Info FM, Aymen Abdennour : « Je veux rester à Valence »

Sa parole se fait rare. Aymen Abdennour s'est fait plutôt discret dans les médias depuis son départ de l'AS Monaco à l'été 2015. Pour Foot Mercato, l'Aigle de Carthage a accepté de sortir du silence. Les critiques dont il a fait l'objet à Valence, son mercato, l'intérêt de l'Olympique de Marseille ou encore la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, Aymen Abdennour se confie. Entretien.

Aymen Abdennour se confie à FM
Aymen Abdennour se confie à FM ©Maxppp

Foot Mercato : Comment se passe votre saison à Valence ?

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Aymen Abdennour : La saison dernière, il y a eu des hauts et des bas. Cette saison, on a du mal à être parmi les cinq premiers du championnat. On a fait une entame très compliquée. Parfois, même quand on était bon il y avait de la malchance. On a encaissé quatre ou cinq buts dans le temps additionnel face à Barcelone, au Bétis Séville ou encore à Malaga. On est un peu mal. Mais j'espère que l'on va rebondir sur la deuxième partie de saison.

FM : En plus des résultats, depuis l'année dernière le club est dans une position instable avec les changements d'entraîneurs.

A.A : Ce n'est pas bien de changer régulièrement d'entraîneur. Ça c'est sûr. Mais Prandelli travaille beaucoup. C'est un très bon entraîneur mais aussi une bonne personne. Dans le vestiaire, tout se passe bien même si les résultats ne sont pas à la hauteur. On espère rectifier ça rapidement (...) Je m'entends très bien avec le coach. On a de bonnes relations. Il m'encourage souvent. Je m'entends bien avec le staff technique, le staff médical, les dirigeants, la présidente. Je me sens très bien à Valence.

FM : Quels sont vos objectifs cette année avec le club ché ?

A.A : Mon objectif est que l'on améliore notre classement (Valence est 17e de Liga actuellement). Individuellement, je me donne à fond. Il faut que je travaille encore plus pour aider au mieux mes coéquipiers.

FM : On vous sent déterminé. Pourtant, la presse espagnole n'est pas toujours tendre à votre égard et n'hésite pas à critiquer vos performances. Comment gérez-vous cela ?

A.A : Je ne suis pas le seul. Toute l'équipe est dans ce cas. On a eu parfois du mal. On faisait des bonnes choses puis on rechutait. On n'est pas stable, je le reconnais. Mais je me sens bien à Valence. Tout le monde me connaît, tout le monde me respecte. Moi, je respecte tout le monde. Je travaille, je suis un professionnel, je suis discipliné. J'essaye toujours de me donner à fond pour mon équipe. J'ai fait de bons matches. Mais il vrai qu'il faut que je progresse encore plus. Je me sens bien ici et j'espère que les résultats vont s'améliorer.

Une concurrence saine

FM : Cet été, le FC Valence a recruté Ezequiel Garay et Eliaquim Mangala, deux concurrents sérieux à votre poste. Comment avez-vous accueilli ces arrivées?

A.A : On est très amis. On discute souvent. Ce sont deux belles personnes. Je suis dans un grand club, c'est normal qu'il y ait de la concurrence. C'est comme ça dans tous les clubs. Il n'y a pas de problème. La preuve, je joue (9 matches toutes compétitions confondues cette saison).

FM : L'été dernier, on a parlé d'un départ de Valence. Était-ce une option que vous envisagiez ? Pourquoi cela ne s'est pas fait ?

A.A : Je suis très professionnel et je me concentre toujours sur l'équipe dans laquelle je joue. L'année dernière, j'étais à fond avec Valence. J'avais entendu que des clubs me voulaient. Moi, j'étais concentré sur mon club. C'est la présidente, le propriétaire et le staff technique qui décident. Si des clubs veulent de moi, ça fait toujours plaisir. Mais je le rappelle, c'est mon club qui décide.

FM : Été comme hiver, votre nom ressort une fois le mercato venu. J'imagine que c'est un peu perturbant.

A.A : C'est une bonne chose (sourire). Ça veut dire que suis demandé. Il vaut mieux ça que le contraire. Moi, je veux rester à Valence. Je ne veux pas laisser mon club mal classé. Je veux aller très loin avec Valence. C'est un très bon club. Si je dois partir, j'espère que ce sera pour un autre grand club.

Abdennour et la rumeur OM

FM : Cet hiver, on a parlé d'un intérêt de l'Olympique de Marseille pour vous. Est-ce réel ?

A.A : Oui, c'est vrai que j'en ai entendu parler. Mais jusqu'à présent, il n'y a rien de concret. Marseille reste toujours parmi les meilleurs clubs en France. C'est un club très connu en Europe. Je connais les supporters, je connais la ville. Moi, je n'ai rien reçu. Comme je vous ai dit, je me sens bien à Valence. J'aime le club et les supporters.

FM : Concernant Marseille, un nouveau projet a été mis en place. Ce projet pourrait-il vous plaire ?

A.A : Je suis beaucoup la Ligue 1. Je connais les joueurs, les clubs. Bien sûr, je connais le nouvel entraîneur de Marseille Rudi Garcia. C'est un très bon entraîneur. Il a été à Rome et à Lille. Le projet de l'OM a changé. C'est un projet intéressant. Ils vont sûrement acheter de bons joueurs et changer pas mal de choses. L'OM va redevenir le grand Marseille de l'époque.

FM : Y a-t-il d'autres championnats qui vous plaisent et dans lesquels vous aimeriez jouer à l'avenir ?

A.A : Bien sûr. J'ai joué en Allemagne au Werder Brême. J'ai joué en France, à Toulouse et à Monaco. Actuellement, je joue en Espagne. Après, je n'ai jamais joué en Italie et en Angleterre. Ce sont des championnats qui m'intéressent.

FM : En Angleterre justement, votre nom a été cité à Chelsea et à Everton. Qu'en pensez-vous ?

A.A : Je suis le championnat anglais. Everton ou Chelsea, ce sont deux très bons clubs. L'année dernière, j'ai entendu qu'il y avait des contacts avec Valence. Je ne m'en suis pas occupé. Au final, mon club m'a dit de rester ce que j'ai fait. Je m'entraîne à fond et je suis pro.

FM : Dans quelques semaines, vous allez a priori participer à la CAN 2017 avec la Tunisie. Quelles seront vos ambitions ?

A.A : J'espère y être avec ma nation. J'espère que nous allons franchir un palier. Il faudra passer le premier tour, ensuite le but sera d'essayer d'être demi-finaliste. Ce sera dur. Nous sommes dans un groupe fort avec l'Algérie, le Sénégal et le Zimbabwe. Ce sera compliqué de passer. Mais on va tout faire pour y arriver.

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