Strasbourg - PSG : les notes du match

Opposé à Strasbourg en clôture de cette 20e journée de Ligue 1, le PSG s’est imposé à La Meinau (1-2), malgré son infériorité numérique, à 15 minutes de la fin. Voici les notes de ce match.

Par La Rédaction FM
14 min.
Strasbourg @Maxppp

Des buts, de l’intensité, des gestes de classe, des actions collectives sublimes. Le choc opposant le Racing Club de Strasbourg au Paris Saint-Germain, ce dimanche soir, pour refermer la 20e journée de Ligue 1, a tenu toutes ses promesses. Tenu en échec par Newcastle en milieu de semaine, le club de la capitale avait pourtant débuté de la meilleure des manières sur la pelouse de la Meinau. Organisés en 4-3-3 avec Safonov dans les buts et une attaque composée de Mbaye, Barcola et Mayulu, les hommes de Luis Enrique s’en remettaient d’abord à leur dernier rempart. Après une faute de main de Marquinhos dans sa propre surface et sous les yeux de Chevalier, le gardien russe du PSG sortait le grand jeu en repoussant le penalty puissant de Panichelli (21e).

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Sur la séquence suivante, les Rouge et Bleu trouvaient la faille… Sur un ballon anodin, Barcola, lancé en profondeur, profitait de la relance totalement manquée de Sarr pour contrer le cuir. Opportuniste, Mayulu terminait finalement au près d’une frappe croisée du gauche (0-1, 22e). Sonné, mais loin d’être résigné, Strasbourg repartait à l’attaque et réagissait dans la foulée. Au terme d’un mouvement collectif exceptionnel, Guéla Doué, servi par Chilwell, relançait les siens sous les yeux de son frère Désiré (1-1, 27e). Un duel haletant qui débouchait sur un score nul à la pause.

Le PSG reprend la première place devant Lens

Au retour des vestiaires, les débats étaient toujours aussi animés. Si Mbaye cédait sa place à Doué, le PSG peinait face à la grinta des Strasbourgeois, mais continuait de pousser. Trouvé dans la surface, Doué enroulait parfaitement, mais le ballon flirtait avec le poteau opposé de Penders (56e). Sur l’action suivante, Hakimi, servi en retrait par Mendes, ratait le cadre (57e). Déterminé à empocher les trois points, Luis Enrique lançait alors Kang-In Lee et Dembélé mais le score ne bougeait toujours pas. Si Doué continuait de faire des différences dans son couloir, le RCSA se montrait rigoureux sur le plan défensif.

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Peu à peu, le rythme retombait et les Parisiens subissaient un nouveau coup du sort. Coupable d’une vilaine semelle sur Panichelli, Hakimi était exclu après visionnage des images (75e). Dans le dernier quart d’heure, Strasbourg tentait de profiter de sa supériorité numérique, mais butait sur la défense francilienne ou manquait de précision dans le dernier geste. Et ce qui devait arriver arriva… Sur un centre parfait de Zaïre-Emery, Mendes surgissait au second poteau et trompait le portier alsacien de la tête (1-2, 81e). Un but libérateur permettant au PSG de sécuriser une nouvelle victoire (2-1). Au classement, les Parisiens reprennent la tête avec deux longueurs d’avance sur le RC Lens. Strasbourg reste 7e.

L’Homme du match - Pacho (6,5) : le roc équatorien avait fort à faire face au deuxième meilleur buteur du championnat, Joaquín Panichelli. Dans ce duel accroché, il est resté solide et concentré, excepté sur le but de Doué où il est trop loin de l’Argentin, redescendu pour participer au jeu. Pour le reste, il a globalement réalisé un bon match avec plusieurs bonnes couvertures et des duels remportés contre un Panichelli. Si la forme de ses partenaires en défense varie de match en match, lui reste toujours constant depuis le début de la saison.

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Strasbourg

- Penders (4,5) : malheureux, mais surtout surpris sur le premier but parisien, le portier n’a rien pu faire devant le jeune Mayulu (27e). Malgré quelques frayeurs provoquées par les Parisiens dans sa surface ensuite, il n’a pas eu de grands arrêts à réaliser en première période. C’est seulement au retour des vestiaires que le Belge a eu des suées, notamment devant Doué et Neves (54e, 60e). Puis, sur le but de Mendes, tout s’est écroulé. Ses filets ont tremblé alors qu’il s’est beaucoup trop avancé devant sa ligne. Le portier a vu le défenseur portugais marqué d’une tête affirmée, reprenant l’avantage avec une certaine logique (81e).

