Notes du match Ligue des Champions

OM - Liverpool : les notes du match

L’OM n’a pas fait le poids contre Liverpool et s’incline 3-0 au Vélodrome. Il faudra aller chercher la qualification en 16e de finale de Ligue des Champions sur le terrain de Bruges la semaine prochaine.

Par La Rédaction FM
14 min.
Les joueurs de Liverpool ont battu l'OM @Maxppp

Le football français comptait sur l’Olympique de Marseille pour redorer son blason. Après la défaite du Paris Saint-Germain hier soir à Lisbonne (1-2) et l’humiliation subie par l’AS Monaco à Madrid (1-6), les Phocéens avaient un sacré défi à relever pour limiter la casse côté tricolore. Après avoir fait tomber Newcastle (2-1), les hommes de Roberto De Zerbi avaient l’occasion de battre au Vélodrome un autre ténor du football anglais, Liverpool. Un objectif pas simple, mais très important dans la course à la qualification pour les barrages. Seizième du classement au coup d’envoi, l’OM ne comptait que deux points d’avance sur les premières équipes classées au-delà de la 25e place. Pour réaliser l’exploit face aux Reds, RDZ devait composer sans Aguerd (retour de CAN) ni Emerson, touché à la cuisse à quelques heures du match. Pour le reste, l’Italien a misé sur un 3-4-3 avec Rulli, Pavard, Balerdi, Medina, Murillo, Hojbjerg, Kondogbia, Weah, Greenwood, Gouiri et Traoré. En face, Arne Slot dégainait un onze de départ type avec le retour de Mohamed Salah. Une première pour l’Egyptien depuis le 22 novembre dernier.

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Avec de bonnes intentions, l’OM a plutôt bien démarré la rencontre avec la volonté de mettre la pression sur les Reds. Dans l’état d’esprit, rien à reprocher aux partenaires de Balerdi. Mais face à un ténor de la scène européenne, le scénario est classique : vous courez le risque de vous faire punir à la moindre petite erreur. Et Marseille a souvent joué avec le feu, notamment dans les relances de Balerdi ou des passes hasardeuses aux abords de la surface. Mac Allister a été le premier Red à mettre en alerte Rulli (19e), avant le but logiquement refusé à Ekitiké pour hors-jeu (23e). Les avertissements se multipliaient pour des Phocéens de moins en moins dangereux face à un bloc anglais compact et prêt à jaillir. Sans inspiration, Marseille dépendait surtout d’un exploit individuel d’un de ses attaquants pour espérer inquiéter Alisson. Ce fut le cas à la 28e minute lorsqu’une frappe en angle fermé de Gouiri a obligé le portier brésilien à se détendre. Et puis c’est tout.

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Liverpool clinique

Cette tentative a été le seul tir cadré de l’OM de cette première période. À force de jouer à se faire peur, comme ce penalty non sifflé pour Liverpool après un contact entre le ballon et le bras de Weah (43e), l’OM a fini par être puni. Après une sale faute de Balerdi sur Gravenberch à l’entrée de la surface, Szoboszlai a signé un coup franc plein de malice pour ouvrir le score (0-1, 45e). Liverpool était loin d’être impressionnant, mais les Reds ont su faire la différence sur leur seul tir cadré. Au retour des vestiaires, les Marseillais sont revenus avec l’envie de recoller au plus vite au score. Et sans surprise, il a fallu une fulgurance de Greenwood pour réveiller le Vélodrome et obliger Alisson à sortir le grand sur l’enchaînement passement de jambes-frappe de l’Anglais (52e). L’ancien Mancunien était également à l’origine d’un contre bien mené, mais Traoré n’a pas su profiter de sa passe alors qu’il se présentait seul face au portier adverse (59e).

En face, les Reds ne paniquaient pas et ont disposé de quelques balles de break comme le poteau trouvé par Ekitiké (59e) ou la frappe de Wirtz dans le petit filet de Rulli (63e). Pour forcer la décision, De Zerbi a alors décidé de faire un triple changement et de faire entrer Aubameyang, Paixão et Nadir. Un coup de coaching qui n’a pas payé. Sur un débordement de Frimpong, Paixão se fait enrhumer avant de voir Rulli dévier dans ses propres buts le centre du néerlandais (0-2, 72e). Cette fois, la messe était dite. Résignés, les Marseillais n’ont plus trouvé l’énergie pour sauver l’honneur. Une aubaine pour le club de la Mersey qui n’a eu qu’à gérer les dernières minutes. Pire, Gakpo s’est permis de marquer le but du 3-0 au bout du temps additionnel. Battu, l’OM tombe à la 19e place du classement, tandis que Liverpool remonte au quatrième rang. Les Phocéens sont toujours qualifiés pour les barrages, mais il faudra faire le travail la semaine prochaine sur la pelouse du Club Bruges pour s’éviter une désillusion.

