La FFF publie le classement des meilleurs centres de formation de France

La FFF a publié hier le classement des meilleurs centres de formation de l'hexagone. Le PSG, l'OL, Monaco, Rennes et Toulouse sont dans le haut du panier.

Houssem Aouar et Eduardo Camavinga lors d'un Stade Rennais - OL
Houssem Aouar et Eduardo Camavinga lors d'un Stade Rennais - OL ©Maxppp

Depuis quelques années, la Fédération Française de Football publie un rapport annuel établissant un classement des centres de formation de nos clubs professionnels. Ces établissements sont les viviers de notre football national et, pour la plupart des clubs, une ressource financière précieuse puisque la qualité de la formation hexagonale est reconnue un peu partout dans le monde. Une fois formés, de très nombreux joueurs sont revendus à l'étranger et permettent à leur club formateur de récupérer un retour sur investissement. Cet été 2021 n'y échappera pas, surtout en temps de crise.

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Alors pour évaluer ces centres, la fédération s'est appuyée sur 5 critères : la professionnalisation (le nombre de joueurs allant des U16 aux U23 passés sous contrat professionnel avec leur club formateur), le temps de jeu en équipe première, les sélections nationales (des U17 à l'équipe nationale A), la scolarité (le niveau de diplôme obtenu par le joueur formé au club) et la représentation européenne (minutes jouées dans le championnat domestique et en coupes d'Europe multipliées par le coefficient UEFA du club dans lequel le joueur évolue actuellement). Ce classement complet est disponible ici sur le site de la FFF.

Le PSG, l'OL, Monaco, Rennes et Toulouse se distinguent

Sacré les deux dernières années meilleur centre de formation, après six ans de règne de l'OL, le PSG occupe toujours le haut du classement, comme son concurrent lyonnais, le Stade Rennais, l'AS Monaco et Toulouse. En cette saison 2020/2021 qui vient de s'achever, ces 5 clubs sont les seuls à avoir reçu la note globale de 4 étoiles. Dans le détail, l'OL est exemplaire dans la professionnalisation (4 étoiles), les sélections nationales (5 étoiles) ou encore la représentation européenne (5 étoiles) mais pèche dans la scolarité (1 étoile).

Pour le PSG, très bien noté dans les critères de professionnalisation (5 étoiles), les sélections nationales (5 étoiles) et la représentation européenne (5 étoiles), c'est le temps de jeu obtenu en équipe première (1,5 étoile) qui fait redescendre sa note générale. C'est d'ailleurs ce manque de confiance accordé par l'équipe première aux jeunes du Camp des Loges qui est évoqué lorsque ces derniers décident de quitter rapidement leur club formateur. Pour Monaco, le Stade Rennais et Toulouse, les notes sont plus équilibrées dans leur ensemble même si la représentation européenne fait un peu défaut au TFC par exemple, ou encore le temps de jeu en équipe première pour l'ASM.

L'OM se défend, aucun jeune formé au club pour le LOSC la saison du titre

Et l'OM dans tout ça ? Souvent critiqués pour ne jamais sortir de jeunes, les Olympiens ont un peu corrigé le tir ces dernières années (Kamara, Lopez, Perrin). Avec deux-étoiles et demi en note globale, Marseille est encore derrière des centres de formation très reconnus comme Le Havre (3,5 étoiles), Caen (3,5 étoiles), Lens (3,5 étoiles) ou encore Sochaux (3 étoiles) mais progresse, en témoigne sa note dans le critère de professionnalisation (3,5), soutenue par les très nombreux contrats professionnels signés ces derniers mois, et en scolarité (96% de taux de réussite au bac cette année, soit 25 jeunes, plus haut total en France après les 27 de Toulouse).

Enfin, les clubs les moins bien classés, le Paris FC, Clermont et Dijon ont tous reçu une étoile en bilan général. Ces derniers ne sont pas représentés ou presque en sélections nationales et ne possèdent pas encore un centre de formation suffisamment développé pour performer. Il est également à noter que le LOSC, champion de France en mai dernier, et noté 2,5 étoiles, obtient un zéro pointé en termes de temps de jeu en équipe première. On peut en déduire que les jeunes Dogues sont victimes de la politique de trading du club d'acheter des joueurs souvent en post-formation (entre 18 et 21 ans). Ils n'ont pas eu leur chance la saison du titre.

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