Jean-David Beauguel : «j'ai un gros mental qui m'a aidé à tenir, je voyais le fond du trou»

Formé à Toulouse, Jean-David Beauguel n'a porté le maillot des Violets que le temps d'un match de Coupe de la Ligue face à Nice. Sa carrière a ressemblé à une longue odyssée avec des hauts et des bas. Passé par la Tunisie et les Pays-Bas, il a surtout vécu six saisons en République Tchèque. Avec des débuts en fanfare, puis de longues blessures et maintenant un retour en forme, l'attaquant français s'est battu cette saison pour le titre de champion avec le Viktoria Plzen. Il est revenu sur son parcours atypique pour Foot Mercato.

Jean-David Beauguel avec le Viktoria Plzen en Europa League contre le Dinamo Zagreb
Jean-David Beauguel avec le Viktoria Plzen en Europa League contre le Dinamo Zagreb ©Maxppp
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Une carrière de footballeur professionnel est unique, car ce sont ses choix qu'ils soit bons ou mauvais qui la font avancer. Parfois des détails vont avoir une importance capitale, seront déterminants. Le parcours de Jean-David Beauguel est un bon exemple de singularité. Après un passage aux Chamois Niortais, l'attaquant au mètre 96 se rend à Toulouse. Découvrant alors le milieu professionnel à l'entraînement, il se rend alors compte des exigences importantes que cela demande. La concurrence était d'ailleurs rude avec pas mal de joueurs qui se sont ensuite affirmés en Ligue 1 comme il nous l'explique : «j'ai joué deux ans avec Wissam Ben Yedder en réserve. Il s'entraînait la semaine avec les pros et jouait le week-end avec nous tout le temps. Il y avait aussi Adrien Regattin et Steeve Yago. Ça a été une bonne expérience j'ai pu découvrir le haut niveau. Il y avait quand même Moussa Sissoko, Étienne Capoue ou encore Franck Tabanou en équipe première. C'était du lourd à l'entraînement, j'ai pu découvrir les exigences du haut niveau. J'en garde une bonne expérience avec mon coach Mickaël Debéve.»

Jean-David Beauguel ne connaîtra pourtant pas la Ligue 1 avec les Violets et ne jouera qu'un seul match. Une rencontre de Coupe de la Ligue perdue contre Nice (2-1), mais lors de laquelle il inscrira son premier but au niveau professionnel. Un agréable souvenir qu'il s'est ainsi remémoré : «je n'ai pas joué en Ligue 1, c'est un regret. Ce match de Coupe de la Ligue, c'est la surprise. Je ne m'attendais pas à être titulaire, encore moins marquer. Si j'arrivais à cadrer j'étais déjà très heureux alors ouvrir le score c'était fabuleux. Les circonstances ont néanmoins fait qu'à ce moment-là, Emmanuel Rivière qui venait d'arriver est blessé à la cuisse. Umut Bulut était parti en sélection, Xavier Pentecôte était blessé et Amadou Soukouna qui était en réserve avec moi avait pris un carton rouge lors du match d'avant. Le coach de la réserve a poussé pour que je joue et Casanova me convoque pour me dire si ça va. Je réponds oui et il me dit que mercredi je vais jouer avec l'équipe première. C'était une expérience de fou, j'étais excité. Premier match en pro, ta famille te regarde, je me dis ça y est. Tout ce que je fais depuis petit, mon rêve je vais le réaliser. »

«Je repars à l'hôtel, j'ai pris une grosse claque»

Néanmoins, la suite sera moins réjouissante avec Toulouse. Deux semaines plus tard, Jean-David Beauguel se blesse avant de jouer contre Caen. Un début de pubalgie qui a longtemps traîné et qui ne lui a plus offert la possibilité de jouer avec les Violets. Non conservé, il va alors prendre un chemin surprenant en rejoignant l'Espérance de Tunis. «Je me suis dit j'ai 19 ans pas 26/27, à ce moment c'est le meilleur club d'Afrique puisqu'ils avaient remporté la Ligue des Champions et l'année d'avant ils avaient fait finale. Sachant qu'à ce moment-là les clubs n'avaient pas forcément beaucoup d'argent, je me suis dit si je vais là-bas, je me fais repérer, je marque des buts, je gagne des titres et je ne coûte pas cher, ça m'ouvrira bien plus de portes pour revenir en Europe. C'était ça mon projet. Aymen Abdennnour par exemple quand il avait été recruté par Toulouse n'avait pas coûté hyper cher. Il y a plein d'exemples comme ça de joueurs tunisiens, donc je me suis dit pourquoi pas si ça marche tant mieux, sinon je suis jeune je m'en remettrais.»