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Le classement complet de la Ligue des Champions

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L’homme du match : Ekitiké (7,5) : étincelant depuis le début de saison avec 12 buts toutes compétitions confondues, l’ancien du PSG affrontait ce soir son ancien rival. À la 19e minute, il a remporté son duel face à Benjamin Pavard, obtenant une faute logique. Très remuant sur le front de l’attaque, il a cru ouvrir le score à la 23e minute sur une finition clinique après un centre de Frimpong, mais le but a été annulé pour hors-jeu. Plus tard, à la 34e minute, toujours en position illicite, il s’est heurté à un excellent Rulli, qui a repoussé sa tentative. Il a trouvé le poteau sur une frappe enroulée à la 57e, manquant de réussite. Il a encore buté sur le portier adverse sur sa frappe du pied gauche à la 65e. S’il n’a pas marqué, il a été impressionnant tout au long de la rencontre, participant au jeu et multipliant les appels. Il a été remplacé à la 79e par Cody Gakpo. L’entrant s’est même montré décisif en crucifiant Rulli à la dernière minute (0-3, 93e).

OM :

- Rulli (4) : malgré la domination globale de Liverpool durant la première période, le portier n’a pas eu grand-chose à faire en raison du manque de justesse de la part des Anglais. Frustrant, car il est simplement battu sur ce coup-franc de Szoboszlai (45e+1), qui joue bien le coup. Pas toujours très serein sur ses sorties aériennes (15e, 17e), il est sauvé par son poteau sur cette frappe d’Ekitiké (59e) et s’interpose brillamment sur le tir de Wirtz (62e), avant de s’incliner deux nouvelles fois, d’abord sur ce centre de Frimpong où il envoie le ballon dans son but (72e), puis sur ce face à face avec Gakpo (90e+3).

- Pavard (3) : un très bon début de match, costaud dans les duels, très présent au combat, au pressing, même parfois très haut comme sur Ekitiké (18e). Heureusement que sa présence ne permet pas à Wirtz d’enchaîner dans la surface (37e). La suite a été franchement plus compliquée. Un peu moins à son avantage avec le ballon où il a pu tarder à donner sur certaines séquences (25e), le champion du monde a globalement souffert face au remuant Ekitiké et se troue devant Salah (83e). Averti (48e) pour une poussette complètement inutile sur Kerkez, il sera donc privé du dernier match à Bruges.

- Balerdi (4) : comme souvent, il est auteur de relances mal assurées qui n’ont pas eu de conséquences. C’est aussi la consigne de De Zerbi de passer par l’Argentin, mais celui-ci n’est pas parvenu à casser des lignes. Il est surtout coupable d’une grosse faute sur Gravenberch devant sa surface et juste avant la pause, permettant au malin Szoboszlai de marquer sur coup-franc (45e+1). Le capitaine olympien s’est bien rattrapé en s’imposant devant Wirtz (49e), Salah (55e) et Ekitiké (60e).

- Medina (4,5) : il a pu compenser certains manques par son vice et sa roublardise. L’ancien Lensois s’est montré dans le ton d’une soirée de Ligue des Champions pour ce qui est du combat. Il a remporté tous ses duels et a maîtrisé ses rares tacles. Il a même pu monter d’un cran pour aller chercher son vis-à-vis. Ça n’a pas suffi pour contenir les Reds. S’il a pu couvrir à quelques reprises l’attaquant adverse, l’Argentin n’a pas pu empêcher le centre décisif de Frimpong (72e).

- Murillo (5) : très discret en première période, il a plutôt bien contenu un Salah un peu court physiquement, un peu moins les montées de Frimpong. Ce dernier a empêché le Panaméen de prendre son couloir, jusqu’à la seconde mi-temps où il a fini par prendre le dessus (69e) mais laisse sans doute Paixao trop seul sur le second but (72e). Le piston a alors connu plus de réussite avec le cuir et a pu combiner, à de rares reprises, avec Traoré. Il a tout de même subi trois fautes durant cette rencontre.

