Tombeur de l’OGC Nice (0-4), ce samedi, le Paris Saint-Germain a récupéré son fauteuil de leader. Voici les notes du match.
Quatre jours après son succès éclatant à Stamford Bridge contre Chelsea en Ligue des Champions (0-3), le Paris Saint-Germain s’est largement imposé sur la pelouse de l’OGC Nice (0-4) pour reprendre la tête de la Ligue 1. Une rencontre que les Parisiens ont disputée sans Barcola, Neves et Ruiz, blessés, ni Hakimi, suspendu. Luis Enrique en a également profité pour faire tourner, laissant ainsi Marquinhos et Dembélé sur le banc et titularisant Hernandez, Lee, Mayulu et Doué dans son 4-3-3. Nuno Mendes, habituel latéral gauche, se retrouvait plus haut aux côtés de Kvaratskhelia et de Doué en attaque. En face, Claude Puel alignait un 5-3-2 avec notamment la première titularisation de Youssouf Ndayishimiye, depuis avril dernier 2025 et une victoire niçoise… face au PSG. Elye Wahi et Sofiane Diop étaient positionnés dans une attaque à deux.
Très rapidement, le PSG a mis le pied sur le ballon et a attendu la 12e minute pour se procurer un premier frisson. Trouvé dans le demi-espace côté gauche, Doué se retournait pour servir Kvaratskhelia dans la surface, qui buta sur le Diouf. Le gardien sénégalais était encore décisif face au Géorgien, quelques instants plus tard (19e). Dépassés durant la globalité de la rencontre, Nice s’est toutefois créé une belle opportunité avec un centre de Clauss pour Wahi, qui loupa son contrôle (35e). L’une des rares opportunités azuréennes face à un PSG qui a multiplié les assauts, avec Kvara encore à la baguette, mais dont la tête était stoppée quasiment sur sa ligne par Juma Bah (37e). Un sauvetage qui n’a fait que retarder l’échéance, puisque trois minutes plus tard, le Gym concédait un penalty à la suite d’une main de Sanson. Malgré les contestations de ce dernier et de ses coéquipiers, M. Delajod a validé sa décision et Nuno Mendes prenait parfaitement à contre-pied Yevhann Diouf pour l’ouverture du score (42e s.p, 0-1).
Le PSG en patron
En seconde période, la formation parisienne est repartie de l’avant d’entrée et a réalisé le break, à l’issue d’un bon mouvement sur le côté gauche entre Kvaratskhelia, Mendes et Doué (49e, 0-2). Pour ne rien arranger du côté de la formation de Claude Puel, les Niçois ont été réduits à dix contre 11, à la suite d’un tacle appuyé de Ndayishimiye sur Lee (61e). En infériorité numérique, les Aiglons ont subi la loi des Parisiens, qui ont appuyé sur l’accélérateur en fin de partie.
Après un bon ballon d’Ousmane Dembélé, Dro Fernández débloquait son compteur but avec le PSG pour sceller la victoire des Parisiens (81e, 0-3). Quelques minutes plus tard, Warren Zaïre-Emery reprenait un centre de la droite de la part de Beraldo pour corser l’addition et valider la 19e victoire du PSG en championnat cette saison. Avec ce succès, le club de la Capitale reprend la tête de la Ligue 1 avec un point d’avance sur Lens et un match en retard à disputer contre Nantes. De son côté, Nice est 15e, à cinq points du barragiste, Auxerre.
- L’Homme du Match : Nuno Mendes (7,5) : habituel piston gauche du PSG, le Portugais a évolué un cran plus haut face aux Aiglons. Davantage concentré sur ses tâches offensives, il a apporté sa percussion habituelle. C’est surtout lui qui débloquait la situation sur penalty en croisant parfaitement sa frappe (42e). Au retour des vestiaires, il était encore décisif en s’infiltrant dans la surface niçoise avant d’offrir un caviar à Doué (49e). Dans tous les bons coups et menace permanente pour les Aiglons, il a été le joueur le plus décisif ce samedi soir. Remplacé par Dro (76e), auteur de son premier but sous ses nouvelles couleurs après un enchaînement parfait sur un service de Dembélé.
