Une deuxième vague de départs de Titis déferle sur le PSG

Un an après les départs de jeunes tels que Christopher Nkunku et Moussa Diaby, le club de la capitale n'en a pas terminé avec les départs de ses Titis. Mais cette fois, ça ne se passe pas vraiment comme prévu.

Mbe Soh, Bitshiabu, Kouassi, Aouchiche sont annoncés sur le départ de Paris
Mbe Soh, Bitshiabu, Kouassi, Aouchiche sont annoncés sur le départ de Paris ©Maxppp

Entre le Paris Saint-Germain et ses jeunes, c’est une histoire compliquée. Longtemps, avant que les Qataris débarquent, le club de la capitale a été incapable de faire main basse sur les meilleurs talents d’Ile-de-France. Mais quand QSI a pris les rênes des Rouge-et-Bleu, Nasser Al-Khelaïfi avait promis de renforcer la formation francilienne, allant même jusqu’à affirmer qu’il souhaitait dénicher le Messi sauce parisienne. Depuis, si des éléments tels qu’Adrien Rabiot, Alphonse Areola, Presnel Kimpembe ou Colin Dagba ont su s’imposer en équipe première, force est de constater qu’une vague de départs emporte bon nombre de Titis depuis l’été 2019.

La suite après cette publicité

L’an dernier, le contexte était toutefois différent. Outre le cas Rabiot (parti libre à la Juventus après s’être fâché avec le club), des joueurs tels que Christopher Nkunku (22 ans), Stanley N’Soki (21 ans), Timothy Weah (20 ans), Metehan Güçlü (20 ans) ou Moussa Diaby (21 ans) ont été poussés vers la sortie. De retour dans la capitale, Leonardo avait en effet besoin de liquidités pour conclure son mercato estival. Un choix parfaitement assumé qui a renfloué les caisses du PSG.

En lâchant Nkunku au RB Leipzig (13 M€), Diaby au Bayer Leverkusen (15 M€), N’Soki à Nice (12 M€), Weah à Lille (10 M€), Güçlü à Rennes (pourcentage sur la revente), le directeur sportif parisien a ainsi encaissé près de 50 M€ (sans compter les bonus et les pourcentages à la revente). Et même 60 M€ en ajoutant le jeune Arthur Zagre (18 ans), apparu une seule fois sous le maillot francilien le 25 août 2019 et vendu dans la foulée à Monaco pour 10 M€ alors qu’il n’avait que 17 ans à l’époque. Mais cette année, si une deuxième vague de départs va de nouveau déferler sur le club rouge-et-bleu, pour certains joueurs, les raisons ne sont plus vraiment les mêmes.

Un dégraissage assumé en 2019, mais cette année...

Car désormais, les Titis ont soif de temps de jeu, peu importe leur jeune âge. Et ça agace fortement Paris. En effet, si le départ du milieu de terrain de 19 ans Éric Junior Dina Ebimbe à Dijon (prêté un an avec une option d’achat de 4 M€) et la possible vente de Loïc Mbe Soh (19 ans, courtisé par Bordeaux) ne semblent pas poser de soucis, ceux de Tanguy Kouassi (18 ans, Bayern Munich) et d’Adil Aouchiche (17 ans) ont laissé la direction parisienne sans voix. Les deux ont refusé de signer leur premier contrat pro et ont choisi de plier bagage pour rejoindre un projet sportif plus alléchant selon leurs dires.

Un argument difficile à accepter pour Thomas Tuchel qui a, par exemple, fait jouer 13 matches, toutes compétitions confondues, à Kouassi, dont deux rencontres de Ligue des Champions. Paris a donc perdu deux gros potentiels gratuitement en plus. Confronté à des pertes estimées à 170 M€ suite à la crise du coronavirus, le club champion de France n’avait pas vraiment besoin de lâcher deux éléments prometteurs sans au moins récupérer un chèque. Paris fait donc face à une bataille très intense pour conserver ses jeunes. Autre exemple en date : El Chadaille Bitshiabu.

Âgé de 15 ans, le défenseur central s’entraîne avec les U19. Mais alors que le PSG veut lui offrir un contrat d’aspirant assorti d’un contrat pro automatique à l’âge de 16 ans selon RMC Sport, la famille du joueur a réclamé à ce que leur poulain s’entraîne avec le groupe professionnel. Courtisé par le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, le principal intéressé semble toutefois désireux de rester. Idem pour le milieu de terrain Édouard Michut (17 ans) dont le contrat stagiaire s’achève dans un an. Là encore, le PSG se veut positif. Mais les cas Kouassi et Aouchiche ont démontré que tant que rien est signé, tout peut arriver.

Plus d'infos

Articles recommandés

Commentaires