Affaire Galtier : le Parquet requiert 12 mois de prison avec sursis et 45 000€ d’amende

Ce vendredi, le procès de Christophe Galtier s’est ouvert. Et alors que de graves accusations et témoignages avaient sérieusement écorné l’image de l’ancien coach du PSG, ce dernier est apparu très touché lors de ce premier jour de procès à l’issue duquel le Parquet a requis de lourdes sanctions contre l’entraîneur d’Al-Duhail.

Par Chemssdine Belgacem
3 min.
Christophe Galtier, l'ancien entraineur du PSG @Maxppp

C’était l’affaire qui a fait jaser toute la sphère du football français en 2023. Actuellement en poste à Al-Duhail au Qatar, l’entraîneur français est accusé de harcèlement moral et de discrimination envers certains joueurs de l’OGC Nice lors de l’exercice 2021-22. Des révélations faites par Julien Fournier, son ancien directeur sportif en Côte d’Azur, et qui avaient fait l’objet d’une enquête judiciaire. Et alors que L’Équipe avait accédé à plusieurs témoignages d’anciens Aiglons fait à la police, l’étau s’était franchement resserré autour de l’ancien coach de l’ASSE alors que son procès s’ouvrait ce vendredi.

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Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le tacticien de 57 ans est apparu très touché lors de cette journée de procès. Alors que le natif de Marseille s’est fendu d’une sortie cinglante pour redorer son blason, ce dernier a même fondu en larmes. Un comportement qui avait pour volonté de montrer son innocence alors qu’il est acculé de toutes parts. Et après plusieurs témoignages, le procureur de la République a prononcé la peine qu’il suggérerait contre Christophe Galtier. Et alors qu’il risquait jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, le parquet a prononcé une lourde sentence à son égard. En effet, le tribunal correctionnel de Nice a réclamé «de prononcer à son encontre une amende de 45 000 euros, et surtout pour manifester la gravité de ce comportement, de le condamner à une peine de 12 mois d’emprisonnement avec sursis.»

La défense enrage suite à la délibération du Parquet de Nice

Une lourde sanction à laquelle il faudrait ajouter trois ans d’inéligibilité à une élection, comme prononcé par le tribunal correctionnel de Nice. Forcément, du côté de la défense, c’est la soupe aux grimaces. A la barre, les représentants du coach français ont fait part de leur incompréhension : «le ministère public aurait dû abandonner les poursuites », insiste le conseil de l’entraîneur. « Où est la démonstration ? Où sont les preuves ? (…) On a parlé beaucoup de religions, je pense qu’on n’est plus à l’inquisition. On a l’impression qu’ici c’est un peu comme la chanson de Carla Bruni : Julien m’a dit, que Frédéric m’a dit que… On est dans une audience qui a été voulue par le parquet, qui n’est que le reflet de l’absence de contradictoires qui a alimenté tout le dossier.»

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Maître Sébastien Schapira s’est ensuite insurgé face à des mensonges, orchestrés par Julien Fournier et Frédéric Gioria, qui auraient fait office de piège pour le Parquet : «on n’a pas entendu les autres joueurs, on n’a pas entendu Dante (le capitaine), déplore l’avocat de la défense. Je n’aime pas plaider la thèse du complot, mais force est de constater que toutes les pièces du puzzle se rassemblent. Tous les gens dont vous avez cité les témoignages, à part Gioria et Fournier, ne disent que « j’ai entendu », car tout ça a été inventé. Tout le dossier est irrigué par ces mensonges. Il s’agit de foutre le bazar, de monter les uns contre les autres, de créer la rumeur, de créer la calomnie. La colonne vertébrale de ce dossier, c’est le mensonge de deux personnes, qui sont en conflit ouvert avec Christophe Galtier, point barre. Ils sont venus remonter en avril les joueurs, et en juin aussi. Et le parquet est tombé dans leur piège.»

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