- Hojbjerg (4,5) : pendant longtemps, il a tenté de conserver l’équilibre de l’équipe en compensant certaines montées, couvrir sa défense, proposer une solution mais il a fini par disparaître après la sortie de Kondogbia avec qui il formait le double pivot. Ses retours défensifs ont fait du bien (7e, 64e). Sa frappe un peu désespérée à la reprise illustre la frustration offensive de son équipe (47e).

- Kondogbia (5,5) : son entame de match fut convaincante avec beaucoup de duels gagnés, une mobilité intéressante pour relancer et trouver des axes de passes. Un coup de chaud avec cette talonnade, risquée et manquée (30e) mais globalement son apport vu positif. On peut éventuellement lui reprocher son manque d’initiative balle au pied à tenter de porter le cuir. Sa sortie, il fut remplacé par Nadir (68e), a plutôt fragilisé l’équilibre de son équipe.

- Weah (3,5) : il est passé à côté de son sujet ce soir. On l’a trop rarement vu à l’œuvre avec le ballon et s’est contenté de bloquer son couloir avec la présence de Greewood dans son secteur. À une reprise, l’ex-Lillois a eu la possibilité de passer en un contre un sans que cela fonctionne (19e). L’Américain a eu chaud sur ce ballon anodin dans sa propre surface qu’il touche, heureusement de l’épaule, pour quelques centimètres (44e). Trop de duels gagnés malgré une réelle débauche d’énergie.

- Greenwood (6) : chacune de ses chevauchées furent accompagnées par la clameur du Vélodrome, malheureusement, elles n’ont pas donné grand-chose. Le meilleur buteur de Ligue 1 était un peu trop isolé avant de changer ses plans en seconde période. Il s’est distingué en revenant dans l’axe pour se mettre en position de frappe où il a obligé Alisson à la parade (52e), puis la défense anglaise à donner de sa personne (53e). Sa passe dans l’axe pour Traoré aurait mérité meilleur sort (59e), tout comme celle pour Aubameyang (90e). Principal danger de l’OM.

- Gouiri (4) : lui aussi rend une copie un peu décevante. Auteur de la première grosse opportunité de l’OM avec cette frappe en angle fermé repoussée par Alisson (28e), l’international algérien a trop peu pesé sur la défense adverse. Il s’est entêté à demander le ballon dans les pieds, laissant le temps aux Scousers de se regrouper derrière, alors que le jeu rapide déstabilisait davantage. Trop discret jusqu’à son remplacement par Aubameyang (68e), qui n’a pas réussi à concrétiser ce ballon de Greenwood dans les arrêts de jeu (90e).

- Traoré (4,5) : enfin remis sur pieds après une première partie de saison passée à l’infirmerie, l’Ivoirien a tenté mais sans grande réussite. Sa vitesse, mal exploitée durant la première période, a tout de même permis d’amener le danger à de rares reprises. Sa reprise sur ce bon ballon de Greenwood termine dans la tribune (60e). Il en aurait fallu plus pour déstabiliser des Reds prenables. À noter pas mal d’efforts défensifs. Remplacé par Paixao (68e), battu par Frimpong sur le second but anglais, celui qui met fin au suspense (72e).

Liverpool :

- Alisson (6) : sur un ballon bien glissé par Weah, le portier brésilien a su prendre les devants à la 10e minute, permettant à sa défense de souffler un peu. Il n’a quasiment pas été sollicité en première période, se contentant d’un seul arrêt, pour une mi-temps globalement tranquille. Dès l’entame de la seconde période, Alisson s’est mis en avant avec un superbe arrêt face à Mason Greenwood qui avait envoyé une frappe limpide (50e). Il a bien capté un ballon litigieux après un duel gagné face à Balerdi (77e), avant de sauver les siens en fin de match face à Aubameyang (91e).

- Kerkez (6) : aligné sur le flanc gauche de la défense des Reds, il avait pour mission de contenir Mason Greenwood, l’un des joueurs les plus dangereux de la Ligue 1. Il s’est montré en difficulté offensivement, notamment à la 32e minute, lorsqu’il a complètement manqué son centre malgré le temps dont il disposait. Défensivement, il a eu du mal à se montrer décisif face à la vivacité de son adversaire. Toutefois, Greenwood ne l’a jamais vraiment pris de vitesse lors du premier acte. Kerkez a été bousculé par Pavard, qui a logiquement écopé d’un jaune (47e). Il s’est montré solide jusqu’à la fin de la rencontre, forçant Greenwood à rentrer dans l’axe.

