En clôture de la 22e journée de Ligue 1, l’OL a enchaîné avec une treizième victoire de rang toutes compétitions confondues face à Nice (2-0). Voici les notes du succès lyonnais.
En clôture de la 22e journée de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais, troisième au coup d’envoi, accueillait l’OGC Nice, quatorzième, sous les yeux de Rayan Cherki. Une rencontre importante pour les Gones qui pouvaient enchaîner avec un 13e succès de rang toutes compétitions confondues et ainsi revenir à six petites longueurs du PSG. Pour cette affiche, Paulo Fonseca optait pour 3-4-3 avec le retour de Tolisso, aligné aux côtés de Sulc et Nartey. En face, les Aiglons se présentaient en 4-2-3-1 avec Wahi à la pointe de l’attaque. Ce dernier, touché par Hateboer, voyait finalement sa soirée s’écourter au bout de quelques minutes de jeu…
Pas remis du duel avec le défenseur néerlandais de l’OL, il cédait sa place au jeune Kaïl Boudache (6e). Un premier gros coup dur pour le Gym, qui restait malgré tout menaçant sur le but lyonnais. Servi par Cho, Diop était d’ailleurs tout proche d’ouvrir le score mais Niakhaté revenait in-extremis pour sauver les siens (22e). Gêné par le pressing niçois et un duo Sanson-Vanhoutte très performant, l’OL déjouait. Les offensifs azuréens multipliaient, eux, les prises de profondeur mais le tableau d’affichage n’évoluait guère.
L’OL poursuit sa folle série
Juste avant la pause, Louchet déposait un centre parfait sur la tête de Boudache mais le buteur niçois voyait sa reprise de la tête terminer dans le petit filet rhodanien (42e). Et ce qui devait arriver arriva… Dominé, l’OL trouvait finalement la faille dans le temps additionnel du premier acte. Au départ et à la conclusion d’un joli mouvement collectif, Tolisso faisait chavirer le Groupama Stadium et Rayan Cherki, présent pour ce rendez-vous (1-0, 45+1e). Au retour des vestiaires, les débats s’avéraient équilibrés. Si Sulc et Nartey se montraient toujours aussi remuants, Louchet sonnait lui la charge pour le Gym.
La rencontre basculait finalement à l’heure de jeu. Bousculé par Hateboer dans la surface, Vanhoutte réclamait un penalty mais l’arbitre ne bronchait pas (64e). Sur la séquence suivante, l’OL faisait le break. Au terme d’un nouveau rush solitaire XXL, Sulc servait Nartey en retrait, qui feintait la défense niçoise avant de fusiller Dupé à bout portant (2-0, 64e). Dans le dernier quart d’heure, Yaremchuk et Kamara disputaient leurs premières minutes et l’OL gérait son avance pour s’offrir un nouveau succès (2-0). Avec cette victoire, Lyon conforte sa troisième place et revient à 6 longueurs du PSG. L’OGC Nice reste 14e.
L’homme du match : Noah Nartey (7,5) : en première période, il a sûrement été le Gone le plus satisfaisant. Montrant énormément de personnalité, il n’a pas hésité à porter le ballon face au manque de profondeur ou de point d’appui face à lui. Très propre balle au pied, il a fait parler sa technique et son calme sur plusieurs remontées de balle. Ce sont justement ces deux qualités qui lui ont permis d’inscrire le but du break en marquant d’une très belle manière après avoir mystifié la défense niçoise. Son deuxième but en trois matches avec Lyon. Pour le reste, le Danois a été vraiment intéressant dans son abattage défensif avec de nombreuses récupérations de balle qui ont endigué les offensives adverses. Un match qui montre, s’il le fallait encore, que le milieu de 19 ans est une superbe trouvaille pour l’OL.
OL
- Greif (7) : dans les buts de l’OL, le gardien a été brillant. Prenant énormément de place grâce à son envergure, il a mis à mal plusieurs tentatives niçoises. Auteur de plusieurs interventions très rassurantes (22e, 28e, 49e), il a écœuré les attaquants du Gym sur plusieurs arrêts du pied. Un match énorme pour le portier slovaque.
- Maitland-Niles (6) : malgré une désinvolture parfois problématique, l’Anglais a réalisé un match satisfaisant. Parfois autoritaire défensivement, il n’a pas été pris de court sur son côté. Dans un rôle de piston, il s’est souvent montré avec des appels intéressants qui n’ont pas toujours été alimentés. Un match solide pour l’ancien d’Arsenal. Averti à la 45+4e minute, il a été remplacé par Noham Kamara (90+1e). Pour sa première intervention sous la tunique lyonnaise, il a brillé avec un tacle merveilleux.
