Giflé violemment par Nice, le FC Nantes navigue en plein cauchemar !
Corrigé à domicile par un OGC Nice clinique (1-4), le FC Nantes a une nouvelle fois sombré à la Beaujoire. Sans effet Kantari et désormais 16e de Ligue 1, les Canaris inquiètent autant sur le terrain que dans des tribunes en colère.
Trois jours après avoir enfin renoué avec la victoire sur la scène européenne, l’OGC Nice a confirmé son net regain de forme en infligeant une véritable gifle au FC Nantes à la Beaujoire (1-4). Un succès autoritaire qui permet aux Aiglons de grimper à la 13e place du classement, quand les Canaris s’enfoncent dangereusement à la 16e position, flirtant plus que jamais avec la zone rouge. Malgré l’espoir d’un électrochoc attendu avec Ahmed Kantari sur le banc en lieu et place de Luis Castro, l’effet du nouveau coach tarde à se faire sentir. Au contraire, Nantes a une nouvelle fois manqué son entame, pourtant annoncée comme cruciale pour « emmener le public » avec le groupe. Dans un duel entre deux équipes irrégulières cette saison, déjà opposées récemment en Coupe de France, les débats ont rapidement tourné à l’avantage des Niçois, plus justes, plus tranchants et surtout bien plus sereins dans leur jeu.
Sur la pelouse, Nice n’a eu besoin que d’une mi-temps pour plier l’affaire face à une équipe nantaise dépassée. Très remuant sur son côté, Cho a incarné le cauchemar des Jaune et Vert, ouvrant le score sur une frappe sèche après un bon travail de Clauss (16e), avant de s’offrir un doublé opportuniste sur un centre parfait de Sanson (29e). Entre-temps, Nantes subissait sans réellement réagir, incapable de contenir les vagues niçoises. La défense, déjà fébrile ces dernières semaines, a totalement sombré lorsque Sofiane Diop a inscrit le troisième but, seul dans la surface après un dégagement manqué (40e). La réduction du score de Mostafa Mohamed juste avant la pause n’aura été qu’un trompe-l’œil, tant la maîtrise niçoise semblait totale. En seconde période, malgré un léger sursaut d’orgueil et quelques situations franches, notamment pour Mohamed ou Tati, les Canaris ont buté sur leur manque de réalisme et sur un Nice solide, qui a définitivement scellé le score par Louchet dans le temps additionnel (90+3e).
La Brigade Loire furieuse !
Mais au-delà du score, c’est surtout la colère des tribunes qui a marqué les esprits à la Beaujoire. Alors que les ultras nantais avaient, fait rare, affiché leur soutien en encourageant les joueurs à la sortie du bus puis en début de match, la patience a rapidement laissé place à l’exaspération. Les trois buts encaissés avant la mi-temps ont fait exploser une grogne latente, dirigée une nouvelle fois vers la direction du club. Des chants insultants réclamant le départ de Waldemar Kita ont résonné dans le stade, pendant que la Brigade Loire décidait de débâcher, puis de quitter purement et simplement l’enceinte à la pause. «« On laisse des espaces. Ils l’ont fait trois fois, Anthony Lopes ne peut rien faire. Sur les supporters, on savait qu’on allait vivre ça, c’est le contexte actuel et ce n’est pas la première fois. À nous d’hausser le jeu. »», avait déclaré Sissoko à la pause de la rencontre. Certains supporters, hors d’eux, ont même tenté de pénétrer sur la pelouse, repoussés par le service de sécurité. Une scène lourde de symboles pour un club qui semble perdre pied autant sur le terrain que dans ses tribunes.
«C’est difficile pour nous… Nous sommes très énervés de ce résultat à domicile, ce n’est pas quelque chose que l’on accepte. Je pense qu’on doit mieux travailler chaque jour. On n’a pas le droit d’abandonner. Je crois en cette équipe, je sais que nous allons revenir», a affirmé Awaziem. La fracture entre le FC Nantes et son public paraît désormais béante, et la situation sportive ne fait qu’aggraver un climat déjà délétère. Le stage de cohésion organisé cette semaine à Cadix, censé resserrer les liens et insuffler une nouvelle dynamique, n’a manifestement pas produit l’effet escompté. Troisième défaite consécutive, défense aux abois, manque criant de caractère et absence de réponse collective… Tous les signaux sont au rouge pour les Canaris. À ce rythme, l’espoir d’un maintien tranquille s’amenuise dangereusement, et le spectre des barrages, voire pire, plane sur la Beaujoire. Entre crise sportive, contestation populaire et instabilité chronique, le FC Nantes navigue en plein cauchemar, sans véritable bouée à l’horizon. Malgré un mercato marqué par les arrivées de Rémy Cabella, Ibrahima Sissoko, Deiver Machado et Ali Youssif, les Canaris sont en train de se noyer.
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