- Doué (6) : bien aligné avec ses partenaires sur sa pelouse, il a été capable de prendre ses responsabilités avec des remontées de balles intéressantes. Le pressing effectué par ses adversaires ne l’a pas déstabilisé dans les premières minutes de ce choc. Cependant, c’est lui qui a permis aux Parisiens de trouver des espaces dans son dos, même si le but concédé ne vient pas de lui. Il s’est mué en avant-centre quelques minutes plus tard pour conclure une superbe action collective, en se jetant dans la surface de réparation. Celui-ci a donc permis aux Strasbourgeois d’égaliser aussitôt (27e). Face à son frère en seconde période, il a essayé de le déstabiliser avant de se faire refroidir par de quelconques dangers.

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- Sarr (4) : tout comme sa charnière, le Sénégalais n’a pas été réellement inquiété en première période, mais il est à l’origine de l’ouverture du score parisienne avec ce dégagement contré par Barcola. Sur le second but parisien, il a été complètement en retard, et a donc laissé son gardien seul devant Mendes. Sur cette action, il n’a évidemment pas été le seul fautif. Une dernière prestation loin d’être aboutie pour le capitaine strasbourgeois avant de sans-doute rejoindre Chelsea.

- Doukouré (4) : placé au cœur d’une défense à trois, l’arrière central a été appliqué dans ses relances et a communiqué avec ses coéquipiers pour laisser son portier dans un canapé en première mi-temps. Malgré le but parisien inscrit par Mayulu, il a pu souffler et apporter un équilibre mental à sa troupe durant de longues minutes. Lorsqu’il n’avait pas de solutions, il a cherché de longues passes dans l’intervalle. Cependant, il s’est laissé aller dans les dernières minutes de la partie. Celui-ci n’a pas pu stopper les entrants de Luis Enrique.

- Chilwell (6) : avec sa fameuse tunique bleue, comme il y a quelques saisons à Chelsea, le défenseur s’est montré impliqué dans son couloir fauche. Sa régularité et son expérience ont bien été présentes en première période. Pourtant confronté à de jeunes parisiens assoiffés par le but, il a été solide et exemplaire dans ses duels. C’est d’ailleurs lui qui se démène avant la demi-heure de jeu pour envoyer un centre parfaitement maîtrisé à Doué, grâce à un sprint flamboyant (27e). Ensuite, la partie a semblé échapper aux siens, et il est finalement parti sur le banc. Remplacé par Samuel Amo-Ameyaw (83e).

- El Mourabet (5) : sans pression dans ses relances, il a effectué un travail dans l’ombre avec une superbe justesse technique. Il a également proposé de belles transitions, en étant capable de se défaire du marquage parisien. Moins en vue que ses partenaires dans l’entrejeu, le milieu marocain a tout de même rassuré dans ses mouvements balle au pied. Même scénario dans les zones défensives, il n’a pas hésité à faire les efforts sans ballons, pour empêcher les assauts permanents de Doué et Dembélé à leur entrée. En manque de repères pendant les trente dernières minutes, il n’a pu contribuer au jeu de son équipe, de plus en plus dans le dur. Remplacé par Gessime Yassine (90+4e).

- Ouattara (4,5) : suite à la suspension de Barco, l’Ivoirien a pris place dans le onze de Gary O’Neil. Il s’est montré conquérant et solide dans l’entrejeu. Aux côtés d’El Mourabet, le milieu de terrain a proposé quelques circuits de passes. Cela n’a pas forcément amené quelque chose de décisif ou de dangereux, mais il s’est battu pour imposer son statut de distributeur. Impossible pour lui de monter en puissance lors des trente dernières minutes, il est resté dans une ombre fataliste et a souffert de la comparaison avec le métronome argentin.

- Moreira (6) : auteur de courses remarquables sur son couloir droit, c’est avec une force athlétique que le Belge s’est imposé d’entrée de jeu (8e, 11e). Il est d’ailleurs celui qui a tenté la première frappe intéressante de la soirée, bien captée par Safonov (13e). Dans des duels agressifs, le milieu de terrain ne s’est pas laissé faire, à l’image d’une lutte sans relâche avec Mayulu (33e) et, surtout, avec Mendes. À plusieurs reprises, il a semblé hargneux grâce à des signaux qui n’ont pas trompé, son regard noir étant le plus visible. Si en seconde période, le groupe strasbourgeois a eu du mal à proposer un jeu de qualité, il est évident que celui-ci a beaucoup moins apporté. Ses corners n’ont pas alarmé la défense parisienne.