OGC Nice
- Diouf (4) : le portier sénégalais s’est montré décisif avant le premier quart d’heure de jeu. Sur une frappe croisée de Kvaratskhelia, il s’est subitement interposé, prenant rapidement confiance (12e). Puis, quelques instants plus tard, le Géorgien a récidivé, mais le rempart était là pour sauver les meubles, encore une fois (20e). Avant le retour aux vestiaires, il ne peut rien faire pour empêcher Nuno Mendes d’inscrire le premier but de la soirée, étant pris à contre-pied sur penalty (42e). Après la pause, Doué le sanctionne sèchement, avec une frappe étincelante, un second but sur lequel il ne peut pas intervenir (49e). Puis, ses partenaires l’ont totalement abandonné. Dro et Warren Zaïre-Emery ont participé à la fête en fin de rencontre, laissant le gardien dans une ombre totale (81e, 85e).
- Clauss (4) : le piston droit des Aiglons a fait du bon boulot durant la première période. Bien en jambes dans son couloir, celui-ci s’est montré disponible dans les transitions et les décalages. Présent pour fluidifier le jeu dans sa zone, il a fait les efforts en allant vers l’avant. Le numéro 92 a parfois semblé en retard sur les assauts parisiens, mais il a essayé de s’imposer dans les duels. Auteur de nombreux centres, fuyants ou précis dans certaines situations, il n’a pas hésité à imposer son caractère (45+2). Cependant, la suite de sa soirée a été bien plus douteuse, tant les siens se sont fait peur. Le défenseur est resté fébrile, et a même laissé Warren Zaïre-Emery marquer un quatrième but (85e).
- Mendy (3) : positionné dans la charnière centrale face aux joueurs de la capitale, le défenseur a réalisé une première période intense, mais ce n’est pas vraiment illogique, tant les hommes de Luis Enrique ont insisté dans sa zone. Devant Kvaratskhelia, il fallait rester debout, notamment face à ses crochets, mais l’arrière garde n’a pas beaucoup tremblé. Cependant, ses adversaires lui ont ensuite fait vivre une rencontre délicate, et il n’a pas été l’élément le plus accrocheur durant le second acte. Dro l’a d’ailleurs découragé, quand celui-ci enfonçait le clou avec justesse dans son antre (81e).
*- Dante (3) : le capitaine de la formation niçoise n’a pas été le plus solide, mais a tout de même voulu afficher son statut de patron pendant les premières minutes. Chahuté par les Parisiens, il a dû se montrer impactant, et c’est ce qu’il a fait dans les airs. Peu convaincant balle au pied cependant, il s’est plus appliqué sur les têtes. Puis, le joueur de 42 ans a montré quelques difficultés dans les retours, comme s’il manquait de fraîcheur pour empêcher les frappes adverses. Cela s’est vu durant le second acte, notamment lorsque Doué est rentré dans la surface de réparation pour inscrire le second but parisien (49e). Remplacé par Ali Abdi (71e).
- Bah (3,5) : aux côtés de Mendy et Dante en défense centrale, le joueur de 19 ans n’a pas traîné à être inquiété en première période. Devant Doué et Kvaratskhelia, celui-ci a dû se montrer vigilant, et ce, sans l’aide de son capitaine (19e). Par ailleurs, lorsque Kvaratskhelia pensait ouvrir le score, le jeune Niçois a placé son pied pour empêcher le ballon d’aller dans les filets de son portier. Un geste de classe qui a sauvé les siens avant la pause (38e). Mais, les Parisiens ont imposé leur jeu au fil de la partie, et il n’a pas été percutant. Sur le second but du PSG, il est dans le brouillard, tout comme l’autre défenseur brésilien de Nice (49e). Sa fin de rencontre a totalement été manquée, et ce, après une humiliation.
- Bard (4,5) : le piston gauche, buteur contre Angers il y a une semaine, a réalisé une première période de haut niveau. Tout comme Clauss à l’opposé, celui-ci s’est montré dynamique et insistant. Capable de se montrer efficace dans les circuits de passes, il a été important dans les relances, notamment lorsque le ballon frottait la ligne de touche dans sa zone. Quand le jeu était à droite, celui-ci n’a pas réfléchi pour rentrer dans l’axe. Avant le retour aux vestiaires, le défenseur saute au-dessus des Parisiens, mais sa tête n’est pas assez précise (45+2). Tout comme Clauss, il s’est fait tout petit en seconde période. Incapable de trouver des solutions.
- Sanson (6) : placé dans l’entrejeu, l’expérimenté tricolore s’est montré dynamique dès l’entame. Alors que les Parisiens se faisaient surprendre en contre-attaque, celui-ci est parti dans le camp adverse à toute vitesse, et Mayulu l’a accroché pour l’empêcher de filer au but (15e). Puis, l’architecte a continué à prendre les espaces, tout en créant des décalages, malgré le pressing et les faibles possibilités qui se présentaient à lui. Avant la pause, il n’a pas eu de difficultés à dynamiser le jeu, et ce, sous pression. Or, il est coupable d’une main dans sa surface et offre un penalty à Nuno Mendes (42e). Après cela, il a perdu du rythme, notamment suite à l’exclusion de Ndayishimiye, qui a freiné les espoirs des locaux (61e). Sa soirée a donc été assombrie progressivement.
