Le patron de la DNCG tance le fair-play financier de l'UEFA

Présent en conférence de presse à la LFP ce mercredi pour évoquer les comptes du foot français en 2018-2019, Jean-Marc Mickeler, le président de la DNCG, a évoqué le fair-play financier de l'UEFA et l'a un peu chahuté.

Nasser Al-Khelaïfi lors du match entre le Paris SG et l'OM en Coupe de France
Nasser Al-Khelaïfi lors du match entre le Paris SG et l'OM en Coupe de France ©Maxppp

Ce mercredi, la Ligue de football professionnel (LFP) organisait une conférence de presse. Celle-ci s'est déroulée en deux parties. La première était sur l'actualité et donc l'épidémie de coronavirus qui sévit partout dans le monde et la seconde était consacrée aux rapports de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG). Étaient donc présents Didier Quillot, le directeur générale de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, la présidente de l'instance, et Jean-Marc Mickeler, le président de la DNCG.

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Après son explication des chiffres, il a été questionné et inévitablement, le sujet de l'Olympique de Marseille et les attaques répétées de Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, sont arrivés sur le tapis. « Je remercie l’OM de me donner l’occasion de dire qu’ils sont complètement en dehors des clous du fair-play financier, avec la bénédiction de la DNCG », avait ainsi lâché le patron du club rhodanien dans une interview absolument lunaire.

Par conséquent, Jean-Marc Mickeler a évoqué ce sujet : « nous avons échangé avec Jean-Michel Aulas et croyez qu'il n'a pas d'états d'âme par rapport à la DNCG. Mais ses propos n'engagent que lui ». Mais cette question en amenant d'autres, il est rentré dans la comparaison entre les deux systèmes. La DNCG autorisant les remboursements de trous par l'actionnaire, l'UEFA les excluant. « Mon avis, c'est que les deux systèmes pourraient être complémentaires. La DNCG est plus protectrice de la pérennité. On regarde les comptes, on ne retrace pas d'où viennent les flux. On regarde la trésorerie et ce n'est pas de la responsabilité d'un régulateur de regarder la nature des revenus pour l'équilibre », a-t-il commencé par exposer avant de poursuivre.

Comparaison à propos du contrat de sponsoring de la discorde au PSG

« Ils réfléchissent à faire évoluer le système et je pense que le nôtre est le meilleur, il faudrait qu'ils fassent converger le leur vers le nôtre. À la fin, l'important, c'est ce qu'encaisse un club. Quand un club s'endette, on tire le signal d'alarme. Nous avons donc deux approches totalement différentes et je l'ai déjà exprimé à Andrea Traverso (responsable des licences de clubs et du «fair-play financier» à l'UEFA, ndlr) et à ses équipes : nous avons le meilleur système qui est celui qui garanti le mieux la pérennité, le fair-play et l'équité », a-t-on ensuite appris.

Dans la foulée, un comparatif a été fait. Il concernait le contrat de sponsoring entre le PSG et l'office du tourisme qatari pour un montant assez élevé. L'UEFA a décidé de décoter ce contrat, mais la DNCG ne voit pas le problème. « Sans vouloir polémiquer, le contrat en question concerne un réel flux d'argent et il sert à investir. Ces flux sont validés par les commissaires aux comptes, ils ont une réelle existence juridique. L'UEFA a décidé de ne pas s'inscrire dans la fourchette de prix de certains experts, ça leur appartient. Nous, on se base sur des cabinets d'expertise indépendants et rien n'autorise quiconque, dans le droit français, de contester ces montants-là », a expliqué Jean-Marc Mickeler avant de préciser que le but était de s'assurer que les engagements pris par les actionnaires allaient être respectés et que le club dispose de fonds pour gérer des événements inhabituels. Comme une épidémie, par exemple...

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