Toutefois, les opportunités ne viennent pas. Investi à l'entraînement, mais recevant de moins en moins de communication de la part de son coach, Jean-David Beauguel va alors voir le directeur sportif : «il me dit "oui ne t'inquiète pas ton cas est déjà réglé ne t'inquiète pas". Donc je vais voir le coach et je lui explique. Il me dit "s'il t'a dit ça, c'est le foot, tu t'en remettras". À ce moment-là, je ne comprends pas, je n’ai pas eu de temps de jeu, on ne m'a pas donné ma chance. Au final, c'était juste une question de business, d'agent je ne sais pas. Le directeur sportif allait draguer ma mère, c'était n'importe quoi. Je repars à l'hôtel, j'ai pris une grosse claque et je devais attendre deux mois jusqu'au mercato hivernal.» Dépassé par la situation, l'attaquant ne va pas être aidé comme il se doit par son agent. Celui-ci se montrant très évasif.

«Ce qui m'est arrivé en Tunisie m'a forgé un caractère et je me suis juré de ne plus jamais me retrouver dans cette situation»

«Du coup je m'occupe de faire les papiers. Mon agent de l'époque ne s'occupait pas de moi, il répondait une fois sur deux, il m'aidait vite fait. J'ai fait tous les papiers, il est juste venu pour la signature. On est reparti et il m'a dit : "bon ne t'inquiète pas j'ai parlé avec des clubs de Ligue 2, il y a Tours, il y a Le Havre, ils sont intéressés par toi". Donc je me dis parfait, des clubs de Ligue 2, Le Havre et Tours sont de bons clubs et avec qui je peux me relancer. Il restait dix jours avant la fin du mercato hivernal. Et puis, il me dit : "ne t'inquiète pas on a déjà parlé de ton salaire". Donc j'attends et, au final, je l'appelle par rapport au contrat et au bout de trois jours il me répond enfin. Je lui dis que je suis sans emploi donc j'ai besoin d'être concerté, il me dit : "non je te rappelle, ne t'inquiète pas. Je te rappelle en fin de journée." Il ne m'a jamais rappelé.» Laissé à l'abandon, Jean-David Beauguel se retrouve alors libre, sans contrat et sans agent dans un milieu vaste qu'est le football. Cependant, cette mauvaise expérience a servi au natif de Strasbourg : «il m'a jamais rappelé, j'ai fini une main devant et une main dernière. C'était un imposteur, il m'a bien eu. Ce qui m'est arrivé en Tunisie m'a forgé un caractère et je me suis juré de ne plus jamais me retrouver dans cette situation».

L'été 2013 arrivant, Jean-David Beauguel va finalement retrouver un autre club. Direction les Pays-Bas et le RKC Waalwijk. Rapidement devenu titulaire alors qu'il venait de vivre une saison blanche, il va enfin pouvoir s'exprimer sur un terrain. Utilisé lors de 31 matches toutes compétitions confondues avec l'équipe première, il marque 6 buts et délivre 2 passes décisives. Des performances plutôt intéressantes dans un championnat dans lequel il va vite se sentir épanoui. «Il y avait vraiment de très bons joueurs, Hakim Ziyech, Dusan Tadic, Daley Blind, Memphis Depay franchement c'était très fort.» Cependant, il ne restera pas au bout de la saison. Le club est relégué en deuxième division et Jean-David Beauguel décide de plier bagage. Pour autant, il ne garde que des bons souvenirs de son passage en Eredivisie : «j'ai vraiment adoré la vie aux Pays-Bas, les infrastructures sont très bonnes, le championnat est super, avec un jeu porté vers l'avant. Tout le monde peut battre tout le monde. Le cadre de vie est excellent.» Donnant une nouvelle tournure à sa carrière, il va rejoindre la République Tchèque et le Dukla Prague. Un club historique qui a révélé notamment l'un des joueurs les plus soyeux des dernières décennies, Pavel Nedved. Et tout démarre bien pour lui.