- Mata (6,5) : aux côtés d’Hateboer et Niakhaté, l’Angolais a également été au diapason. Il s’est battu sans relâche et a souvent été bien placé pour annihiler les offensives adverses. Ne prenant pas de risques à la relance, il a réalisé son match avec une exemplarité appréciable.
- Niakhaté (7) : comme toujours cette saison, le Sénégalais a été impressionnant en défense. Solide dans les duels et rarement pris à défaut dans la profondeur, l’ancien de Mayence a été précieux à de nombreuses reprises (12e, 19e). Malgré un léger déchet dans la relance - qui lui est difficile à reprocher vu son manque de solutions - Niakhaté a encore été trop important pour sécuriser la défense rhodanienne.
- Hateboer (7) : dans la défense à trois, le Néerlandais a réalisé un match exemplaire. Présent au duel, il a effectué de nombreux retours précieux et à des moments cruciaux. Beaucoup plus assuré dans ses interventions qu’à l’accoutumée, il a également fait parler ses qualités techniques en remontant le ballon plusieurs fois et à travers quelques inspirations bien senties. Montant en gamme au fil de la rencontre, il a été prépondérant dans le clean sheet obtenu par les siens. Son meilleur match depuis son arrivée à Lyon.
- Abner (5,5) : dans un premier temps, le Brésilien a été effacé. Mis en difficulté défensivement, il n’a pas eu l’apport offensif escompté sur son côté gauche. Par la suite, il est parvenu à être plus tranchant dans ses appels. Sur l’une de ses incursions, il a délivré le centre qui a amené l’ouverture du score de Tolisso (45+1e). Pour le reste, le défenseur gauche n’a pas réalisé le meilleur match de sa carrière à Lyon mais a rendu une copie honnête. Averti à la 87e minute.
- Tessmann (6,5) : présent pour stabiliser l’entrejeu, l’Américain a été impressionnant grâce à ses qualités de récupération. Toujours bien orienté, il a également apporté en alternant entre jeu court et jeu long. Quelques projections intéressantes lui ont aussi permis de s’exprimer offensivement. Au retour des vestiaires, il a continué d’avaler les kilomètres et a colmaté de nombreuses brèches au milieu de terrain. Un match plein pour l’Américain. Averti à la 56e minute.
- Morton (6) : l’Anglais a réalisé un match sobre. Tentant moins de choses que d’habitude, il a dicté le tempo et a souvent calmé le rythme à des moments où les Gones avaient besoin de se réguler. Providentiel à la récupération, il n’a pas démérité dans un match où il a souvent gratifié sa présence, discrète, de gestes de classe.
- Nartey (7,5) : voir ci-dessus.
- Tolisso (6,5) : pour son retour à la compétition, le capitaine lyonnais a été précieux. Même s’il a été un peu perdu à l’instar de son équipe sur la première demi-heure, il a toujours démontré de la bonne volonté défensivement et a été intéressant dans ses envies offensives. Sentant bien le coup, il a permis aux siens de prendre l’avantage juste avant la pause en étant à la conclusion d’une belle action collective, dont il a également œuvré à l’origine. Au retour des vestiaires, Tolisso a continué son travail en étant juste sur les choses qu’il avait à faire malgré un impact physique qui a baissé en raison de sa fatigue. Remplacé par Khalis Merah (66e), qui a été très intéressant dans ses percussions et sa volonté offensive.
- Sulc (7,5) : comme souvent, sa capacité à flairer les bons coups a été primordiale pour l’OL. C’est justement grâce à son astucieuse déviation de la tête que Lyon a pu ouvrir le score. Dans le jeu, le Tchèque a montré une grande combativité et a été un relais fiable techniquement malgré des solutions qui manquaient presque à chaque fois. En seconde période, il a été encore meilleur. Premier au pressing, il a asphyxié la défense azuréenne en gênant chaque relance. Sur le deuxième but de Nartey, il a remonté le ballon sur 50 mètres pour servir en retrait le Danois. Brillant, il a failli faire parler son flair pour se joindre à la fête lyonnaise (56e). Dans l’ensemble, le Tchèque a réalisé un très bon match. Remplacé par Roman Yaremchuk (81e).