- Enciso (5) : décisif lors de ses trois dernières prestations en championnat, le Paraguayen s’est montré courageux, agressif et parfois même provocateur au pressing. Dans les petits espaces, le milieu offensif a réussi à provoquer les Parisiens dans leurs derniers mètres. Petit par la taille, mais grand lorsqu’il a fallu avoir une vision de jeu au-dessus de la moyenne, il s’est montré efficace. Or, juste avant la pause, il aurait pu offrir une superbe offrande à un de ses partenaires, mais le Sud-Américain n’a pas choisi la bonne zone devant les défenseurs parisiens (45+2e). Au retour des vestiaires, il a offert un spectacle à ses supporters, avec ses fameuses enjambées solitaires. Puis, les Strasbourgeois ont perdu le contrôle du ballon, ce qui a semblé le freiné. Remplacé par Rafael Luis (72e).

- Godo (4) : l’attaquant qui avait inscrit un doublé face au LOSC la semaine passée, a moins pesé pour son équipe ce soir. Il a été prêt à contrer les premières relances parisiennes, mais il a aussi été impliqué dans de nombreuses offensives, synonyme de situations déstabilisantes pour ses adversaires. L’attaquant est resté très concentré, juste derrière son leader d’attaque argentin. Sans réellement avoir la possession après l’heure de jeu, son équipe a semblé plus fébrile. Cette fin de partie a donc évidemment paru plus difficile pour lui, même s’il a failli égaliser dans le temps additionnel avec une reprise de volée en pivot (80+3e).

- Panichelli (4) : le second meilleur buteur du championnat a eu l’occasion d’ouvrir le score pour les siens à la Meinau. Mais, c’était sans compter sur le spécialiste des penaltys, Safonov. Il a écœuré l’Argentin, qui était pourtant en confiance sur ce genre de duels (19e). Grâce à son statut de finisseur, ses adversaires se sont montrés prudent devant lui. Il est ainsi resté patient avec des courses verticales pour couper les systèmes de passes du PSG. Sorti quelques secondes du rectangle à la suite d’une douleur au ventre, il a tout de même continué son match avec sérieux (45e). Au retour des vestiaires, il a encore été affamé à la perte du ballon, notifiant sa hargne. Son jeu dos au but aurait pu apporter, mais ses adversaires ont parfaitement compris comment ils devaient le bloquer.

PSG

- Safonov (6,5) : le gardien russe semble avoir pris l’avantage dans son duel face à Lucas Chevalier. Après avoir été titularisé contre Newcastle en C1, il enchaînait ce dimanche soir, à La Meinau. Auteur d’un premier arrêt sur la frappe de Moreira au premier poteau (14e), il a permis au PSG de rester coude-à-coude avec Strasbourg en stoppant le penalty de Panichelli (20e). Battu par Guéla Doué (27e), il est vigilant sur la frappe d’Enciso (40e), puis sur les airs (42e, 47e). Il en a également profité pour montrer son jeu au pied (10e, 13e).

- Hakimi (4) : pour sa première titularisation en championnat depuis le 1er novembre dernier, le Marocain n’a pas encore retrouvé toute son explosivité. Et cela se voit. Oubliant Chilwell sur l’égalisation strasbourgeoise, il n’a pas toujours su contenir le latéral gauche anglais et a dû bénéficier de l’aide de son suppléant à ce poste, Zaïre-Emery. En revanche, il faut souligner son super retour sur Enciso (47e). Offensivement, il s’est permis quelques montées avec notamment une reprise de volée captée par Penders (43e) et un tir complètement raté après un centre de Mendes (57e). Son match prend fin à un quart d’heure de la fin, avec une semelle sur Panichelli, sanctionné d’un carton rouge (75e). Une expulsion qui signifie qu’il sera présent en tribunes lors du Classique, dimanche prochain.

- Marquinhos (5,5) : le capitaine brésilien a permis à Strasbourg d’obtenir un penalty, après avoir commis une faute de main dans la surface (19e, repoussé par Safonov). Il est ensuite en retard sur le but de Doué, qui se joue aussi de Neves. S’il est attentif face à Enciso juste avant la mi-temps, il n’a pas dégagé une sensation de sérénité en défense en première période. Au retour des vestiaires en revanche, il a été beaucoup plus prompt dans ses interventions.