- Van Dijk (7) : capitaine et pilier de la défense des Reds, il a été engagé dans un duel constant avec Amine Gouiri tout au long de la première période. L’ancien Lyonnais a souvent décroché, créant quelques déséquilibres pour le Néerlandais. Il a néanmoins tenté de relancer proprement le jeu, notamment sur un ballon en profondeur adressé à Szoboszlai, que ce dernier n’a pas réussi à contrôler. Il a aussi pris l’avantage sur Aubameyang en seconde période.

- Gomez (6) : titularisé en l’absence d’Ibrahima Konaté, l’Anglais a été aligné à droite de la défense centrale aux côtés de Virgil van Dijk. Peu sollicité défensivement, il a livré une prestation sereine, se montrant notamment intéressant dans ses relances, à l’image de l’ensemble de l’équipe. Il a pris l’ascendant sur Traoré physiquement comme à la 58e où il a remporté son duel. Lui aussi, il a été impérial et sérieux en seconde période.

- Frimpong (7) : sur son flanc droit, l’ancien joueur du Bayer Leverkusen s’est montré très actif offensivement. À la 16e minute, il a délivré un centre précis pour Hugo Ekitiké, mais ce dernier n’a pas réussi à conclure. Même chose quelques instants plus tard. Tranchant, il a trompé Medina en envoyant un centre malin à quelques mètres du but de l’OM, forçant Rulli à envoyer le cuir dans son but (72e). Remuant tout au long de la rencontre, Frimpong a livré probablement l’une de ses meilleures performances avec Liverpool en Ligue des Champions.

- Gravenberch (6,5) : considéré comme l’un des milieux les plus complets d’Europe, il a été aligné au cœur du jeu aux côtés de Mac Allister. À la 44e minute, il a obtenu une faute après un duel remporté intelligemment, offrant à son équipe un coup franc parfaitement placé. Celui-ci s’est révélé décisif, puisque son coéquipier hongrois a transformé l’occasion en ouverture du score (45e). Il a remporté la plupart de ses duels face à Hojbjerg après la pause, se montrant solide et travailleur au milieu de terrain.

- Mac Allister (6) : légèrement en deçà de sa saison précédente, le Champion du Monde 2022 a été aligné dans l’entrejeu, légèrement plus bas que Szoboszlai. Il a failli ouvrir le score à la 19e minute sur un excellent ballon, mais sa frappe du pied droit est passée juste à côté, laissant l’occasion filer. Il a été essentiel pour Liverpool tout au long de la rencontre pour poser le pied sur le cuir et conserver le ballon. Il a commis une faute intelligente pour stopper l’élan de Nadir à la 88e.

- Szoboszlai (7) : proche d’une prolongation de contrat selon la presse anglaise, il a une nouvelle fois bénéficié de la confiance d’Arne Slot, étant aligné en soutien d’Hugo Ekitiké pour ce choc de Ligue des Champions. Très mobile, il a multiplié les appels offensifs, obligeant les défenseurs à lui adresser des transversales en profondeur. Il s’est illustré juste avant la pause, à la 45e minute, en transformant un coup franc astucieux, glissé au sol sous le mur, permettant à Liverpool d’ouvrir le score (0-1). Encore très bon en deuxième période, il a livré un match de très haut niveau.

- Wirtz (6,5) : en pleine forme ces dernières semaines, le prodige allemand a été titularisé sur le couloir gauche, bénéficiant d’une grande liberté dans ses déplacements. Il a souvent repiqué dans l’axe, apportant du soutien à ses milieux de terrain et participant activement à la construction du jeu. À la 26e minute, il a commis une faute évitable sur Medina, offrant un coup franc intéressant aux Olympiens. Il a été très important dans les phases de constructions côté Liverpool. Wirtz est tombé sur un Rulli solide à la 62e : l’Argentin a stoppé une frappe forte à bout portant de l’Allemand. Plutôt bon encore ce soir, il a été remplacé par Curtis Jones à la 79e.

- Salah (5) : de retour de la CAN 2025, l’Égyptien a été titularisé sur son flanc droit, engageant un duel constant avec Murillo. Discret en début de rencontre, il a su se montrer dangereux à la reprise de certaines offensives, notamment lorsqu’il a dévié de l’extérieur du pied gauche un excellent centre de Frimpong, le ballon finissant juste au-dessus de la barre de Rulli. Salah a totalement manqué son extérieur du gauche à la 83, manquant l’occasion d’inscrire le 0-3. Globalement, il a été un peu plus discret lors du second acte.

- Ekitiké (7,5) : voir ci-dessus.

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