Que deviennent les 4 fils Zidane ?

Souvent annoncés comme prometteurs, parfois annoncés comme de futurs flops, les quatre fils de Zinedine Zidane connaissent des sorts différents. Focus.

De gauche a droite : Luca, Elyaz, Théo et Enzo
De gauche a droite : Luca, Elyaz, Théo et Enzo ©Maxppp
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Fils de. Une étiquette qui colle toujours à la peau des enfants des plus grandes stars de notre sport favori. Certains s'en sortent très bien, à l'image de Marcus Thuram, de Giovanni Simeone, ou même d'Erling Braut Håland, pour citer des exemples récents. Mais lorsque notre père n'est pas qu'un grand joueur mais une véritable légende, c'est encore plus dur. Et ça, les fils Zidane le savent. Enzo (25 ans), Luca (22 ans), Théo (18 ans) et Elyaz (15 ans), les quatre enfants du couple formé par l'entraîneur du Real Madrid et Véronique Fernandez souhaitent marcher sur les traces de leur père, ou du moins s'en approcher.

Pour l'instant, force est de constater que si aucun des quatre n'est parti pour s'approcher du niveau de leur père, ce qui est tout à fait normal, deux évoluent déjà au niveau professionnel et les deux plus jeunes sont bien partis pour les suivre. C'est déjà une sacrée performance en soit, puisqu'on sait que le nombre de joueurs réussissant à signer des contrat pros sont au final, en termes de pourcentage, assez peu élevés. En revanche, les deux aînés connaissent des parcours pour le moins agités...

Enzo Zidane, en vadrouille

Enzo Zidane dit Enzo Fernandez - il avait opté pour le nom de sa mère en début de carrière - a par exemple déjà évolué avec cinq équipes différentes, et ce sans compter ses différents passages au sein même du Real Madrid, des équipes de jeunes à l'équipe première avec laquelle il a déjà débuté un soir de novembre 2016. Un duel face à la Cultural Leonesa (D2) en Copa, au cours duquel il avait même marqué un but, devenant le 392e joueur à marquer sous la tunique des Merengues. Auparavant, on avait vu le milieu offensif à l'œuvre lors de rencontres amicales lors de tournées estivales. Mais le plus âgé de la fratrie n'avait, de toute manière, jamais vraiment été considéré comme un énorme espoir du Real Madrid, contrairement à d'autres de ses coéquipiers de sa génération du Real Madrid Castilla, comme Mario Hermoso, Fede Valverde ou Mariano Diaz.

N'ayant pas le niveau pour se faire une place en équipe première sous les ordres de son père, il quitte la Casa Blanca à l'été 2017, direction Alavés, déjà en Liga à l'époque. En terres basques, il doit se contenter de deux petites apparitions en Liga, et quelques mois après son arrivée, il file en Suisse, à Lausanne, où il termine la saison et obtient un temps de jeu régulier dans l'élite du foot helvète. L'équipe est cependant relégué, et il revient en prêt en Espagne, au Rayo Majadahonda, alors promu en deuxième division. Là aussi, il joue, avec des prestations en demi-teinte. En fin de contrat, il file au CD Aves, au Portugal, où il doit se satisfaire des miettes. Hiver 2020, départ pour l'ambitieux projet d'Almeria en deuxième division espagnole, mais il a rompu son contrat avec les Andalous en octobre dernier, après quatre petites rencontres.

Aujourd'hui au chômage, Enzo Zidane attend donc un nouveau challenge. Peut-on parler d'échec pour lui ? Pas forcément, puisque comme expliqué plus haut, il n'y avait pas énormément d'attentes autour de lui à l'époque. Il a réussi à disputer des rencontres au niveau professionnel dans divers pays, et n'a pas fait tâche sur les terrains. Au final, il a plus ou moins la carrière qui lui avait été annoncée par les observateurs, à l'image de ce journaliste spécialisé sur le Real Madrid que nous interrogions en 2016, lorsqu'Enzo évoluait encore au Castilla : « personne ne s’attend à ce qu’il devienne un star. De plus, ici on dit que le bon c’est Luca (deuxième fils de Zidane), le gardien ».

