OGC Nice : Franck Haise justifie son refus de démissionner
Deux jours après ses déclarations chocs où il a révélé avoir proposé de se faire licencier suite à la défaite contre l’OM le week-end, et non pas de démissionner, Franck Haise a ressenti le besoin de revenir sur ses propos.
Le 17e match de suite sans victoire de l’OGC Nice en coupes d’Europe n’aura pas été celui de trop. Le Gym n’a pourtant jamais existé à Porto, fessé 3-0 en encaissant un premier but après quelques secondes seulement. Après ce match, Franck Haise avait révélé avoir proposé son départ suite à la précédente déconvenue, cinq jours plus tôt seulement, à domicile, face à l’OM (5-1). « J’ai proposé à mes dirigeants d’être l’électrochoc après Marseille, mais ce n’était pas le moment, sinon je ne serais pas devant vous. Pas de démission, non, mais j’assume mes responsabilités. »
Comme nous vous le révélions hier matin, Fabrice Bocquet a refusé et pour plusieurs raisons. Le président du Gym estime que ce n’est pas la meilleure solution. Il garde sa confiance en un entraîneur qu’il a fait prolonger jusqu’en 2029 pas plus tard qu’en septembre dernier. On en arrive à l’autre point. En refusant de démissionner (comme la très grande majorité des entraîneurs en manque de résultats), mais en acceptant le licenciement, Haise aurait touché plusieurs millions d’euros d’indemnités, lui qui touche 200 000 euros bruts par mois. Par les temps qui courent, le club ne peut pas se le permettre.
«Démissionner voudrait dire que je suis le seul et unique responsable»
«L’éléctrochoc» proposé par Haise sera pour une autre fois. « Si j’ai dit ça, c’est parce que c’est la réalité, revient le coach azuréen en conférence de presse ce samedi avant de se déplacer à Lorient (17h15). Je l’avais dit aux joueurs en amont. C’était pour expliquer, quand les journalistes parlent de leviers, que c’était l’un des leviers. J’ai dit que je ne démissionnerai pas. Démissionner voudrait dire que je suis le seul et unique responsable, ou que je considère que je suis le seul et unique responsable. Je n’enlève pas ma responsabilité. Je ne vais pas démissionner, on est tous responsables. »
Le coach ne se dédouane pas, mais la responsabilité est collective, staff technique et joueurs compris. « Je pense qu’on est tous responsables de la situation. J’échange avec les joueurs. Vous dire qu’ils sont tous satisfaits… c’est comme dans tout groupe. Je sais qu’ils ont l’envie et qu’ils sont concernés. Ils sont évidemment affectés, il n’y a pas de doute. C’est d’abord dur pour eux. On peut les critiquer, mais je sais qu’ils sont affectés, et chacun l’exprime à sa manière. Dans leur très grande majorité, ils ont envie de faire », assure-t-il, frustré par la situation sportive de son équipe.
«Si je devais partir, je ne toucherai pas la totalité de mes indemnités»
Il poursuit, expliquant qu’il ne toucherait pas la totalité des 43 mois de salaires restants en cas de licenciement, comme c’est le cas dans la plupart des procédures. « Ça fait partie de la réalité. Ceux qui connaissent mon contrat au club savent très bien que même si je devais partir, je ne toucherai pas la totalité de mes indemnités. Et de loin. Mais c’est une réalité. Si j’étais sûr à 100% d’être le seul responsable de la situation, intellectuellement, je devrais démissionner, mais ce n’est pas le cas, je le répète. » Déjà éliminé en Ligue Europa après 5 défaites en autant de matchs, Nice aligne également une série de cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues et occupe la 9e place de Ligue 1. Il est grand temps de réagir.
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