Ligue des Champions

Chelsea - PSG : les notes du match

Largement supérieur, le PSG s’est tranquillement qualifié en surclassant Chelsea à Stamford Bridge (0-3). Voici les notes de la régalade du Paris Saint-Germain, qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions.

Par La Rédaction FM
13 min.
Les Parisiens ont largement battu Chelsea @Maxppp

Transformer l’essai. Telle était la mission du PSG ce soir dans ce 8e de finale retour de Ligue des Champions. Grâce à une fin de match en trombe, le champion d’Europe avait fait le plus dur la semaine dernière en venant à bout de Chelsea (5-2). Ces trois buts d’avance devaient normalement être suffisants pour résister au retour des Anglais. Ligue des Champions, match retour à Stamford Bridge, adversaire vexé… il y avait tout de même quelques ingrédients obligeant à la méfiance. Rosenior procédait à 3 changements au coup d’envoi par rapport onze de départ du Parc des Princes (Hato, Santos et Sarr), en plus de la titularisation de Robert Sanchez, plutôt que le décrié Filip Jörgensen, officiellement forfait.

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Pas de quoi effrayer les Parisiens, qui repartaient avec la même équipe que la semaine dernière, à une différence près : Kvara était préféré à Doué. Un choix de Luis Enrique payant dès la 6e puisque sur ce long ballon de Safonov, le Géorgien profitait de l’intervention manquée de Sarr pour s’emmener le ballon et battre Sanchez d’une frappe croisée du gauche (0-1, 6e). La défense des Blues ne pouvait faire pire comme début, si ce n’est encaisser un second but… ce dont se chargeait Barcola. L’ancien Lyonnais héritait d’un ballon en retrait d’Hakimi à l’entrée de la surface pour nettoyer la lucarne tout en relâchement (0-2, 14e). Où comment tuer tout suspense en un quart d’heure de jeu.

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Chelsea dépassé dès les premières minutes

Chelsea n’avait plus le choix et tentait au moins de sauver l’honneur mais son jeu offensif devenait confus à l’approche des 30 derniers mètres. La faute à une défense parisienne très motivée et solidaire à défaut d’être intraitable. Safonov avait tout de même un peu de boulot sur quelques ballons aériens ou encore sur ce tir enroulé de Palmer (42e), tandis que Paris ne concluait pas en contre (33e, 36e, 43e). Les supporters franciliens, eux, s’en donnaient à cœur joie, à coup de "Olé" sur chaque séquence de possession. Preuve que plus pesonne ne croyait en un improbable retournement de situation, Luis Enrique faisait entrer Mayulu à la place de Joao Neves dans le but de le préserver, et Rosenior sortait le malheureux Sarr pour Acheampong, avant un triple remplacement de ses cadres à l’heure de jeu. On entendait plus que les supporters visiteurs, depuis un moment déjà.

Barcola aussi cédait sa place en raison d’une blessure à la cheville, seule ombre au tableau de cette soirée (59e). Dans la foulée, et après un arrêt déterminant de Safonov sur l’entrant Delap, Mayulu y allait de son but d’une frappe du gauche (0-3, 62e). Luis Enrique pouvait penser à la suite et faire tourner son effectif rapidement. Les deux équipes jouaient sur une sorte de faux rythme et semblaient attendre le coup de sifflet final dans un Stamford Bridge qui s’est vidé après le 3e but. Chelsea a même terminé la rencontre à dix suite à la blessure du malheureux Chalobah, visiblement gravement touché. Implacable, le PSG sera au rendez-vous des quarts de finale de la Ligue des Champions face à Galatasaray ou Liverpool.

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L’homme du match : Khvicha Kvaratskhelia (8,5) : déjà déterminant au match aller avec son doublé en sortie de banc, le Géorgien a encore été exceptionnel ce mardi. Dans tous les bons coups de son équipe, c’est lui qui a malmené Mamadou Sarr pour ouvrir le score tout en pugnacité. Choisissant la passe au bon moment ou la provocation quand il le fallait, il a fait vivre un véritable calvaire à la défense de Chelsea. Facile techniquement, il a régalé sur certains gestes ou accélérations dont lui seul a le secret. C’est encore de lui qu’est venu le troisième but parisien avec une accélération foudroyante dans le dos de la défense de Chelsea. Un match remarquable. Remplacé par Kang-In Lee (77e).