«Le kiné m'avait dit de mettre du yaourt sur ma blessure. Je l'ai fait, j'en ai eu plein les draps.»

En 2014, Jean-David Beauguel nous avait d'ailleurs fait part de sa satisfaction. Débutant avec 7 buts lors de ses 13 premiers matches, il connaît une adaptation éclair. Cependant, la suite sera bien plus compliquée. Connaissant de petits problèmes physiques, il ne marque qu'un but sur la seconde partie de saison. Sa deuxième année est d'ailleurs terrible puisqu'il ne cesse de rechuter et n'a pas de continuité. Il joue 20 matches de championnat lors de la saison 2015/2016, mais ce sont souvent des entrées lors de ses retours de blessure. Il ne marquera pas en championnat et découvre les méthodes surprenantes des staffs médicaux des clubs tchèques : «le kiné était là et ne savait pas quoi faire. Il m'avait dit de mettre du yaourt sur ma blessure. Je l'ai fait, j'en ai eu plein les draps. J'ai voulu faire plaisir au club, mais ça ne servait à rien. C'était pour faire plaisir au club et au kiné. Ils me disaient que j'étais négatif, mais non ce n'était pas ça. Ils m'ont fait voir un mec qui m'a mis des galets à différents endroits, des galets chauds. C'était bien, mais je ne pense pas que ça allait m'aider dans ma guérison. Ça sert plus pour de la méditation ou un spa. Il y a toujours ce côté communiste où il faut absolument respecter les protocoles qui est assez marrant.»

Heureusement, Jean-David Beauguel a un ami proche qui est justement kiné et l'attaquant multipliera souvent les voyages entre la République tchèque et la France pour recouvrir ses capacités suite à ses blessures à répétition. Malheureusement les rechutes ne vont pas s'arrêter pour l'ancien Toulousain. Après une demie saison compliquée au Dukla Prague, il se retrouve libre et doit chercher un nouveau club. Finalement il restera en République tchèque à Zlin, mais ce n'était pas vraiment ce qu'il souhaitait. «Je ne voulais pas aller à Zlin, je venais de m'associer avec mon nouvel agent (groupe YouFirst Sports, premier cabinet espagnol ndlr), mon agent actuel. Il m'a proposé des essais en Ligue 2 à Bourg-en-Bresse, à Tours, il m'a dit que mes deux dernières saisons étaient quasi blanches et que c'était compliqué. Ça ne donnait pas envie à un club de me prendre. Du coup il m'a dit "tu ne veux vraiment pas étudier l'offre de Zlin ? C'est un championnat que tu connais, tu as été performant là-bas... C'est toi qui vois, il y a des offres en National, mais là c'est un championnat que tu connais, en première division et il sera facile de rebondir." Je suis arrivé l'hiver, ça se passe bien, je fais ma prépa ça se passe bien, mais j'ai eu encore ces problèmes physiques. J'ai joué 6 mois avec un genou en moins, sous cortisone et avec le bandage.»

«Le club avait la pression des supporters, car je n'arrêtais pas de rentrer en France pour soigner mes blessures.»

C'est là qu'il décide de faire un gros travail de remise en forme au Centre HumanFab a Aix-en-Provence. De retour, il réussira à jouer la finale de la Coupe de République tchèque qu'il remportera face au SFC Opava délivrant au passage la passe décisive synonyme de victoire 1-0. Qualifié en Europa League la saison suivante, il ne pourra pas en profiter pleinement comme il l'explique : «c'est un gros regret, ma famille et mes amis voulaient me voir à Copenhague. Je m’entraîne, on me blesse à l'entraînement, rupture partielle du ligament. Je rate Copenhague et je dois rentrer en France.» Ne disputant que 11 minutes face au Lokomotiv Moscou, il ne disputera que 14 matches sur l'ensemble de la saison 2017/2018 (4 buts), encore une fois stoppé par les blessures. Ce qui rendait le contexte plutôt compliqué : «le club avait la pression des supporters, car je n'arrêtais pas de rentrer en France pour soigner mes blessures. J'aurais bien voulu rester, mais il n'y avait pas les machines adaptées. Quand je rentrais en France, j'étais apte à m'entraîner. Du coup à chaque fois je m'entrainais musculairement. »

