’autre côté du terrain mais sa frappe enroulée est passée largement au-dessus (18e).

- Hien (2) : passé l’euphorie et l’indiscipline des premières minutes, qui auraient pu alourdir le score plus tôt dans la rencontre, il a réussi petit à petit à s’imposer physiquement dans sa surface en première période. Il est retombé dans ses travers en seconde période. Sa passe en retrait vers son gardien a failli offrir un but à Gonçalo Ramos (77e).

- Djimsiti (2,5) : très lent, il a subi la loi de Khvicha Kvaratskhelia qu’il était incapable de suivre, que ce soit sur le côté gauche ou dans l’axe. On a vraiment le sentiment que cette équipe gagnerait à défendre plus bas.

- Bellanova (4) : le piston droit est visiblement plus à l’aise en attaque qu’en défense, en témoigne des courses intelligentes dans le dos de la défense rouge et bleu. Mais il est lent au démarrage, ce qui lui a valu d’être en retard quand c’était autour des joueurs de Luis Enrique d’accélérer sur l’aile gauche.

- De Roon (2) : que dire ? Ce n’est pas sa faute si, du haut de ses 34 ans, il n’a plus les jambes pour accompagner Nuno Mendes alors que ce dernier entre dans la surface à pleine vitesse, mais rien n’oblige le Néerlandais à tenter un tacle désespéré plutôt que défendre debout face au latéral portugais. Symbole de l’impuissance bergamasque dans tous les secteurs du jeu, physiquement comme tactiquement.

- Musah (2) : défense homme à homme ou pas, la priorité dans le foot est toujours de fermer l’axe du terrain. Alors quand on voit Khvicha Kvaratskhelia foncer devant le but balle au pied, il est évident qu’il ne faut pas se décaler pour laisser passer le Géorgien. Au milieu de terrain, il a été victime du pressing défaillant de son équipe, le condamnant à arriver en retard à la plupart des duels. Coupable d’une intervention en retard sur Marquinhos, l’Américain a offert un penalty aux Parisiens, manqué par Bradley Barcola (44e). Averti d’un carton jaune pour cette faute. Remplacé par Brescianini (75e).

- Bernasconi (3) : sa prestation est similaire à celle de Bellanova, sans les apports offensifs ponctuels de son coéquipier. Il supplée Djimsiti à plusieurs reprises dans son couloir mais s’est aussi fait dépasser par la vitesse de jeu parisienne, personnifiée par le trio offensif Kvaratskhelia-Mayulu-Barcola.

- Maldini (3) : en refusant de faire la passe et perdant le ballon à trente mètres du but de l’Atalanta, il est à l’origine du premier but du PSG. Par la suite, il a effectué quelques accélérations intéressantes pour remonter le terrain, mais son jeu a manqué de discernement du début à la fin. Remplacé par Krstovic (3,5) à la mi-temps. Ce dernier a voulu tout faire tout seul mais a enchaîné les pertes de balle.

- Pasalic (4) : dans une Atalanta incapable d’avoir de longues phases de possession, il aurait dû faire le lien entre la défense et l’attaque, mais impossible d’endosser ce rôle dans le chaos qu’était le collectif bergamasque. Il aurait tout de même pu réduire l’écart à la 56e minute de jeu. Défensivement, c’est l’un des seuls joueurs de l’Atalanta à s’être imposé dans les airs.

- De Ketelaere (5) : sûrement le meilleur élément offensif de l’Atalanta en première, étonnamment remplacé à la mi-temps par Samardzic (4,5). Peu en vue lorsque ses coéquipiers étaient acculés derrière, le Belge a permis à son équipe de remonter le terrain grâce à des passes précises et une bonne temporisation quand il le fallait. Il aurait pu s’offrir une passe décisive si Kossounou avait assuré son tir. Le Serbe, lui, a disposé de peu d’occasions pour s’exprimer mais a fait preuve de justesse dans la passe quand il le pouvait.

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