Luca Zidane a déçu... mais redresse la barre

Et Luca alors ? International U19 tricolore et indiscutable avec les jeunes du Real Madrid, il était lui promis à un avenir radieux. En Espagne, on l'imaginait déjà défendre les cages d'un club de Liga. Mais, au moment où il faut faire ce saut du Real Madrid Castilla au monde pro, le niveau de ses prestations a commencé à baisser. Sa saison 2018/2019 avec l'équipe B du champion d'Espagne en titre ne lui a donc pas permis de prétendre à une place de remplaçant en A, avec qui il avait débuté la saison précédente, et il file en prêt direction le Racing Santander, promu en deuxième division. Dans le nord de la Péninsule, le portier franco-algéro-espagnol réalise une saison pleine, mais n'est pas aidé par le contexte, puisque son équipe est plutôt faible et est finalement reléguée. « Luca a démontré qu'il est un gardien de niveau, qui en plus a pris la place au capitaine de l'équipe (Ivan Crespo, NDLR). Pour moi, il avait besoin de partir du Real Madrid pour s'enlever de la pression médiatique, prendre son indépendance d'un nom de famille qui pèse beaucoup et montrer qu'il n'est pas là qu'à cause de sa carte d'identité. On le verra sûrement bientôt en Liga », nous confiait un journaliste suivant l'actualité du club.

Mais dans les bureaux du Bernabéu et du centre d'entraînement de Valdebebas, on préférait Andriy Lunin, le portier ukrainien, remplaçant de Courtois aujourd'hui. Le contrat de Luca Zidane n'est donc pas prolongé. Au chômage pendant tout l'été, il s'engage finalement en octobre au Rayo Vallecano, à quelques kilomètres du domicile familial. Profitant de la suspension du titulaire Stole Dimitrievski en début de mois, le joueur formé à La Fabrica a notamment pu disputer trois rencontres complètes et s'est montré plus que convaincant, avec deux clean sheets à la clé. Selon AS, il pourrait bien bouleverser les plans de son entraîneur, Andoni Iraola, et s'emparer définitivement de la place de titulaire. Il est le gardien avec le deuxième meilleur pourcentage d'arrêts de la ligue (83,3%), et son jeu au pied est encensé par les observateurs. Evoluant dans une équipe qui joue la montée en Liga, il est donc tout à fait probable de le voir à l'œuvre dans l'élite du foot espagnol rapidement, là où Enzo semble avoir laissé passer le train...

Théo et Elyaz espèrent encore se faire une place à Madrid

Pour les deux cadets de la fratrie, il faudra attendre de les voir à l'œuvre dans le monde pro - s'ils y arrivent - avant d'émettre un véritable jugement sur leurs qualités. Théo Zidane, milieu de terrain au profil relativement offensif également, alterne en ce moment entre les U19 merengues et le Real Madrid Castilla en D3 espagnole. Considéré comme très prometteur lui aussi, il a récemment été convoqué par les U19 Tricolores pour la première fois. « La troisième, c'est la bonne », affirme un dicton espagnol bien connu. Pour la fratrie Zidane, le troisième fils pourrait donc bien être celui qui s'approchera le plus de la carrière de son paternel. Ce dernier l'a d'ailleurs déjà retenu pour un entraînement de l'équipe première plus tôt cette saison.

Quant à Elyaz, toujours scolarisé au Lycée Français de Madrid en parallèle de sa carrière sportive, il évolue au poste de latéral sous les ordres de Xabi Alonso au sein des équipes de jeunes du Real Madrid. Quel est son réel niveau ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais on a là à faire à un joueur de couloir particulièrement offensif, qui a déjà inscrit plusieurs buts au cours de sa jeune carrière. On devrait, s'il reste à Madrid, le voir en Youth League d'ici deux ou trois ans. Le bilan est donc plutôt mitigé, mais encore une fois, il convient de souligner que les deux fils en âge de jouer en professionnel ont réussi à se faire une place dans le monde pro. Les autres sont encore au Real Madrid, signe qu'ils ont pour le moins un niveau plus que bon pour leur catégorie d'âge. Rendez-vous d'ici plusieurs années pour un nouveau point...

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