Sous contrat jusqu'à fin décembre 2018, il n'a toujours pas d'approche pour une prolongation et les dirigeants ne semblent pas vraiment pressé d'entamer les discussions. «L'été arrive lors de ma dernière année à Zlin. Je vais voir le directeur sportif, il me reste six mois. Il me que dit c'est trop tôt et qu'on reparlera plus tard. J'ai retenu et ça m'a piqué dans mon ego. J'ai fait le maximum, je m'entraîne et je fais une très grosse partie de saison et j'étais content, car les gens ont pu voir ce que je peux faire à 100% de mes capacités physiques», se remémore le joueur. La saison se passe idéalement pour Jean-David Beauguel qui inscrit alors la bagatelle de 9 buts lors des 18 premiers matches de la saison. Et étrangement, les dirigeants de Zlin se sont montrés plus pressés : «c'est ça, il est revenu en octobre (le Directeur Sportif ndlr) il m'a dit que le président voulait me garder et tout. Sauf qu'à ce moment-là j'avais le Viktoria Plzen qui m'avait contacté et je savais que j'allais avoir des clubs si je continuais de marquer et tout. Mais ils me voulaient vraiment et ce n’est pas le genre de club qu'on refuse. Ils avaient joué la Ligue des Champions dans le groupe du Real Madrid, de l'AS Roma et du CSKA Moscou, ils ont joué l'Europa League après. Ils jouent l'Europe et le haut de tableau chaque année. Je savais que j'allais jouer avec de très bons joueurs et qu'en marquant des portes allaient s'ouvrir derrière.»

«Après si Marseille m'appelle demain, je prends l'avion, je prends le vélo, j'y vais tout de suite !»

L'acclimatation est très bonne et il marque 6 buts et délivre 3 passes décisives en 13 matches. Il termine ainsi la saison en tant que deuxième meilleur buteur du championnat avec 15 buts. Une belle revanche pour l'ancien Toulousain : «j'ai un gros mental qui m'a aidé à tenir. À Zlin, mais surtout au Dukla je voyais le fond du trou. J'étais à fond, mais il y avait toujours un truc qui n'allait pas.» Néanmoins, le répit est de courte durée. Devancé dans la hiérarchie par Michael Krmencik, il manque les tours préliminaires de Ligue des Champions et de Ligue Europa lors duquel le Viktoria Plzen se fait éliminer et obtient quelques rentrées en championnat. N'étant pas dans les plans de son coach, il a néanmoins mieux vécu la situation que ses proches : «j'étais positif malgré tout. Mon entourage l'a moins bien perçu, surtout ma mère. Je lui ai dis : "maman, je ne suis pas blessé, je joue au foot, j'ai un bon salaire, regarde mes meilleurs amis, certains se lèvent à 8h et n'ont pas forcément un superbe boulot. Quand je vois ma situation, ça se passe bien. Regarde la vie que j'ai. Ça me fait chier c'est sûr, mais quand tu vois mes amis hors foot qui ont des salaires plus bas et une vie plus dure, tu ne peux pas. Par rapport à eux, je ne peux pas me permettre de me plaindre".»

Une patience et une prise de recul récompensée. Le départ du coach Pavel Vrba suite à un début de saison laborieux au profit de Adrián Guľa ainsi que la vente du buteur Michael Krmencik va rebattre les cartes. Redevenant titulaire, Jean-David Beauguel qui avait des approches d'un club turc durant l'hiver va vite rendre la confiance offerte par le nouveau coach. Résultat, depuis le début de l'année 2020, il a inscrit 6 buts en 11 matches de championnat et les résultats de son équipe sont bien meilleur. «A l'hiver, on était à 18 points du Slavia. Le club a vendu des joueurs et avant le Covid-19, on revient à 8 points. Je dis les gars, c'est possible encore. On avait encore du mal à assimiler l'hiver. Là, avec la préparation, on se sent en confiance. Je pense que Plzen, c'est mieux que certains clubs en Ligue 1. Je suis supporter de l'OM et le jeu me rappelle celui sous Bielsa. Dés qu'il y a une perte de balle, la récupération est directe.» A six points du Slavia Prague à quatre journées de la fin, l'espoir étais permis mais la défaite contre cette même équipe à sonné le glas des espérances de la bande de Jean-David Beauguel.