- Pacho (6,5) : voir ci-dessus

- Mendes (6) : le latéral gauche portugais n’a pas dégagé la même puissance qu’il a pu afficher sur ces derniers mois. Notamment défensivement, où il a paru en souffrance lorsqu’il a dû faire face à Diego Moreira. Éliminé par le piston strasbourgeois (14e), il s’est souvent tenu éloigné de son vis-à-vis, qui n’a pas eu de mal à se défaire de lui lors des transitions strasbourgeoises. Plus en vue en seconde période, il redonne l’avantage au PSG en reprenant de la tête un très bon centre de Zaïre-Emery (81e).

- Zaïre-Emery (6) : repositionné au milieu avec le retour de Hakimi, le Français a souvent soutenu son coéquipier lors des attaques du RCSA. Pour le reste, il a été en-dessous de ce qu’il avait montré sur ces dernières semaines, même s’il finit toutefois avec 4 duels remportés sur 5 et cinq interceptions. Ironie du sort, c’est après l’expulsion de Hakimi et son repositionnement en tant que latéral droit qu’il s’est plus montré, avec ce super centre pour la tête de Nuno Mendes (81e).

- Vitinha (5) : le métronome lusitanien a été moins en vue que d’habitude. Si sur sa fiche statistique, il finit le match avec peu de déchets dans ses transmissions, il n’a pas forcément trouvé la passe qui allait faire déjouer l’arrière-garde de Strasbourg. Défensivement, il a eu du mal dans la première partie du match et a parfois été en retard pour se replacer quand Strasbourg se projetait en contre, avant que de se mettre à niveau.

- Neves (5,5) : en difficulté pour son retour en milieu de semaine, l’ancien Benfiquista a semblé plus en jambes face aux Alsaciens, avec de nombreuses projections vers l’avant. Le numéro 87 parisien s’est démultiplié. Présent sur la largeur pour apporter du soutien ou à la récupération, même s’il a beaucoup moins brillé dans ce domaine. Une fausse note toutefois : son retard sur le but de Doué, même s’il n’est pas non plus aidé par Marquinhos.

- Mbaye (3) : titularisé contre Auxerre, le récent champion d’Afrique enchaînait ce dimanche à La Meinau. Positionné à la droite de l’attaque parisienne, il prenait de vitesse Chilwell d’entrée (7e), avant de disparaître. Excepté un centre dégagé en catastrophe par la défense adverse (37e), il a été moins recherché par ses compères que Barcola. Il est le seul joueur du XI parisien à ne pas revenir sur la pelouse. Remplacé par Désiré Doué (46e) (6). L’ancien Rennais était positionné à gauche, face à son frère. Sa première tentative enroulée passe juste à côté du second poteau (57e). Quelques instants après, il mystifiait son frère avant de voir son centre être contrée (62e). Sur le second but parisien, le fait qu’il fixe les deux défenseurs strasbourgeois dans l’axe a permis à Nuno Mendes d’être seul au second poteau pour placer sa tête. Une bonne entrée au global, lui qui restait sur quelques prestations ratées et de nombreuses critiques sur son déchet technique.

- Mayulu (6) : un but qui fait du bien pour le Titi Parisien, en grande difficulté sur ces dernières semaines, qui a profité de l’erreur de dégagement de Mamadou Sarr pour battre Penders (22e, 0-1). Aligné en tant que faux numéro 9, un poste qu’il avait occupé lors de la convalescence de Dembélé en début de saison, il a dézonné pour offrir des possibilités à ses coéquipiers en phase offensive et a pressé pour gêner la relance du gardien alsacien en début de rencontre. Avant de s’éteindre petit à petit. En seconde période, il réussit à bien conserver le ballon et à le transmettre à Doué dont la frappe passe tout près du cadre (57e). Remplacé par Ousmane Dembélé (60e), auteur d’une entrée neutre. 12 ballons touchés, un tir bloqué et rien d’autre pour le Français.

- Barcola (5) : pour sa quatrième titularisation consécutive, l’ex-Lyonnais a été le plus recherché offensivement côté Parisien. Créditié d’une "passe décisive" après avoir contré la relance de Mamadou Sarr sur le but de Mayulu, il a souvent été cherché dans la profondeur par ses coéquipiers. Avec la réussite et le déchet qu’on lui connaît. Aligné à droite au retour des vestiaires suite à l’entrée de Doué, il a posé quelques difficultés à Chilwell avant de céder sa place. Remplacé par Kang-in Lee (60e), qui n’avait plus joué depuis la finale de la Coupe Intercontinentale contre Flamengo, le 17 décembre 2025. Sa frappe sans élan a été facilement captée par Penders (64e). Sur la deuxième réalisation du PSG, il réussit à se défaire de plusieurs strasbourgeois avant de glisser le ballon à Zaïre-Emery à droite.

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