Nice :
- Dupé (3,5) : le portier niçois a presque été inexistant en première période, ce qui montre à quel point les Lyonnais n’ont pas été appliqués dans leurs offensives. Ses défenseurs l’ont rassuré à plusieurs reprises dans les airs, et il a pu prendre le temps d’analyser le jeu dans ses cages. Sans se faire inquiéter, mis à part sur quelques corners, il a passé quarante-cinq premières minutes dans un fauteuil plutôt confortable devant Sulc et Nartey. Cependant, alors que le retour aux vestiaires allait s’effectuer, la tête de Tolisso l’a laissé sans voix. Devant une défense un peu plus fébrile, ses filets ont tremblé et cela a ressemblé à un coup de massue fatale (45+1). Après la pause, le rempart a souvent été sollicité au pied pour repartir proprement, ce qui lui a permis d’aérer. Mais, devant des Lyonnais opportunistes, il a encaissé un second but signé Nartey, presque contre le cours du jeu (65e). Inquiété jusqu’à la fin de la partie, il a vécu une soirée assez médiocre.
- Clauss (4) : avec son numéro 92 dans le dos, le latéral droit a réalisé une première période plus que correcte. Avec des montées de balles intéressantes, il s’est montré juste et engagé. Il a régulièrement privilégié les renversements de jeu pour créer du déséquilibre. Capable de se projeter en un contre un, le défenseur expérimenté s’est aussi longuement imposé dans sa zone avec des tacles valeureux et des sauvetages importants. Après la pause, il est revenu parfaitement sur Tolisso, lorsque celui-ci tentait de pénétrer dans son couloir. Sanson est sorti du terrain et il a ainsi récupéré le brassard de capitaine, sans grandement aider ses partenaires à se solidifier. Il a finalement dû accepter l’écart de niveau et le manque d’intensité des Aiglons.
- Peprah (3,5) : en compagnie de Dante, le défenseur n’a pas forcément dû intervenir devant les offensives lyonnaises, comme il aurait pu l’imaginer avant le coup d’envoi. Capable de gérer la pression et intervenir rigoureusement dans les pieds adverses, le Ghanéen s’est montré courageux. Il a couvert de nombreuses fois les ballons qui venaient dans sa zone, sans être dans le dur. Malgré son jeune âge, il a fait preuve d’une véritable concentration dans ses relances, généralement courtes. Or, entre la fin de première mi-temps et les trente dernières minutes, il est resté dans le flou et n’a pas pu qu’apercevoir la frustration de ses coéquipiers. Il a subi les assauts lyonnais jusqu’au bout de la soirée.
- Dante (3,5) : l’arrière central brésilien a voulu faire appliquer sa loi en première mi-temps. Attentif et solide lorsque les Lyonnais ont tenté de s’infiltrer dans sa zone, il a combattu avec une certaine hargne. Sans faire de faute, il est resté juste et impliqué devant son portier. À la relance, le pressing adverse ne l’a pas déstabilisé et il a assumé son rôle de patron. Si ses partenaires ont cru réaliser quarante-cinq premières minutes plutôt convenables, il s’est malheureusement fait surprendre par un centre fuyant au deuxième poteau avant la pause, ce qui a provoqué l’ouverture du score de Tolisso. Si ce but a fait mal à son esprit, il a été tout autant au moment du second, puisqu’il a laissé Sulc centré en retrait sans aucune crainte (65e). Remplacé par Bah (74e)
- Abdi (3) : auteur d’une belle première mi-temps sur son couloir gauche, notamment avec des efforts qu’il n’a pas comptés, celui-ci a montré une véritable implication. Parfois loin de son marquage, le défenseur a cependant manqué de rigueur et de qualité technique, contrairement à Clauss de l’autre côté. Sur le premier but, il n’a pas le temps d’intervenir pour contrer la tête puissante de Tolisso, soulignant un manque d’impact. Ce sont donc ces petits détails qui ont été fatals ensuite. Au retour des vestiaires, tout s’est emballé depuis sa zone et le latéral n’a pas résisté à la jeunesse lyonnaise. Côté gauche, il ne s’est pas bien replié et ses adversaires ont alourdi le score, juste après l’heure de jeu (65e).
