Guy Roux distribue les bons et mauvais points aux entraîneurs de L1

Guy Roux livre son sentiment sur les entraîneurs français. Tendre avec Rudi Garcia, il lance un tacle appuyé à Jean Fernandez.

Guy Roux fier du parcours de ses anciens poulains
Guy Roux fier du parcours de ses anciens poulains ©Maxppp

Guy Roux porte toujours un regard avisé sur la Ligue 1. Lui le recordman du nombre de matches passés sur le banc a accepté de répondre à France Football, qui consacre un dossier sur la frilosité des entraîneurs de notre championnat. Guy Roux valide-t-il ce constat ? Forcément, ayant connu des hauts et des bas avec l’AJ Auxerre, il n’aime pas taper sur sa confrérie. Il est même emballé par certains techniciens.

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« J’aime beaucoup Rudi Garcia. Je l’ai suivi durant les cinq saisons qu’il a passées à Dijon, pas loin d’Auxerre. C’est un vrai coach, on s’estime bien. C’est avec lui et son adjoint que j’ai le plus parlé de foot : c’est le plus complet de tous. Psychologiquement, il est fort, il ne baisse pas les bras, il n’a peur de rien et propose un jeu d’attaque », a-t-il indiqué. « J’apprécie Jean-Marc Furlan, qui ne s’occupe pas de l’adversaire mais de la qualité de son jeu. » Voilà pour ses deux préférés.

Et lorsque les cas de Bordeaux et Rennes lui sont soumis, il ne jette pas la pierre aux entraîneurs de ces deux équipes jugés souvent ennuyeuses. « Le Rennais (ndlr : Antonetti) est quelqu’un de méthodique, aimant ses joueurs, adhérant à la politique de son club, lançant des jeunes. Il est rarement creux dans ses conférences. Il est juste un peu comédien, mais ce n’est pas désagréable. Gillot a l’intelligence de savoir gagner des matches avec des joueurs sans trop de talent. Maintenant, si on lui enlève Gouffran, l’un des meilleurs attaquants français… Je n’oublie pas qu’il a failli être champion avec Lens. »

Finalement, un homme seulement subit les foudres de Guy Roux. Et cela ressemble plus à un règlement de compte dû à un contentieux. « Le Nancy de Jean Fernandez était horrible, mais c’est la marque de fabrique de ce technicien. Dix passes en arrière, une en avant… C’était pareil à l’AJ Auxerre », tacle Guy Roux, qui n’avait pas apprécié ne pas être écouté par Fernandez lorsque ce dernier officiait à l’AJA…

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