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Loin du fiasco français, DAZN signe un deal à 5,25 milliards d’euros avec LaLiga

Diffuseur éphémère de la Ligue 1, DAZN (et Movistar+) a conservé les droits TV du championnat espagnol pour la période 2027-2032. Un mariage à trois prolongé en échange d’un chèque d’une valeur de 5,25 milliards d’euros.

Par Matthieu Margueritte
4 min.
Un micro de DAZN @Maxppp

À l’heure où la LFP tente de se relever après sa gestion piteuse des droits TV de la Ligue 1, elle sera ravie d’apprendre que son homologue espagnol s’est mise en couple avec son ex, DAZN. Pour rappel, la plateforme britannique avait passé un contrat avec la LFP pour diffuser huit matches de L1 (sur 9) moyennant un chèque de 400 M€ par an. Un deal qui a tourné au fiasco puisque les deux parties ont depuis divorcé après seulement une saison et la LFP a lancé sa propre chaîne, Ligue 1+. Pas de quoi refroidir DAZN.

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Une affaire à plus de 6 milliards pour LaLiga

Le média s’est refait la cerise en décrochant le contrat de diffuseur de la Coupe du Monde de la FIFA et aujourd’hui, il vient de verrouiller sa présence en Espagne en prolongeant l’un des championnats les plus prestigieux d’Europe. Après avoir conservé les droits TV de la Ligue des Champions en échange de 366 M€ par an, Movistar+ vient en effet de rafler la mise des droits TV de Liga pour la période 2027-2032, en compagnie de DAZN. En clair, chacun des opérateurs aura droit à 5 matches par journée. De plus, DAZN et Movistar+ alterneront également les «premiers choix» chaque week-end. En clair, DAZN est assuré d’avoir chaque semaine, soit le match du Real Madrid, soit celui du FC Barcelone, mais partagera les affiches géantes avec l’autre diffuseur. L’information a été officiellement confirmée par la Ligue espagnole.

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«La LALIGA a conclu aujourd’hui avec succès le processus de commercialisation des droits résidentiels/domestiques de la LALIGA EA SPORTS en Espagne pour le cycle 2027/28-2031/32, atteignant une valeur totale de plus de 5,25 milliards d’euros. Ce résultat représente une augmentation totale de 6 % par rapport au cycle précédent (2022-2027), qui s’élevait à 4,95 milliards d’euros, Telefónica et Dazn renouvelant l’attribution de 5 matchs par journée pour chaque opérateur pendant cinq années supplémentaires», peut-on lire sur le communiqué publié par la Ligue espagnole. Une excellente nouvelle pour Javier Tebas, d’autant que LaLiga a négocié un deal d’une valeur totale de 6,135 milliards d’euros (+9% par rapport à la période 2022-2027) si l’on inclut les droits TV de la D2 espagnole (35 M€/ an, +40%) et ceux de La Liga diffusée dans les bars (130 M€/an, +30%).

Le gros coup de Tebas

« Dans un contexte national et international complexe, avoir assuré une croissance globale de 9 %, soit plus de 500 millions de plus que lors du cycle précédent, est une excellente nouvelle pour la viabilité économique de nos clubs et pour l’avenir du football professionnel espagnol, qui obtiendra des revenus provenant des droits nationaux supérieurs à 6,135 milliards d’euros. À un moment où de nombreux championnats perdent de leur valeur, le fait que LaLiga continue de croître et atteigne des sommets historiques est particulièrement important. Ce résultat reflète la solidité de notre produit et la confiance des opérateurs, largement favorisée par notre lutte déterminée contre le piratage, qui a permis d’augmenter le nombre d’utilisateurs des opérateurs, et par les efforts des clubs pour améliorer en permanence les contenus audiovisuels, offrant ainsi la meilleure expérience possible aux supporters », a indiqué Tebas.

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Avec ce deal, l’Espagne conforte sa place de dauphin de la Premier League Avec ce nouveau deal sécurisé à hauteur de 1,2 milliard d’euros par saison (droits domestiques uniquement), LaLiga confirme son statut de «best of the rest». Si la Premier League reste intouchable (plus de 2 milliards d’euros par an pour la période 2025-2029), Javier Tebas réussit le tour de force de maintenir les revenus espagnols à un niveau très élevé, loin devant la Bundesliga (1,121 milliard par an, mais que sur quatre ans) et la Serie A. Une stabilité financière qui contraste violemment avec l’instabilité chronique des droits TV en France, où la Ligue 1 peine encore à valoriser son produit à sa juste valeur.

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