Chelsea

- Sanchez (3) : titularisé cette fois-ci, il devait impérativement faire mieux que son coéquipier Jörgensen, en grande difficulté à l’aller. Mais il n’a rien pu faire face à Kvaratskhelia dès la 7e minute (0-1), surpris par la rapidité de l’action. Pire encore, Bradley Barcola est venu nettoyer la lucarne d’un missile imparable, laissant Robert Sanchez totalement impuissant (0-2, 14e). Peu rassurant dans ses sorties, il a vécu une première période très compliquée, souvent abandonné par une défense en grande souffrance. Il s’est une nouvelle fois incliné face à Senny Mayulu à la 62e.

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- Cucurella (4) : aligné sur le flanc gauche, le champion d’Europe 2024 avec la Roja a évolué très haut en première période, fidèle à ses habitudes offensives. Mais cette prise de risque s’est retournée contre lui face au duo Hakimi-Barcola, particulièrement inspiré. Souvent dépassé dans son couloir, il a subi les transitions rapides parisiennes et n’a jamais réussi à inverser la tendance, laissant beaucoup d’espaces dans son dos. Il a été remplacé par Tosin à la 71e.

- Hato (4) : titulaire surprise à la place de Wesley Fofana, la recrue de l’été dernier manquait encore de repères à ce niveau de compétition. Comme l’ensemble de la défense, il a subi les accélérations de Barcola et Dembélé dès qu’ils touchaient le ballon. Il a toutefois tenté d’exister sur coups de pied arrêtés, avec une tête à la 42e minute qui a permis d’obtenir un corner. Défensivement, il a continuellement été pris de vitesse. Il a été décalé sur le couloir gauche en fin de seconde mi-temps.

- Chalobah (3,5) : positionné à droite de la charnière centrale, l’Anglais a été confronté à un Ousmane Dembélé très mobile et difficile à suivre. Il a eu du mal à le contenir, le Français multipliant les décrochages pour désorganiser le bloc de Chelsea. Pris de vitesse sur plusieurs situations, il n’a rien pu faire sur le but du break inscrit par Barcola (0-2, 14e). Une première période globalement subie. Chalobah a été totalement transparent en seconde mi-temps, laissant les Parisiens ultra dominer. Il est même sorti sur civière à la 85e. Un match à oublier.

- Sarr (2,5) : avec le forfait de Malo Gusto, l’ancien Strasbourgeois était titularisé dans un rôle inhabituel de latéral droit. En difficulté, il est directement impliqué sur l’ouverture du score, manquant totalement son intervention sur le long ballon de Safonov qui profite à Kvaratskhelia (0-1, 7e). Souvent mal placé et hésitant dans ses interventions, il s’est légèrement repris avant la pause en remportant un duel face au Géorgien (45e), sans pour autant rassurer. Il a logiquement été remplacé par Acheampong (4) au retour des vestiaires. L’entrant étant un vrai latéral droit de métier, mais n’a pourtant rien apporté de plus que Sarr. Il a perdu de nombreux ballons comme à la 67e.

- Caicedo (5) : habituellement assez bas sur le terrain, il a évolué très haut ce soir, presque comme un numéro 10 par séquences. Il a tenté d’apporter de l’impact et de casser les lignes, mais il s’est retrouvé trop isolé dans l’entrejeu, sans réel soutien de ses partenaires. Frustré par le manque de pressing collectif, il a multiplié les efforts défensifs et offensifs sans réussite. Une activité intéressante, mais largement inefficace. Il a tenté sa chance avec une frappe lointaine à la 73e, finalement hors cadre.