- Sanson (5) : impactant dans l’entrejeu niçois, le milieu de terrain a été essentiel pour permettre à ses coéquipiers de se projeter en première période, mais pas seulement. Celui-ci a régulièrement quitté sa zone pour effectuer un surnombre pleinement assumé. De par les premières minutes proposées par les Lyonnais, il n’a pas hésité à aller de l’avant pour déstabiliser les locaux. Créant de l’impact à plusieurs reprises, il s’est montré volontaire et provocateur, peut-être même un peu trop puisqu’il s’est fait avertir après le quart d’heure de jeu. Dans les intervalles et les coulissements, l’ancien olympien a également apporté un second souffle au retour des vestiaires. Ce sont ensuite les hommes de Fonseca qui lui ont compliqué la vie. En manque de repères et de solidité, sa vision de jeu n’a plus été sollicitée. Remplacé par Jansson (83e)
- Vanhoutte (4,5) : le milieu de terrain belge a pu compter sur l’expérience de Sanson au cœur du jeu. Formant un duo combatif avec celui-ci, il s’est présenté comme un mort de faim face aux assauts lyonnais, capable d’effectuer des tacles justes et donc des récupérations malicieuses. Dans l’entrejeu, il avait un rôle de numéro 6, mais n’a pas hésité à aller au combat en phase offensive. Disponible à la relance, il n’a pas tremblé lors des systèmes de passes établis dans sa moitié de terrain. Malgré son envie de bien faire, ce sont les locaux qui ont pris le dessus dans le dernier quart d’heure et le milieu de terrain ne s’est plus mis en action. Peut-être en manque de jus, il a semblé dans le dur et a fait face à un manqué de possibilité.
- Louchet (6) : un peu plus discret que ses partenaires d’attaque, l’allier gauche de 22 ans s’est tout de même montré intéressant lorsqu’il effectuait des appels en profondeur. Capable de tirer de loin, le jeune joueur a voulu apporter du doute dans la moitié de terrain lyonnaise. Il a notamment pu profiter de quelques largesses défensives et tenté audacieusement des frappes, sans grand danger. Prudent, mais prêt à réaliser le tout pour le tout, celui-ci a d’ailleurs inquiété Greif après la pause avec une tentative, trop écrasée à l’arrivée. Les minutes sont passées, il a continué à courir dans le vide au moment où les Rhodaniens imposaient leur jeu. Finalement, il n’a pas réussi à se mettre d’autres occasions sous la dent. Remplacé par Boudaoui (74e)
- Diop (5,5) : placé en tant que numéro dix, le milieu offensif s’est montré virevoltant dès les premiers instants de la rencontre. Il s’est proposé dans l’entrejeu et n’a pas hésité à prendre le couloir lorsque le ballon venait à ses pieds. En contre-attaque, celui-ci a accéléré à de nombreuses reprises pour déstabiliser la charnière centrale lyonnaise. En mouvement, c’est régulièrement lui qui a été trouvé dans les derniers mètres de la surface adverse. Dos au jeu pour remiser en une touche de balle, c’est notamment là qu’il a pu désorienter la troupe de Fonseca. Malgré les coups de massues, il a effectué un pressing constant jusqu’à la fin de la soirée, ce qui montre sa faim de loup sous la tunique niçoise. Or, les Rhodaniens ont ensuite été trop impactant et il n’a pas pu briller comme durant son entame de match.
- Cho (4) : à la réception d’un centre parfaitement exécuté avant le quart d’heure de jeu, l’ailier droit a failli ouvrir le score pour les Aiglons. C’était sans compter sur le ballon trop fuyant et la présence des Lyonnais, en nombre, dans la surface de Greif. Ses coéquipiers ont continué à courir intensément pour s’offrir des occasions, mais c’est à ce moment qu’il a eu un saut de concentration, provoquant une vilaine faute qui aurait pu mériter un carton jaune. Après cela, celui-ci a continué son job, toujours autant appliqué dans ses transmissions. Ensuite, tout a semblé plus délicat pour lui, puisque les locaux ont imposé leur volonté d’agir. Remplacé par Kevin (74e)
- Wahi (non noté). Remplacé par Boudache (6e, 4) : le buteur a dû se mettre en jambe plus vite que prévu. Après la sortie de Wahi, il s’est montré disponible et appliqué. Plutôt bon dans ses prises de balles, il a démontré sa technique et sa capacité à éliminer ses adversaires sans se mettre de réelles pressions sur le rectangle vert. Attentif et patient, le joueur de 19 ans est un des seuls niçois à avoir créé de belles frayeurs devant Greif. Il a combattu sans relâche en effectuant un pressing rigoureux et a même cru ouvrir le score avant la pause. D’une tête puissante, il s’est imposé au second poteau, sans cadrer. Après de longues minutes à courir dans le vide, en manque de ballons, sans pouvoir se projeter vers l’avant, il est donc resté dans l’ombre totale.