- Boudaoui (4) : l’Algérien de 26 ans prenait place dans le cœur du jeu face aux Parisiens. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ses intentions ont étés claires lors du premier acte. En allant de l’avant avec Sanson, tout en se déplaçant intelligemment entre les visiteurs, celui-ci a pris de la confiance à tous les étages. De moins en moins disponible après la pause, il a tout de même essayé d’installer du rythme dans le camp adverse (69e). Mais, comme chaque milieu de terrain en manque de repères devant les Parisiens, celui-ci a perdu de la fraîcheur et a couru dans le vide durant les trente dernières minutes.
- Ndayishimiye (3) : avec son numéro 55 dans le dos, le milieu de terrain refaisait surface à l’Allianz Riviera plus d’un an après son dernier match. Par ailleurs, il est passé tout proche de l’ouverture du score sur sa pelouse. Après un coup franc de Clauss, le Burundais a voulu placer sa tête dans la surface de Safonov mais a manqué de justesse et de timing (17e). Il est resté un peu plus discret que ses partenaires dans les phases de jeu qui ont suivi. Peu étincelant, à l’inverse de Sanson, celui-ci a montré du calme et non de la folie pour aider les siens à revenir. Juste après l’heure du jeu et un appel du VAR pour son tacle dangereux sur Kang-In Lee, il s’est fait exclure. Un retour aux vestiaires brutal et une tête basse (61e).
- Diop (5,5) : placé en pointe en compagnie de Wahi, le Marocain s’est montré virevoltant lors des quarante-cinq premières minutes. Non pas devant les buts, même si son job était de secouer les défenseurs parisiens, mais dos au jeu et surtout au milieu de terrain. Disponible dans sa moitié de terrain, il est descendu très bas pour aider les siens en contre-attaque. Tel un pivot, il a rythmé les possessions des Aiglons lorsque les visiteurs optaient pour un bloc haut. Ensuite, le doute a commencé à s’installer dans sa tête, car le PSG montait en puissance. Il n’a même pas eu le temps de profiter de sa fraîcheur jusqu’au bout de la soirée. Remplacé par Kaïl Boudache (65e).
- Wahi (3,5) : buteur et passeur décisif face à Angers la semaine passée, l’attaquant niçois devait répondre présent face au second du championnat. Moins présent que l’autre attaquant des Aiglons (Diop), celui-ci a pris du temps pour rentrer dans son match. Cependant, il a réussi à décrocher bas à quelques reprises. Sans se faciliter la tâche puisqu’il était bloqué par le bloc haut des Parisiens, il a tout de même essayé de s’imposer avec son jeu de corps. Après la pause, il a effectué un excellent appel de balle, mais il n’a pas profité de son temps d’avance pour être concluant devant les cages parisiennes (57e). Sa soirée a finalement été écourtée. Remplacé par Kevin Carlos (72e).
PSG
- Safonov (5) : devenu titulaire numéro 1 indiscutable au poste de gardien de but, le Russe n’a pas eu grand-chose à faire dans ce match comptant pour la 27e journée de Ligue 1. Serein sur la frappe écrasée de Diop (31e), il a ensuite contrôlé les offensives niçoises malgré quelques phases arrêtées dangereuses.
- Hernandez (5) : appelé par Didier Deschamps pour la prochaine tournée américaine, l’international français prenait place dans le couloir gauche de la défense parisienne. Face aux montées de Clauss, il a beaucoup souffert et le danger est souvent venu de son côté. Moins inquiété en seconde période, il a retrouvé un peu de sérénité.
- Zabarnyi (7) : préféré à Marquinhos, préservé pour cette rencontre, le défenseur ukrainien a fait preuve d’une belle autorité, notamment dans les airs. Auteur d’une tête piégeuse, obligeant Diouf à la claquette (22e), il gênait Wahi, en position idéale pour ouvrir le score (36e). Un match très sérieux pour le transfuge de Bournemouth, qui n’a jamais tremblé.