- Santos (3) : soldat habituel de Liam Rosenior depuis son passage en Ligue 1, il faisait son retour dans le onze dans un contexte délicat. Au milieu, il a été dominé par João Neves, perdant de nombreux duels et peinant à exister dans la construction. Bousculé par Barcola à la 25e minute, il a ensuite complètement manqué une passe en retrait dangereuse à la 26e, mettant Sanchez en grande difficulté. Une première période marquée par beaucoup trop d’erreurs techniques… Il a absolument disparu lors du deuxième acte, à l’image de Chelsea.

- Neto (4) : dans la tourmente lors du match aller après avoir bousculé un ramasseur de balle parisien, il a finalement pu tenir sa place ce soir. En effet, attendu après un match aller agité, il avait pourtant été l’un des rares joueurs dangereux au Parc des Princes. Mais cette fois, face à Hakimi, il est resté totalement muet. Peu servi dans de bonnes conditions, il n’a jamais réussi à créer de différences dans son couloir et a été bien contenu défensivement. Même schéma en seconde période : il a été trop esseulé et a même manqué son centre-tir à la 72e.

- Fernandez (4) : il avait à cœur de faire la différence une nouvelle fois dans un rôle avancé. Mais face au trio Vitinha–Zaïre-Emery–João Neves, il a surtout couru après le ballon. Contraint de redescendre pour défendre, il n’a jamais pu peser offensivement ni organiser le jeu comme attendu. Une première période frustrante pour l’Argentin. Trop discret, il a été remplacé par Lavia à la 60e. Le Belge s’est positionné un cran plus bas qu’Enzo Fernandez, afin d’éviter une trop grosse humiliation.

- Palmer (3,5) : déjà en difficulté à l’aller, il devait réagir devant son public. Mais il a été parfaitement muselé par Nuno Mendes, très solide défensivement. Frustré, il a beaucoup râlé, se plaignant du manque de soutien autour de lui, notamment avec Sarr derrière. Il s’est procuré une seule vraie opportunité en ouvrant son pied gauche, mais Safonov a bien repoussé. Une nouvelle première période très décevante pour le meneur anglais. Il a été remplacé par Garnacho à la 60e. L’Argentin a directement tenté sa chance avec une frappe puissante, bien arrêtée par le gardien du PSG.

- Pedro (5) : positionné en pointe, il a tenté de peser sur la défense parisienne, mais s’est heurté à un bloc solide et bien organisé. D’abord contré par João Neves (6e), il a ensuite manqué de précision dans le dernier geste (23e) avant de tomber sur Pacho (24e). Sur un long ballon, il a réussi à prendre le dessus sur Pacho, mais a buté sur un Safonov vigilant (37e). Combatif, il a aussi tenté d’obtenir un penalty avant la pause, sans succès, symbole d’une première période frustrante. João Pedro a failli relancer les siens avec une frappe enroulée, hors cadre (54e). Il a été remplacé par Delap à la 60e. L’Anglais est tombé face à Safonov quelques instants après son entrée, puis à la 77e avec une frappe molle.

PSG :

- Safonov (8) : malgré la leçon donnée par ses coéquipiers, le Russe a eu du travail ce mardi. Sollicité sur quelques interventions lors de la première demi-heure, il s’est illustré avec un arrêt spectaculaire (42e) avant une autre parade déterminante dans la foulée (43e). Au retour des vestiaires, il s’est encore mis en évidence avec des parades brillantes (60e, 64e, 76e). Un match assez incroyable du Russe qui a su conserver les cages parisiennes inviolées. En corrigeant un peu son jeu au pied, il pourrait devenir immense.

- Hakimi (7,5) : sur un côté gauche gardé par Hato et Cucurella en face, le Marocain a eu beaucoup de liberté pour aller travailler offensivement. N’hésitant pas à dédoubler dans le dos de son attaquant, l’ancien de l’Inter Milan a souvent fait les bons choix et a été redoutable dans les 30 derniers mètres. C’est d’ailleurs lui qui glisse astucieusement le ballon en retrait pour Barcola sur le deuxième but parisien. Autoritaire défensivement, il n’a pas été mis en difficulté outre mesure et a brillé avec son sens de l’interception. Il est également impliqué sur le troisième but avec une nouvelle incursion qui a profité à Mayulu.

