Coupe du Roi

Coupe du Roi : le Real Madrid humilié par une D2 pour la première d’Arbeloa !

Pour sa première sur le banc du Real Madrid, Álvaro Arbeloa a vécu un cauchemar : les Merengues, dominants en possession, se font éliminer dès les huitièmes de finale par Albacete (3-2), 17e de deuxième division, montrant des lacunes inquiétantes dans tous les secteurs du jeu.

Par Allan Brevi
3 min.
Alvaro Arbeloa, l'entraineur des U19 du Real Madrid @Maxppp

Ce mercredi soir, Albacete accueillait le Real Madrid pour les huitièmes de finale de la Coupe du Roi, dans un contexte particulier pour les Madrilènes. Pour sa grande première sur le banc, Álvaro Arbeloa a effectué plusieurs changements par rapport à la dernière composition de Xabi Alonso, donnant notamment sa première titularisation à David Jiménez sur le flanc droit et alignant le jeune Cestero en sentinelle. En attaque, Mastantuono accompagnait Gonzalo et Vinicius, Mbappé étant forfait. Tandis que la défense centrale associait les deux jeunes Espagnols Asencio et Huijsen, alors que Lunin gardait les cages. Du côté d’Albacete, 17e de Segunda División, Alberto González optait pour un 5-3-2 resserré, avec pour mission de contenir l’armada madrilène. Le Real devait impérativement réagir après sa défaite face au Barça (3-2) en finale de Supercoupe d’Espagne, laissant donc à Vinicius une grande part des responsabilités.

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Pour sa grande première sur le banc du Real Madrid, Álvaro Arbeloa (230 matchs sous le maillot madrilène) a vécu une première mi-temps plutôt compliquée. Albacete, bien en place dans un bloc compact et organisé, a mis à mal les Madrilènes. Mastantuono, sur le côté droit, n’a pas réussi à peser et a souvent été contraint de jouer en retrait, bloqué par un Daniel Bernabéu efficace. "Vini", lui aussi, a été cantonné bas sur son couloir gauche et n’a jamais vraiment trouvé l’espace pour faire la différence. Les erreurs techniques se sont multipliées, à l’image d’un contrôle manqué de Mastantuono en fin de période, et le Real a même concédé l’ouverture du score… Sur un corner parfaitement tiré par Lazo, Villar a catapulté le ballon de la tête à la 42e minute (1-0). Heureusement pour la Casa Blanca, juste avant la pause, un cafouillage dans la surface a permis à Mastantuono de remettre les deux équipes à égalité (1-1). Les joueurs du Real Madrid sont rentrés au vestiaire le visage fermé.

Un Real Madrid très (très) inquiétant

En début de seconde période, les joueurs du Real Madrid ont tenté de montrer un visage plus ambitieux, privilégiant un jeu plus propre et fluide, à l’image d’un Vinicius beaucoup plus entreprenant sur son côté gauche. Malgré cette initiative, ils ont continué à souffrir face à un Albacete combatif, qui misait sur des contres rapides. Fran García a dû intervenir à deux reprises, à la 55e et à la 59e minute, pour préserver le score nul et maintenir son équipe dans le match. Le jeune Dean Huijsen a écopé du premier carton jaune de la rencontre pour une grosse faute à la 64e. Arbeloa a choisi de faire entrer du sang neuf en défense, en remplaçant García par Camavinga sur le flanc gauche et Huijsen par David Alaba dans l’axe (65e).

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Malgré une possession écrasante autour de 78%, le Real Madrid a vécu une fin de match cauchemardesque et un scénario que personne n’aurait pu imaginer pour les débuts d’Álvaro Arbeloa. À la 80e minute, les locaux se sont créés deux occasions franches : Lunin a d’abord sauvé les siens avant de céder face à une frappe puissante de Jefté Betancor sur corner (2-1). Ce revers a mis en lumière les lacunes criantes de l’équipe, tant offensivement que défensivement. Même des joueurs expérimentés comme Vinícius ont été dépassés par des adversaires jeunes et méconnus, à l’image du latéral de 23 ans Lorenzo Aguado. Gonzalo García a toutefois égalisé sur un corner, offrant un bref répit pour le Real, permettant de sauver un 2-2 temporaire grâce à la tête du jeune Espagnol.

Mais la catastrophe a frappé dans les dernières secondes du match : à la 94e minute, Jefté Betancor a donné l’avantage définitif à Albacete (3-2), éliminant le Real Madrid dès les huitièmes de finale de la Coupe du Roi face à une équipe de D2. Le stade s’est enflammé, et pour le club madrilène, c’est un symbole fort : Arbeloa hérite des pires débuts possibles, et le chantier est immense… Ce soir, le Real Madrid a encore été méconnaissable, humilié sur tous les plans et la crise est officiellement déclarée. L’ombre du président Florentino Pérez plane déjà sur l’avenir du nouvel entraîneur, qui aura beaucoup plus qu’un simple travail à mener pour redresser une équipe complètement désorientée.

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