S'il est totalement concentré sur la fin de saison et ne pense pas encore au mercato, Jean-David Beauguel sait que la question va se poser. «Quand je vois comment ça se passe avec le coach depuis six mois, ça se passe super bien. Le rêve, c'est la Ligue des Champions. Mais après j'ai 28 ans et pour être honnête, aujourd'hui, ce n’est pas comme si j'avais joué en Ligue 1 et assuré mon avenir avec un très gros salaire. J'ai envie pour ma famille d'avoir un bon salaire et de bien le placer. Ma carrière, ce sera sans doute jusqu'à 34-35 ans donc faut le prendre en compte. Si j'ai le choix entre un club classique et un club exotique au Qatar ou en Turquie avec bon salaire, évidemment, je vais y aller. Je veux que ma famille aille bien et que la vie après le foot aussi. Après si j'ai le projet sportif et financier oui j'irais sans hésiter, mais aujourd'hui je ne vais pas faire la fine bouche. J'ai 28 ans mes choix seront importants. Aujourd'hui, je suis fixé sur la fin de saison je veux finir à 10 buts et essayer de finir premier. Je suis sous contrat jusqu'en 2022, ça fait six ans que je suis en République tchèque et j'ai envie d'aller ailleurs. Après si Marseille m'appelle demain, je prends l'avion, je prends le vélo, j'y vais tout de suite (rires). »

«Le football, c'est ma passion, ce n’est pas ma vie»

Grand supporter de l'Olympique de Marseille dont il regarde tous les matches, Jean-David Beauguel s'identifie cependant plus à un ancien parisien dans son style de jeu. Un joueur qui l'a beaucoup inspiré comme d'autres grands attaquants : «il y avait Guillaume Hoarau qui a le même profil que moi ou encore John Carew. Après il y a aussi Zlatan (Ibrahimovic ndlr), mais on peut s'en inspirer, jamais on ne fera ce qu'il fait. Thierry Henry aussi un top attaquant. Je regarde pas mal les matches et en ce moment Haland m'impressionne. Cette saison je ne regarde que lui comme attaquant. Il est grand comme moi, il va vite, il a une présence devant le but, il a tout. C'est un gamin, il a 19 ans, c'est monstrueux. Il n'y a que lui.» N'ayant jamais joué en Ligue 1, le buteur aimerait bien découvrir ce championnat, mais il faut que le projet soit aussi à la hauteur de ses attentes : «j'aimerais bien jouer en Ligue 1, mais pas pour jouer le maintien. Milieu de tableau, essayer de jouer une place en Europa League. C'est clair, 10e-11e place, essayer de faire un coup. Ce genre de club m'intéresse. Actuellement je joue dans un club où je peux jouer chaque année les coupes d'Europe et le titre. C'est sûr que si je reviens en France, je veux un projet ambitieux.» Pour le moment, le joueur est suivi de près par des équipes de deuxième partie de tableau en Ligue 1, des clubs de Championship et des formations de D1 turque.

Fier d'avoir pu réussir à faire carrière dans le football, Jean-David Beauguel arrive néanmoins à prendre du recul et bien séparer le statut avec la vie privée. Pour lui, c'est important de s'évader en dehors du terrain : «le football, c'est ma passion, ce n’est pas ma vie. Il y a des joueurs qui ne pensent qu'à ça. Alors le week-end je regarde tous les matches de l'OM, car c'est mon club de cœur, mais des fois, même les matches de Ligue des Champions le mardi je ne regarde pas forcément. Je vais peut-être avoir envie de jouer à Call of Duty, regarder Netflix ou aller au restaurant. Ce n'est pas ma vie, à un moment ça s'arrête et j'ai d'autres passions. J'adore le jardinage, il n'y a pas que le foot. Je ne me plains pas, j'ai la chance d'être très bien payé pour faire ce que j'aime. Les gens se prennent la tête, mais ça ne reste que du foot. Mes potes des fois s'énervent, mais je dis "les gars, ça ne reste que du foot". Il n'y a pas mort d'homme, il y a des choses plus graves.» Fidèle à lui-même, Jean-David Beauguel poursuit son petit bout de chemin et celui-ci semble se destiner vers un nouveau défi. Cet été permettra d'y voir plus clair.

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