- Marquinhos (7) : critiqué par moments, le Brésilien a été solide ce soir. Vigilant sur les offensives adverses, il a été solide face à ses adversaires et a contré de nombreuses frappes. Lucide, il n’a pas pris de risques inconsidérés à la relance. Un match solide pour le capitaine parisien qui montre, malgré une adversité décevante, qu’il en a encore sous le capot.

- Pacho (8) : quand Joao Pedro va dormir cette nuit, nul doute que le Brésilien va faire des cauchemars de Pacho. Impérial dans les duels, Pacho a enterré les rêves de remontada des Blues. Impassable, il a tantôt fait parler sa puissance et son intelligence pour prendre le meilleur sur les attaquants londoniens. Un match écœurant pour Chelsea.

- Mendes (8) : sur son côté gauche, le Portugais a fait sa loi. Dominateur comme d’habitude, il a enchaîné les aller-retours et est passé constamment sur son flanc gauche. Techniquement au-dessus, il a apporté le danger sur ses centres et sur ses envolées techniques. Dédoublant et combinant à merveille avec Vitinha et Kvaratskhelia, il a donné le tournis aux défenseurs adverses, à défaut d’être dérangé par les attaquants de Chelsea. Remplacé par Lucas Hernandez (66e), globalement peu sollicité.

- Zaïre-Emery (7) : il a beaucoup travaillé ce mardi. Pile électrique, il a toujours surgi pour déranger ses vis-à-vis et il a grandement contribué à la bataille du milieu de terrain remportée par son PSG. Et même s’il doit parfois tenter plus et montrer plus d’initiatives dans sa manière de porter le ballon, il n’a clairement pas dénoté et il a fait un superbe match dans l’ensemble.

- Vitinha (7) : comme d’habitude, l’ancien de Porto a été la caution technique de son équipe dans l’entrejeu. Soufflant le chaud et le froid, il a dicté le tempo des siens et son intelligence de jeu a eu raison de l’agressivité mal placée de ses adversaires. Très disponible, il a parfois été pris à deux par ses adversaires et a perdu quelques ballons évitables. Mais globalement, sa prestation a été très réussie à l’instar de toute son équipe.

- Neves (7,5) : dans la promenade de santé parisienne, le Portugais de 21 ans a été très utile. Avalant les kilomètres, il a constamment dérangé les milieux londoniens. Cole Palmer a passé une sale première période avec l’ancien de Benfica dans ses pattes. Toujours sûr de lui techniquement, Neves a réalisé une belle première période avant d’être remplacé à la pause par Senny Mayulu (46e, 7). Au diapason d’entrée, le milieu de terrain a montré une belle assurance technique et a été récompensé de son entrée pleine de justesse avec un superbe but du gauche (62e).

- Kvaratskhelia (8,5) : voir ci-dessus.

- Dembélé (7) : le Ballon d’Or a réalisé un match très altruiste. Précieux dans sa capacité à venir décrocher pour apporter dans le jeu, l’ancien du Barça a beaucoup dézoné et a été rayonnant dans sa qualité technique. Et même quand il a perdu le ballon pour des excès de confiance ou des envies trop présomptueuses, Dembouz a été irréprochable dans son travail défensif. Même s’il n’a pas marqué ou été décisif ce soir, le natif de Vernon a réalisé le match digne d’un vrai leader dans l’attitude. Remplacé par Gonçalo Ramos (66e) qui a beaucoup travaillé et a été utile.

- Barcola (8) : contre Hato, le joueur formé à l’OL s’est amusé. Faisant très mal dans la profondeur, il a constamment été cherché dans le dos des défenseurs. Fiable techniquement, il a souvent fait les bons choix comme la frappe qu’il a envoyée en pleine lucarne pour doubler la mise. Poison permanent pour ses adversaires, le Lyonnais a montré, sur les deux rencontres, qu’il était sûrement en train de passer un cap en Ligue des Champions. Montrant plus de justesse malgré des pertes de balle inhérentes à son jeu, il a été rayonnant jusqu’à sa sortie sur une alerte physique. Remplacé par Désiré Doué (59e), auteur d’une entrée intéressante malgré quelques pertes de balle.

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