- Pacho (6) : pilier de la défense parisienne depuis son arrivée dans la capitale, l’Équatorien a globalement bien tenu son rang. S’il a parfois commis quelques relances hasardeuses, il n’a jamais failli face à la mobilité de Wahi. Dans la dernière demi-heure, il a profité de la supériorité numérique du PSG pour contrôler sereinement.
- Zaïre-Emery (7) : de retour dans un rôle de piston droit hybride en l’absence d’Hakimi, suspendu, WZE a surtout évolué dans l’entrejeu, apportant le surnombre. Auteur d’une première frappe contrée (9e), il a bien travaillé pour l’équilibre collectif. Son intensité, ses percussions et son sérieux défensif ont aidé le PSG à se sortir d’un match piège. Il aurait même pu s’offrir une passe décisive si Doué n’était pas tombé sur Diouf (63e). Servi par Beraldo et opportuniste, il participait finalement à la fête en toute fin de match (85e). Un vrai bon match.
- Vitinha (7,5) : maître à jouer de ce PSG version Luis Enrique, le Portugais a confirmé son importance du côté de l’Allianz Riviera. Dans un rôle de sentinelle, il n’a pas commis d’erreurs individuelles et a une nouvelle fois porté les siens dans la construction du jeu. Légèrement plus haut sur le terrain après l’entrée en jeu de Beraldo, il a continué de briller. Imprenable dans les petits espaces, il a parfaitement dicté le tempo, à l’image de cette nouvelle passe tranchante menant au troisième but francilien. Le véritable métronome de cette équipe.
- Lee (5,5) : utilisé comme joker de luxe ces derniers mois, l’ancien joueur de Majorque a, cette fois-ci, profité du forfait de João Neves pour intégrer le onze de départ. Mobile au milieu de terrain, il a brillé par sa justesse technique et ses renversements souvent bien sentis. Plus discret au fil des minutes, il était toutefois à l’origine du rouge reçu par Ndayishimiye, coupable d’une grosse semelle sur le Sud-Coréen (61e). Remplacé par Ousmane Dembélé (64e), qui a cru offrir une passe décisive à Kvara avant de voir le drapeau se lever pour une position de hors-jeu. Il offrait finalement à Dro son premier but avec Paris (81e).
- Mayulu (non noté) : buteur à Stamford Bridge lors du 8e de finale retour de Ligue des Champions mardi soir, le Titi parisien a vécu un début de match assez compliqué. Peu trouvé et rapidement averti après un accrochage sur Sanson (16e), il voyait sa soirée tourner au cauchemar juste avant la pause. Touché au mollet, il cédait sa place à Beraldo (42e, 6,5). Positionné devant la défense, le Brésilien s’est montré très à l’aise. Rarement pris dans le duel et précis dans ses transmissions, il a participé à l’emprise parisienne au milieu et s’est vu récompensé d’une passe décisive sur le gong. Une alternative intéressante.
- Mendes (7,5) : voir ci-dessus
- Doué (7) : en l’absence de Bradley Barcola, forfait pour les prochaines semaines, le crack parisien était lui chargé d’animer l’aile droite de l’attaque parisienne. Assez discret en début de match, il est progressivement monté en puissance. Juste techniquement, il offrait un caviar à Kvaratskhelia (37e) avant de provoquer le penalty (généreux) de l’ouverture du score (41e). Après la pause, il profitait du service de Mendes pour crucifier Diouf d’une frappe chirurgicale (49e). Il oubliait Kvara pour le but du 3 à 0 avant de buter sur Diouf (63e). Pas toujours altruiste, il était tout proche du doublé, mais sa tentative fuyait le cadre niçois (70e). Un match plein d’envie, malgré quelques situations mal gérées. Remplacé par Ramos (76e).
- Kvaratskhelia (7) : éblouissant lors de la double confrontation face à Chelsea, le Géorgien évoluait dans un rôle inédit de faux numéro 9, Dembélé débutant cette rencontre sur le banc. En manque de repères à ce poste lors des premières minutes, il déclenchait malgré tout la première frappe cadrée de ce match sur un bon service de Doué (12e). De plus en plus en vue, il était ensuite tout proche d’ouvrir le score, mais sa frappe croisée frôlait le montant opposé de Diouf (20e). Servi par Doué, il pensait libérer les siens, mais sa tête était sauvée in-extremis par Bah (37e). N’hésitant pas à décrocher pour participer au jeu, l’ancien du Napoli initiait ainsi l’action menant au second but parisien. Son pressing a également largement pesé sur la défense du Gym. Servi par Dembélé, il aurait pu participer à la fête, mais son but était refusé pour une position de hors-jeu (69e). Remplacé par Mbaye (76e).